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Sécurité

Yerres : souriez, vous êtes filmés

 Laissons parler les chiffres :

Caméras YerresA la lecture de ces chiffres éloquents, nous sommes en droit de nous demander quelle est la nécessité d’avoir autant de caméras pour une ville comme Yerres.

La Loi d’Orientation et de Programmation pour la Sécurité Intérieure (LOPSI), proposée par Michèle Alliot-Marie, ex ministre de l’Intérieur sous la Présidence de Nicolas Sarkozy, en conseil des ministres et au Parlement en 2008, objectivait de tripler en deux ans le nombre de caméras sur la voie publique. Cette loi mettait également en évidence un changement sémantique : il ne faut plus parler de vidéo-surveillance mais de vidéo-protection.

Pourtant, la vidéo-surveillance ne peut pas être envisagée comme une vidéo-protection pour tous.

Comme chacun sait, toute personne envisageant de commettre un méfait prendra bien garde à ne pas le faire sous l’œil des caméras (visage dissimulé, recoin sombre, hors champ…etc.). Par ailleurs, tout le monde sait également que la vidéo-surveillance n’empêche pas la délinquance : elle déplace simplement le problème en d’autres lieux… loin des caméras.

Si on devait respecter les attentes de Madame Alliot-Marie, il faudrait une vidéo-surveillance à tous les coins de rues, sur tous les poteaux, dans tous les lieux publics. Ce qui est, non seulement irréalisable, mais surtout impensable. Peut-on imaginer un instant une société totalement vidéo-protégée ou vidéo-surveillée ?

Le rapport de la CNIL va encore plus loin. Il affirme que le fait d’être (ou de se sentir) surveillé peut amener les personnes, même bien intentionnées, à modifier leur comportement. Par conséquent, on touche ici à la liberté d’aller et venir de tout un chacun. Filmer quelqu’un à son insu et sans son consentement est une atteinte à sa vie privée.

Les défenseurs de ce système vont nous rétorquer que si nous n’avons rien à nous reprocher, nous n’avons aucune raison de nous opposer à un tel dispositif.

Mais il s’agit là d’une inversion de la loi. Jusqu’à preuve du contraire, dans notre pays, toute personne est considérée innocente tant qu’il n’a pas été prouvé qu’elle fût coupable. Sauf que la vidéo-surveillance va à l’encontre de la présomption d’innocence : tous-tes celles et ceux qui passent devant les caméras sont, de fait, considérés comme potentiellement fautifs ou suspects.

A Yerres, qui est en tête de ce classement dans son nombre de caméras par habitant, nous pouvons légitimement interroger l’utilité et le bien fondé de cet équipement, d’autant plus que notre ville ne figure pas en tête des villes où la délinquance est importante et que la présence de caméras n’influence pas, ou très peu, ces résultats.

Alors ? Pourquoi autant de caméras à Yerres, si ce n’est pour donner l’illusion d’une ville bien surveillée ?

Le seul dispositif qui vaille en matière de lutte contre la délinquance est la présence humaine, le déploiement sur le territoire de forces de l’ordre, de médiateurs ou de travailleurs sociaux, au contact de la population. Les agents de la police municipale, astreints au visionnage des écrans ne seraient-ils pas plus efficaces dans nos rues à rassurer les Yerrois par leur présence physique ?

Ne pourrait-on pas procéder comme dans certaines communes (Boussy-St-Antoine, Quincy-Sous-Sénart et Varennes-Jarcy) où les moyens ont été mutualisés pour optimiser l’efficacité des forces de l’ordre tout en en réduisant le coût ?

Par ailleurs, le budget alloué à ce dispositif est loin d’être limpide. Nos élus ont maintes fois sollicité la Mairie pour obtenir des chiffres sur le coût de fonctionnement et d’investissement, mais toutes leurs requêtes sont restées lettres mortes. Ce dont on est sûr, c’est que le budget d’entretien pour une ville comme Yerres, serait d’environ 600 00 € par an, sachant que pour garantir la pérennité du système de surveillance, il faut réinvestir tous les ans 30 % de cette somme… A la charge des contribuables, cela va sans dire.Caméras Yerres

Enfin, la fiabilité de ce dispositif est loin d’être acquise puisque plusieurs délits et accidents dans les rues de Yerres n’ont pu être solutionnés grâce aux seules caméras (notamment pour des dégradations de voitures). Tous les Yerrois ont encore à l’esprit l’appel à témoins qui a suivi le tragique accident de voiture dont a été victime une jeune fille devant le CEC cette année.

Où est donc l’utilité de ces 114 caméras ? L’absence de réponse de la Mairie à ce sujet doit-elle être interprétée comme un manque de résultats ? Comment justifier les ambitions de Monsieur le Maire d’augmenter encore le nombre de caméras d’ici la fin de son mandat ?

Ne serait-il pas plus juste et plus profitable aux Yerrois d’investir autrement un telle somme ? Plutôt que de financer des programmes de vidéo-surveillance dont l’efficacité reste à prouver, il aurait été préférable de financer des projets dont les jeunes ont cruellement besoin et dont l’efficacité n’est plus à prouver (notamment des activités périscolaires ou culturelles dignes de ce nom).

Mais il est vrai que Nicolas Dupont-Aignan répond toujours présent à l’appel des caméras. Sauf que Yerres n’est pas un plateau télé.

S’il a fait de sa couverture médiatique une priorité, Monsieur le Maire doit garder à l’esprit que les Yerrois ne nourrissent pas tous l’ambition d’être filmés, qui plus est à leur insu.

Denis Montarou

Yerres la douceur de vivre

Monsieur Dupont-Aignan, un homme du passé

Nicolas Dupont-Aignan CayenneParmi les responsables politiques dont l’activité principale consiste à parler de sujets qu’ils ne connaissent pas (il y en a pléthore), M. Dupont-Aignan a, une fois de plus, fait très fort dans une interview donnée à Sud Radio le 20 novembre.

Sur le retour des français djihadistes, il considère que « lorsqu’un Français se livre au djihad à des actes monstrueux, il doit à son retour en France être assigné à résidence et éloigné ».

Bon… pour l’instant pourquoi pas… Encore faut-il préciser les modalités de cette assignation, ce que fait M. Dupont-Aignan en ajoutant qu’il faudrait « rétablir à Cayenne un centre de détention qui permette d’isoler ces fous furieux ».

Là ça se gâte. Rouvrir Cayenne fermé depuis près de 80 ans ? Et puis… peut-on vraiment qualifier de fous furieux tous les jeunes français de retour du djihad ? Mais bon… compte-tenu de l’émotion légitime que les actes horribles de certains djihadistes provoquent en nous, nous pouvons passer sur cette expression, même si, nous le verrons plus loin, elle ne correspond pas forcément à la réalité. Mais là où ça se gâte, c’est dans la suite de son interview.  M. Dupont-Aignan arrive en effet à dire dans la même phrase que dans le cadre de la réouverture de Cayenne il ne peut y avoir « de retour possible » et que l’objectif serait « d’isoler et de rééduquer ».

Rééduquer sans retour possible ! Que dire alors aux jeunes djihadistes repentis ? Qu’ils ne quitteront jamais Cayenne malgré leur repentance ? Tout cela est absurde !

Pour comprendre ce dont il est question, il est d’abord nécessaire de comprendre qui sont les jeunes français qui reviennent du djihad, ce que, visiblement, M. Dupont-Aignan, n’a pas essayé de faire. Prenons le temps, par exemple, d’écouter Jean-Yves Liénard, avocat au barreau de Versailles qui lui, connait bien le problème :

« Ces jeunes gens partent dans un élan qui peut être qualifié de tout ce qu’on veut : d’endoctrinement, de volonté d’aventure, de quête d’identité au travers de la religion… Ils sont très souvent d’origine maghrébine, et ils sont complètement paumés. A dix-neuf, vingt, vingt-deux ans, ils vivaient au pied des tours de leur cité, sans boulot, sans espoir de réussite, sans se sentir intégrés. On leur a mis en tête des idées religieuses totalement dévoyées et on leur a expliqué des choses qui ne sont pas dans les principes de l’Islam. La Syrie, l’uniforme, l’amitié, la fraternité des armes : tout cela peut facilement l’emporter chez un gamin qui va croire que son combat se trouve là-bas, alors qu’une fois sur place, il sera confronté à une réalité qui ne sera pas celle d’un jeu vidéo… A leur retour, ce sont des jeunes plutôt fracassés par leur expérience récente et absolument incapables de comprendre pourquoi on les jette en prison…  En fait, ces jeunes gens paient un peu pour l’actualité récente : pour Mohamed Mérah, et maintenant pour Mehdi Nemmouche... Certes, ce sont là des parenthèses terrifiantes mais je crois qu’il faudrait plus de discernement dans cette affaire, qu’il faudrait analyser quelles ont été leurs actions, leurs intentions et reprendre en mains ceux qui se sont dévoyés en leur expliquant les choses. Malheureusement, c’est l’option prison qui est retenue et j’ai bien peur que la prison ne se systématise « .

Pour M. Dupont-Aignan, ce n’est même pas l’option prison qui doit être retenue, c’est l’option bagne sans retour. Par ailleurs, tous les spécialistes de la question sont d’accord avec Mathieu Guidère (islamologue réputé) pour dire que

« Les non retours sont la majorité car la plupart des individus qui partent faire le jihad sont dans une logique de Hijra (émigration) vers une terre de l’Islam. Leur objectif, c’est d’instaurer un gouvernement islamique ou de vivre sous un gouvernement islamique… Ces individus partent souvent en famille, ou veulent faire souche sur place, et ne veulent pas revenir. Ils envisagent soit la victoire sur un régime honni, soit la mort. Du coup, contrairement aux idées reçues, ceux qui reviennent ne sont pas des héros mais des déçus du jihad… Et ceux qui reviennent en France avec des projets terroristes en tête ne sont qu’une catégorie extrêmement minoritaire sur l’ensemble des retours potentiels, qui sont eux-mêmes marginaux. Soit en gros, une personne tous les trois ans ».

Bref, pour Nicolas Dupont-Aignan, il s’agit de mettre sous le tapis de Cayenne ce que l’on ne veut pas voir sur le parquet de la métropole et, tout en rééduquant ces « fous furieux » qui se comptent sur les doigts d’une main, de leur dire que de toute façon et même si on arrive à les rééduquer, ils ne pourront jamais revenir en métropole.

Pour conclure, laissons la parole à Gabriel Serville (député de Guyane) et Antoine Karam (sénateur de Guyane) qui ont répondu à la proposition de M. Dupont-Aignan en disant que ce dernier…

« … avait non seulement réaffirmé sa vision passéiste d’une France antirépublicaine mais également insulté sans ménagement la Guyane… Monsieur Dupont-Aignan, avez-vous pensé à ce qu’allaient ressentir les Guyanais en vous entendant proposer que des «fous furieux» soient envoyés dans leur région qui souffre déjà de l’image déplorable véhiculée par les médias ? Que dire du billet posté sur votre blog et que vous avez, avec malice, intitulé «Les égorgeurs à Cayenne !» ? Quel manque de considération pour tous ces citoyens français déjà durement éprouvés ! Avez-vous imaginé le tort que vous faites à toute une population lorsque vous expliquez que vous ne voulez pas «que ceux qui reviennent du jihad soient en libre circulation dans notre pays» ? Mais à quel pays faites-vous donc allusion Monsieur Dupont-Aignan ? »

En fait, au-delà de leur caractère démagogique et réactionnaire, les propos de M. Dupont-Aignan illustrent une fois de plus une approche extrêmement simpliste des problèmes, à l’opposé de celle que devrait avoir l’homme d’Etat qu’il croit être et qu’il n’est pas.

Alain Bétant

Nicolas Dupont-Aignan et les Roms

Préjugés clichés romsAlors qu’en août 2013 la Délégation Interministérielle à l’Hébergement recensait moins de 20 000 Roms sur le territoire national, M. Dupont-Aignan affirmait que les services préfectoraux en dénombraient plus de 100 000. Quelle est la vérité ?

En fait, les 20 000 Roms recensés par la DIH sont ceux qui vivent dans des bidonvilles. Pour arriver à 100 000, et donc frapper davantage les esprits, M. Dupont-Aignan a donné une estimation du nombre total de Roms vivant en France, dont la grande majorité est parfaitement intégrée (avocats, médecins,…).

Que faut-il penser des propos de Manuel Valls qui a assuré, quand il était ministre de l’Intérieur, qu’une minorité de familles Roms souhaitait s’intégrer ?

M. Valls a fait référence aux projets d’insertion qui concernent, en effet peu de familles. Mais il a oublié de dire que la plupart du temps, les camps sont évacués avant que les organismes sociaux ne puissent mener les diagnostics nécessaires pour identifier les familles souhaitant s’intégrer. Dire que peu de familles ne souhaitent pas s’intégrer est donc inexact.

L’expression « Roms migrants » est-elle juste ?

Non, car la plupart des Roms sont des citoyens européens et ne sont donc pas «migrants» au sens de la législation européenne.

Y a-t-il plus de Roms en France que dans les autres pays européens ?

Non. Les Roms sont plus nombreux en Espagne, en Italie ou en Belgique mais chez nos voisins, le sujet ne fait pas débat comme en France. Ici, la question est surmédiatisée et sur politisée car les Roms vivent dans des bidonvilles. En Espagne, par exemple, où ils sont beaucoup plus nombreux, le débat est beaucoup moins violent qu’en France car la majorité d’entre eux vit dans des logements sociaux en centre-ville.

Certains politiques, comme M. Dupont-Aignan, parlent d’un risque de créer un appel d’air. Y a-t-il plus de migrations des populations d’origine rom qu’avant ?

Non. Les études du Conseil de l’Europe montrent que la tendance est plutôt stable depuis une dizaine d’années. Il n’y a pas plus de Roms qui quittent la Roumanie que de Roumains. Il n’y a pas plus d’invasion en Europe occidentale qu’il n’y a d’appel d’air.

M. Dupont-Aignan a-t-il raison de faire régulièrement le lien entre les cambriolages et la présence de Roms ?

M. Dupont-Aignan a indiqué en octobre dernier, dans une émission de télévision, que le nombre de cambriolages avait été multiplié par 4 pendant la période durant laquelle un camp de Roms s’était installé à Vigneux, à côté de Yerres. Lors du conseil municipal du 9 avril dernier, il a réitéré en faisant le lien entre l’augmentation des cambriolages à Yerres (40 par mois) et la présence de ce camp. Après avoir triché sur les chiffres, M. Dupont-Aignan préfère stigmatiser ces populations et les accuser sans preuve de façon à justifier ses positions.

Justement, quelles sont les positions de M. Dupont-Aignan sur les roms ?

M. Dupont-Aignan propose de contrôler les frontières, de démanteler les camps et de supprimer les aides à la Roumanie. Ce sont de mauvaises solutions.

La remise en cause unilatérale des accords de Schengen serait un dramatique retour en arrière.

Concernant le démantèlement des camps, il ne peut être envisagé que si des propositions alternatives existent. On ne peut pas continuer à accepter que des familles soient chassées d’un endroit sans solution car cela les conduits à s’installer ailleurs, dans des conditions qui ne sont pas meilleures. En réalité il faut une politique publique d’accompagnement vers le droit commun dans tous les domaines (social, scolaire, logement, santé, travail) ainsi qu’une politique cohérente et concertée entre l’Union européenne, les pays d’origine, le gouvernement, les collectivités locales et les associations. L’Union Européenne, conformément à ses engagements, doit tout mettre en œuvre pour que ces populations ne soient plus contraintes, comme aujourd’hui, de quitter leur pays d’origine où elles sont marginalisées, voire persécutées. Des programmes validés et contrôlés doivent être mis en œuvre pour faire cesser toute discrimination à leur égard, en collaboration avec les pays membres.

Dire tout cela n’est pas faire de « l’angélisme bobo » comme l’ont affirmé certains responsables politiques de droite. C’est tout simplement mettre les valeurs de l’humanisme au service de la politique.

La vision qui consiste à faire de l’immigration la cause de tous nos problèmes est mensongère. La question de l’immigration a toujours été une question d’équilibre dans la société française.

Alain Bétant

Source de l’illustration. Article du Huffington Post: Happening de Roms à Paris pour dénoncer les clichés tandis qu’Amnesty publie un rapport accablant pour l’Europe

Engagement n°4: Nous renforcerons la protection des Yerrois

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« Yerres avant tout! »

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