Yerres, une ville devenue belle mais triste

CEC YerresTribune parue dans le Journal des Yerrois de février 2016

Il y a 20 ans, Yerres était une ville ni belle ni laide, mais vivante, et où les impôts locaux étaient dans la moyenne nationale des villes de même strate. Malgré le Triton, centre nautique réalisé par M. Prats (ancien maire RPR) dont l’échec avait plombé les finances de la ville, et bien que la municipalité de l’époque dirigée par la gauche ne recevait aucune subvention du département et de la région dirigés par la droite, les impôts locaux n’avaient pas été augmentés. Scrupule de l’ancien maire socialiste que n’aura pas le très droitier M. Dupont-Aignan, son successeur, qui les augmente dès son arrivée de plus de 40 %, projetant ainsi notre ville sur la 1ère marche du podium des villes les plus taxées de France.

Nous aurions alors pu espérer que le nouveau maire profite de cette manne financière pour renforcer les services publics que son prédécesseur avait réussi à maintenir malgré le faible budget dont il disposait. Ceci d’autant plus que les subventions reprirent avec l’arrivée de la gauche au département et à la région. Malheureusement, il n’en a rien été. A cette époque, Yerres rayonnait dans toute la région par sa politique sociale et culturelle et par le dynamisme de sa jeunesse.

De pôle d’attraction, Yerres est devenue une ville belle, certes plus belle qu’avant, mais triste et sans vie. Depuis son arrivée à la mairie, le maire actuel n’a eu de cesse de cultiver un clientélisme résolument orienté vers les personnes âgées au détriment des plus jeunes et de faire le choix d’une ville fermée, d’une ville à dormir au détriment d’une ville à vivre. De nombreux Yerrois ont dû quitter notre ville, devenue trop chère, les jeunes se sont vus dans l’obligation d’aller dans les villes voisines pour se distraire et se cultiver, la politique culturelle est devenue d’une pauvreté affligeante pour une ville de cette taille, la patinoire a été détruite sous de faux prétextes, le développement économique a été quasiment nul, les prestations sociales municipales, sans doute un mal nécessaire pour la municipalité, sont au minimum, etc…

Bien sûr, nous ne disons pas que le maire n’a rien fait de bien en 20 ans. Ce serait caricatural. Mais nous invitons les Yerrois à aller sur les sites internet des villes de taille comparable (qu’elles soient dirigées par la gauche ou par la droite) pour constater à quel point ils ne reçoivent pas la juste contrepartie des impôts locaux qu’ils payent en matière de services publics municipaux.

Elodie JAUNEAU

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