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Tribunes

Ces articles proviennent des tribunes de l’opposition publiées chaque mois dans le Journal des Yerrois.

Avril 2017Inquiétudes autour de la restauration scolaire et du respect de la planète

Mars 2017 – 2017, grande année électorale

Janvier 2017 – Rendez-vous les 22 et 29 janvier 2017 pour les Primaires citoyennes

Novembre 2016 – Un maire qui nous fait honte

Octobre 2016 – Une rentrée au goût bien amer

Juin 2016 – A quand une politique culturelle accessible à tous-tes ?

Mai 2016 – La municipalité doit baisser les impôts et revoir les quotients familiaux !

Avril 2016 – Budget 2016 : aucune surprise, aucun souffle nouveau

Mars 2016 – Elections départementales : des lendemains qui déchantent

Février 2016 – Yerres, une ville devenue belle mais triste

Janvier 2016 – Logements ou espaces verts ?

Tribunes 2013-2015

 

Réponse à un Yerrois qui pense (à tort) que M. Dupont-Aignan est un bon maire

Réponse à un YerroisNous avons récemment reçu un mail fort agressif de la part d’un Yerrois qui contestait le contenu de notre dernière tribune.

Voici notre réponse.

Monsieur, vous écrivez :

« ce gouvernement est une catastrophe les cahuzac etc etc depuis quand les milliardaires genre fabius veulent le bonheur du peuple dupont aignan me convient parfaitement je regrette simplement d’avoir un jour vote socialiste » (sic)

En réponse à votre courrier dont nous vous remercions, nous pourrions vous proposer de prendre une feuille de papier et de la diviser en 2 colonnes. A gauche, vous écririez les mensonges proférés par la gauche et les noms des responsables politiques de gauche mis en examen et à droite vous écririez les mensonges proférés par la droite et les noms des responsables politiques de droite mis en examen. Comme ne doutons pas de votre honnêteté intellectuelle, nous pensons que vous reconnaitrez que comme on dit « il n’y a pas photo ». En tout cas, vous seriez alors avisé de reconnaître que l’on peut, pour le moins, renvoyer la droite et la gauche dos-à-dos et ne pas citer que le seul nom de Cahuzac pour tenter d’étayer votre propos contre la gauche. C’est un peu… « facile » !

Nous remarquons aussi que vous ne comprenez pas comment un homme qui a de l’argent (Laurent Fabius) peut être à gauche. Si vous êtes cohérent avec vous-même, nous imaginons donc que vous ne pouvez pas comprendre comment un homme qui n’a pas d’argent peut être à droite ? Et nous en déduisons que vous êtes pour la lutte des classes, que vous avez de l’argent et que vous votez à droite. Si nous nous sommes trompés, c’est que vous n’êtes pas cohérent. La question n’est pas de savoir si on a de l’argent ou pas mais comment on l’utilise (surtout que pour Monsieur Fabius il s’agit essentiellement d’héritage dont il n’est pas responsable). Tout milliardaire qu’il est Monsieur Fabius aura fait, dans sa vie, 10 000 fois plus de choses pour les pauvres que Monsieur Dupont-Aignan (ce qui n’est pas très difficile, vu qu’il ne fait rien).

« il faut que ce soit un bien mauvais maire puisque il est réélu à 70 pour cent à chaque élection » (sic)

Au plan local, vous avez raison. 70 % des Yerrois votent pour Monsieur Dupont-Aignan. 70 % des Yerrois votent pour quelqu’un qui a doublé les impôts locaux, fortement réduit les prestations sociales et culturelles, qui n’a rien fait pour développer l’économie locale, qui s’obstine à ne pas vouloir respecter la Loi en matière de logements sociaux, qui refuse l’arrivée de tout réfugié (même en danger de mort dans son pays), etc… Aussi, une seule question mérite d’être posée : Comment fait-il ?

Et bien nous allons vous répondre…

Monsieur Dupont-Aignan applique depuis 20 ans une recette bien connue à droite : « paraître plutôt qu’être ! ».

Explications : des impôts locaux multipliés par deux, des fleurs et des caméras de surveillance partout, une attention extrême portée au 3ème âge (qui vote) au détriment des jeunes (des délinquants en puissance qui ne votent pas), une brigade équestre de toute beauté (mais chère et parfaitement inutile), des façades ripolinées (celles qui sont visibles, bien sûr) et surtout une communication extrêmement bien faite sur la base d’un positionnement politique national de « gueulard »…, le type qui est tout le temps en colère et qui critique tout. Ca ça plait ! Nous ne doutons pas que si les Yerrois-es, qui sont tellement sûr-e-s d’avoir un bon maire, regardaient ce qui se faisait dans les villes de même strate, ils n’en reviendraient pas de voir les écarts, c’est-à-dire tout ce dont bénéficient les habitants de ces villes et dont eux, ne bénéficient pas. Yerres, une belle ville, certes,  mais une ville morte.

Quant au plan national, souvenons-nous que Monsieur Hollande a remplacé Monsieur Sarkozy qui en 5 ans, avait réussi les tours de force suivants :

  • faire passer le taux de chômage de 8,4 % à 10,2 % (une perte de 436 700 emplois),
  • la dette publique de 921 à 1386 milliards d’euros (+ 50 %),
  • la dette globale publique de 1221 à 1818 milliards d’euros (+ 49 %),
  • la croissance économique de 2,3 % à 0 % (début de la récession),
  • la balance commerciale de – 52 à – 81,5 milliards d’euros (une détérioration de 57 %),
  • le taux d’imposition des plus hauts revenus de 49 % à 41 % et celui des sociétés de 50 % à 35 % (sans créer d’emplois).

Tous ces chiffres sont ceux de l’INSEE. Mais hélas, les Français-es ont la mémoire courte. Alors oui, nous vous l’accordons, la purge a été sévère. Parce qu’elle ne pouvait qu’être sévère. Mais Monsieur Hollande avait-il le choix ? Le fait même d’imaginer Sarkozy vainqueur en 2012 nous fait dresser les poils des bras d’épouvante car, il est certain que, vainqueur, il aurait continué sur la même voie et nous ne serions plus aujourd’hui au bord du gouffre mais au fond. La gauche a l’habitude, quand elle arrive au pouvoir, de réparer les bêtises de la droite. Effectivement il est malheureusement probable qu’elle laisse la place à la droite dans 2 ans. Nous vous proposons alors de reprendre notre intéressante discussion sur la base d’un constat objectif.

Elodie Jauneau

Jérôme Rittling

Oui à l’unité de la gauche et des écologistes aux élections régionales

AVATAR référendum« Face à la droite et l’extrême droite, souhaitez-vous l’unité de la gauche et des écologistes aux élections régionales ?»

Du 16 au 18 octobre 2015, chaque citoyenne et chaque citoyen pourra personnellement répondre à cette question.

Ce référendum sur l’unité est une initiative de plusieurs partis politiques de gauche dans un moment particulier pour notre pays, où l’extrême droite se banalise et la droite s’extrêmise.

Votre voix compte !

Face aux divisions, il faut défendre l’union car ce sont les régions qui agissent pour votre quotidien. Oui, pendant ces 3 jours, chaque voix compte pour pousser à l’unité de la gauche et des écologistes !

Pourquoi un référendum pour l’unité ?

Parce que chaque citoyenne et chaque citoyen doit pouvoir s’exprimer directement, au-delà des appareils politiques, pour l’unité de la gauche et des écologistes aux élections régionales.
Parce que les Françaises et les Français ont besoin de régions solidaires, humaines et écologiques qui améliorent leur quotidien.
Parce que l’unité de la gauche et des écologistes est le meilleur rempart contre une droite qui veut défaire les régions solidaires et une extrême droite qui veut défaire la République.

Qui peut voter ?

Ce vote est ouvert à toute personne qui se retrouve dans les valeurs de la gauche, des écologistes et de la République.

comment voter référendum

Elodie Jauneau : « Pourquoi je signe la Motion A »

renouveau socialisteDu 5 au 7 juin 2015 aura lieu le 77ème Congrès du Parti Socialiste, mon premier en ce qui me concerne.

J’ai adhéré au Parti Socialiste en 2012 juste après la victoire de François Hollande mais je militais déjà depuis longtemps. Dès les premières heures de mon engagement, je me suis posé la question suivante :

« Comment être utile à la réussite de la gauche et du gouvernement ? »

Très proche des idées de Martine Aubry, j’ai d’abord signé sa contribution « Réussir ».

Parce que je considère qu’il est de notre devoir, en tant que militant-e-s socialistes, d’accompagner le Gouvernement, parce que l’état de délabrement économique et social dans lequel Nicolas Sarkozy a laissé la France en 2012 était tel, que je suis plus que jamais mobilisée pour la réussite de Gouvernement.

Oui, nous avons essuyé des défaites cuisantes aux dernières élections. Oui, les Français s’impatientent, et à juste titre. Oui, ils sont de plus en plus en nombreux à se tourner vers l’extrême-droite, non par conviction pour la plupart d’entre eux, mais par contestation. Oui, nous sommes capables de tirer les leçons de nos échecs, mais nous n’en sommes pas moins conscients de la nécessité de les dépasser.

Mais non, nous ne devons pas ajouter de la division et de la confusion au contexte actuel.

L’heure est à la responsabilité si nous souhaitons que la fin du quinquennat soit une réussite, tant pour le Gouvernement que pour notre Parti. Nous avons le devoir de réussir.

C’est pour ces raisons que j’ai décidé de signer la motion A, qui n’a pour seul mot d’ordre que celui de réunir pour mieux réussir. Le débat est nécessaire, cela va sans dire. Mais ce débat ne doit plus servir aux postures qui déstabilisent les militants et éloignent chaque jour davantage notre électorat.

Le moment est venu pour que le Parti Socialiste allie son renouvellement à la réussite et l’action du Gouvernement.

A celles et ceux qui considèrent la Motion A comme un simple texte de synthèse alliant compromissions et reniements, je réponds, au contraire, qu’elle porte en elle les bases de la social-démocratie refondée et le refus du social-libéralisme destructeur pour la France et l’Europe. Je réponds également que ce texte fédère au lieu de cliver, qu’il rassemble au lieu de diviser, et ce dans un seul but : conduire au renouveau du Parti Socialiste tout en œuvrant à la réussite du Gouvernement.

Mais cette réussite ne sera pas possible sans unité, sans majorité nette.

  • Signer la Motion A ne revient pas à s’inscrire dans un suivisme muselé.
  • Signer la Motion A, ce n’est pas non plus renoncer à sa liberté d’expression.
  • Signer la Motion A, c’est remettre l’égalité au cœur de la politique jusqu’à la fin du quinquennat, c’est préférer l’action aux postures d’opposition systématiques et contre-productives.

A l’heure où nombre de nos concitoyens se désintéressent massivement de la politique, se tournent vers l’extrême-droite, s’abstiennent systématiquement à chaque élection, il est de notre devoir de nous unir pour leur redonner espoir et ressusciter cette confiance perdue.

C’est pourquoi je soutiens la Motion A « Le renouveau socialiste : réunir, réussir, renouveler » et j’encourage celles et ceux de mes camarades qui s’inscrivent, comme moi, dans l’accompagnement de la réussite, à faire de même.

Elodie Jauneau

Alain Bétant : « pourquoi je voterai la Motion B »

motion BDepuis 3 années, le débat politique a été escamoté, il s’est éloigné du programme de 2012, la majorité s’est divisée… nous avons provoqué une défiance diffuse contre nous tous et nous l’avons payée durement, sur tous nos territoires. Élections municipales, européennes, sénatoriales, départementales… les défaites se sont succédées. Aujourd’hui, malgré le formidable travail des élus sortants, dans toute une partie de la société qui a voté à gauche en 2012, la gauche au pouvoir suscite l’indifférence, voire le rejet. Ceux qui font régulièrement campagne, comme la plupart d’entre nous, ont entendu des dizaines, des centaines de Français qui ont le sentiment d’avoir été abandonnés ou d’être les seuls à qui on demande des efforts, des efforts sans fin et sans aucun retour visible, tandis que les plus privilégiés traversent la crise sans souffrance.

Alors je vous le demande, qui se trompe ? Eux ou nous ? Moi je pense que c’est nous et c’est pour cela que nous devons nous ressaisir, faire en sorte que la gauche gouverne pour eux, et pas contre eux. Mais pour qu’on puisse les convaincre, l’action gouvernementale ne peut pas dans le même temps revoir à la baisse notre modèle social et républicain, tout en laissant s’aggraver les inégalités.

J’ai adhéré au Parti Socialiste il y a plus de 30 ans en rejoignant le courant animé par Jean Poperen. J’étais avec lui en 1993 quand il a présenté au congrès du Bourget une motion très critique vis-à-vis du 1er secrétaire de l’époque, motion qui fustigeait la dérive « sociale libérale » de notre parti. A la veille du congrès de Poitiers, j’ai malheureusement un peu le sentiment que l’histoire se répète.

Je voterai pour la motion B car je n’ai pas adhéré au Parti Socialiste pour voir un président de gauche, pour lequel je me suis battu, ne pas faire ce qu’il s’était engagé à faire et faire ce qu’il n’a pas dit qu’il ferait. Où sont le combat contre la Finance, la grande réforme fiscale, la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, le droit de vote des étrangers non européens ? Au nom de qui a été pratiquée une ponction de 40 milliards des budgets de l’État et des collectivités territoriales au profit exclusif des entreprises, transfert d’ailleurs réalisé sans discernement et sans résultat notable ? Ce ne sont que des exemples, les plus significatifs parmi d’autres, que je considère être des renoncements à nos engagements et à nos valeurs.

Je voterai pour la motion B car je n’ai pas adhéré au Parti Socialiste pour entendre le 1er Ministre d’un gouvernement de gauche dire qu’il n’a pas de tabou en matière économique, notamment vis-à-vis des 35 heures ou du travail le dimanche ni son ministre de l’économie dire que ce qui a manqué à la France c’est une Mme Thatcher, que s’il y a du chômage c’est parce que les Français sont trop protégés, que s’il était chômeur il se battrait ou qu’il faut des jeunes français qui aient envie de devenir millionnaires.

Je voterai pour la motion B car je n’ai pas adhéré au Parti Socialiste pour entendre son 1er secrétaire dire il y a quelques jours aux signataires de la motion B de prendre exemple sur Martine Aubry, laquelle, en rejoignant la motion A « a fait preuve du sens de l’intérêt général ». Qui est Jean-Christophe Cambadélis pour reprocher à ceux qui rejoignent d’autres motions que la sienne (donc à moi aussi), de ne pas avoir le sens de l’intérêt général ?

Rappelons-nous mes chers camarades que nous ne venons pas de nulle part. Comme l’ont écrit les rédacteurs de la motion B, le socialisme n’est pas une page blanche qu’il faudrait réécrire intégralement à l’arrivée de chaque nouveau Premier ministre. Nos valeurs s’enracinent dans une histoire de la pensée, une histoire des luttes, une histoire des institutions, une histoire de la nation et du monde. Pourquoi nos électeurs sont-ils aujourd’hui désarçonnés quand ils nous regardent agir et nous écoutent parler ? D’où vient ce sentiment d’un paysage politique déréglé, dont les acteurs ont été déplacés, comme s’ils jouaient le rôle d’un autre : la gauche singeant la droite, la droite parlant comme l’extrême droite et l’extrême droite revendiquant les conquêtes sociales de la gauche. Récemment, Christiane Taubira s’alarmait à juste titre « des défaites culturelles et sémantiques terribles de la gauche au point d’adopter les mots de la droite sur l’économie et la sécurité ». En effet, que constatons-nous aujourd’hui ? Que des millions de Français, dont tous ceux qui se sont détournés de nous, font davantage l’expérience de l’inégalité que de l’égalité, des discriminations que de la fraternité, de diverses formes de communautarisme que de laïcité, de la soumission que de la liberté. Pensez-vous vraiment que les réponses que nous leur apportons aujourd’hui sont à la hauteur, à la fois de ce que nous sommes et surtout des problèmes qu’ils rencontrent ?

Bien sûr, il y a eu des avancées depuis 3 ans. Mais si nous avions exercé le pouvoir en nous appuyant davantage sur nos valeurs et nos engagements, nous aurions su nous démarquer davantage des politiques de rigueur « Merkozystes » imposées à l’Europe à partir de 2010 et nous n’aurions pas perdu la majorité des électeurs qui ont voté pour nous en 2012. Ce qui nous divise, nous socialistes, ce sont parfois des orientations politiques. Mais ces divisions sont toujours surmontables. Plus grave serait de constater que ces divisions relèvent d’un désaccord sur les valeurs fondamentales qui nous rassemblent. Pour gagner, nous devons nous retrouver sur nos valeurs. C’est seulement autour d’elles et de la façon dont nous les faisons et ferons vivre que nous pourrons à nouveau faire bloc. Aussi, la motion B propose à l’ensemble des socialistes de mener une bataille culturelle sur nos valeurs, sans laquelle, à force d’emprunter les mots des adversaires, nous nous laisserons coloniser par leurs idées. Et à ceux qui rétorquent que la société se « droitise », nous répondons que la meilleure manière d’enrayer et de réduire ce processus commence par ne pas approuver les axiomes de la droite et bien d’assumer, sur la sécurité, l’économie ou la solidarité, une différence de diagnostic et donc une différence de solutions.

Quant à notre Parti, au lieu d’éclairer le gouvernement il ne fait aujourd’hui que le suivre dans une indifférence générale. C’est à se demander à quoi il sert. Qu’est-ce qui fait que, quand nous accédons au pouvoir, il semble ainsi « fermé pour cause de gouvernement » ? Pourquoi l’avis de celles et ceux qui ont permis, par leur infatigable militantisme, la victoire électorale, est-il à ce point ignoré ? Comment se fait-il que la seule réponse apportée aux doutes et aux questions des adhérents se résume à une seule injonction : la solidarité avec l’exécutif ? Avons-nous à ce point digéré les institutions gaulliennes que nous en oublions, une fois la victoire acquise, la nécessaire délibération collective ?

Aujourd’hui, une autre conception de l’animation du Parti est non seulement souhaitable mais possible. C’est aussi cela que la motion B propose. Rappelons-nous… Les périodes d’exercice du pouvoir qui coïncident avec les conquêtes sociales les plus significatives sont le 1er septennat de François Mitterrand et les cinq ans du gouvernement de Lionel Jospin. Dans les deux cas le parti pesait sur le gouvernement et le premier secrétaire de notre parti était influent et incontournable.

Il n’y a pas de réussite au pouvoir sans parti fort. Nous avons besoin d’un parti qui respire avec la société, qui consulte, qui noue des partenariats, qui soutient des initiatives avec les forces de changements (ONG, associations, syndicats…). Nous avons, à la motion B, de nombreuses propositions pour redynamiser le Parti et l’ancrer davantage dans la société : créer des « structures associées » (observatoires citoyens, comités de vigilance, clubs de réflexion, etc.), susciter des débats idéologiques, mettre en oeuvre une université populaire progressiste permanente, déclinée dans toutes les régions, ouverte à tous ceux qui se sentent proches de nos idées, de nos combats…

Nous avons 2 années pour redresser la barre et nous pensons que c’est possible. Contrairement à ce que disent certains tenants de la motion A, nous ne sommes pas là pour mettre des bâtons dans les roues du Gouvernement dont nous souhaitons, naturellement, la victoire mais pour nous éviter à tous un suicide collectif. Comment ? Nous proposons que la bataille culturelle sur nos valeurs s’accompagne de propositions économiques concrètes, susceptibles de contribuer à nous faire regagner notre électorat perdu.

Nous savons que l’élection présidentielle de 2017 se « jouera » notamment sur une « inversion des courbes du chômage ». Aujourd’hui, pour utiliser au mieux la conjoncture favorable que constituent la baisse de l’euro, la baisse du prix du pétrole, le plan Juncker d’investissements et le rachat des dettes publiques par la BCE, il faut que nous repositionnons nos choix économiques afin de tout faire pour l’investissement, l’activité et l’emploi. A la motion B, nous proposons un agenda de réformes 2015-2017 constitué de 4 décisions de relance de l’activité dans la justice sociale : Recentrer les aides aux entreprises pour les rendre enfin efficaces et liées à la création d’emplois ; améliorer les conditions de vie des Français en augmentant le pouvoir d’achat des ménages et en apportant un soutien aux territoires oubliés, dans le cadre d’un véritable « Plan République » ; réguler vraiment l’économie et contrôler sérieusement la finance ; négocier vraiment la réorientation de la politique européenne.

Vous pourrez lire le détail opérationnel de ces propositions dans la motion B. Pour ma part, j’ai préféré, dans cette lettre, mettre l’accent sur les valeurs fondatrices de nos engagements respectifs au sein de Parti socialiste.

Pour conclure, je veux dire que notre congrès de Poitiers ne sera pas un congrès ordinaire. Et il n’est pas écrit d’avance. La solidarité doit fonctionner dans les deux sens. Solidaires des membres de l’exécutif, oui, mais à condition qu’eux-mêmes soient solidaires des militants et, à travers eux, des électrices et des électeurs qui les ont portés au pouvoir, en respectant nos engagements communs.

Je souhaite une synthèse à l’issue du congrès . Tous les socialistes doivent être mobilisés pour la réussite de ce quinquennat et pour une victoire à la prochaine élection présidentielle en 2017. Le congrès de Poitiers doit être celui de nos retrouvailles autour des valeurs qui ont fondé les succès du passé et qui préparent les victoires de l’avenir. Voilà le premier pas d’une gauche qui gagne.

Bref, s’il n’y avait qu’une seule raison pour laquelle j’invite mes camarades socialistes à voter pour la motion B, c’est parce que je suis convaincu qu’il ne peut pas y avoir de victoire envisageable pour une gauche qui délaisserait ses valeurs.

Alain Bétant

En Essonne, les 22 et 29 mars, on vote pour la Gauche unie et rassemblée

Elections départementales en EssonneElections départementales en Essonne

Le Canard’Yerres n°2 bientôt dans toutes les boîtes aux lettres yerroises

Bannière n°2

Actuellement en cours de distribution, il sera dans toutes les boîtes aux lettres yerroises d’ici la fin de l’année.

Au sommaire de ce numéro:

  • Réforme des rythmes scolaires: comment la municipalité a pourri la rentrée des enfants, de leurs parents et des équipes pédagogiques
  • Ce que nous aurions fait pour la mise en place des nouveaux rythmes scolaires
  • Tarification du centre de loisirs le mercredi: la municipalité avait tout prémédité
  • Jouons ensemble à « Question pour un quotient »
  • A droite toute!
  • Petit rappel à la loi à l’attention de Nicolas Dupont-Aignan

Cliquez ici pour accéder au numéro 2 du Canard’Yerres.

Vox de Gauche

 

Un nouvel élu pour l’opposition socialiste : Jérôme Rittling

Jérôme RittlingRetrouvez ci-dessous la tribune parue dans le Journal des Yerrois du mois de novembre 2014. Pour des raisons techniques, celle-ci n’avait pas été publiée dans les temps et nous vous présentons nos excuses pour ce contretemps.

Alain Bétant, qui a récemment démissionné de ses mandats, m’a cédé sa place au sein du Conseil Municipal et du Conseil Communautaire. C’est avec un immense honneur que j’ai accepté de lui succéder aux côtés d’Élodie Jauneau pour servir au mieux les intérêts de la vie politique yerroise.

Je tiens à le remercier pour la confiance qu’il me témoigne et je sais pouvoir compter sur son appui pour défendre les valeurs de la gauche.

Avec Élodie Jauneau, nous restons à votre disposition. N’hésitez pas à nous contacter, d’autant plus que pendant cette année 2014 qui s’achève, de nombreux sujets ont mis en lumière les décisions de plus en plus radicales de Monsieur le Maire : promesse de baisser les impôts mais augmentation des quotients familiaux, manifestation aux côtés du mouvement très conservateur de « La Manif pour Tous », remise en cause unilatérale du décret républicain sur la réforme des rythmes scolaires, adopté au Parlement, organisation d’un simulacre de concertation des parents d’élèves alors que ceux-ci avaient déjà fait leur choix fin 2013, augmentation des tarifs pré et post-scolaires…etc. Les promesses de campagne de Monsieur le Maire semblent déjà bien loin.

En intégrant le Conseil Municipal et le Conseil Communautaire, je m’engage à défendre les valeurs d’égalité, de solidarité et de politique juste qui répondent au mieux à vos attentes. Car je ne suis pas seulement un élu de gauche, je suis celui de tous-tes les Yerrois-es.

Enfin, je tiens à préciser que l’information qui a été publiée dans le Journal des Yerrois du mois dernier est erronée, ce qui témoigne une nouvelle fois de la méconnaissance de la loi de Monsieur le Maire. Contrairement à ce qui a été dit, ce n’est pas Élodie Jauneau qui succède à Alain Bétant au Conseil Communautaire, mais moi-même. Et ce, pour maintenir la parité au sein du Conseil Communautaire (article L. 273-10 du code électoral).

Jérôme Rittling

Contribution de Denis Montarou pour les Etats Généraux du PS #EGPS

Denis Montarou EGPSThème 11: Nation et intégration

Aujourd’hui notre pays est pluricultuel et pluriculturel. Et c’est ce qui en fait sa force et son originalité. De tous temps, la France a été une terre d’accueil et d’asile, et grâce à cela, elle s’est enrichie tant sur le plan humaniste que culturel.

Pour moi, être Français aujourd’hui, c’est vivre ensemble en allant dans le même sens. C’est poursuivre son développement personnel et sa construction citoyenne grâce aux différentes cultures présentes et à venir sur notre sol, qu’il soit métropolitain ou d’outre-mer. Nous devons permettre à toutes et tous de s’intégrer dans toutes les sphères de la société, aussi bien dans les métropoles que dans les zones péri-urbaines ou rurales.

Apprendre à vivre ensemble tout en mettant en valeur les connaissances et compétences de chacun.

C’est ouvrir nos portes à toutes les cultures sans les ghettoïser.

Aujourd’hui, notre démocratie doit permettre à toutes et tous de s’exprimer en ayant le droit de vote. Nous ne devons plus museler qui que ce soit.

Je suis et reste persuadé qu’en œuvrant dans cette direction, la France maintiendra sa place parmi les puissances influentes qui comptent sur la scène internationale et elle conservera son statut de grand pays des droits de l’homme.

Denis Montarou

Contribution de la Section PS de Yerres pour les Etats Généraux du PS #EGPS

PS Yerres EGPSThème 4 : activité et plein emploi

Que serait une société de plein emploi et du bon emploi ? Faut-il une société du plein emploi ou de la pleine activité ? Comment mettre la formation au cœur de la société et de la vie de chacun-e ? Comment répondre au chômage de masse vécu dans les quartiers ?

Depuis plusieurs décennies, les avancées technologiques ont permis d’améliorer les rendements et la productivité. Mais là où, quelques années auparavant, plusieurs salariés étaient nécessaires, aujourd’hui, seul(s) un ou deux (service comptabilité, robotisation des chaînes de montage, caisse automatique des supermarchés, bornes de paiement dans la restauration rapide…etc.) peuvent accomplir ces mêmes tâches.

Par conséquent, face à ces bouleversements technologiques, la société doit être réactive et proactive dans ses évolutions, notamment dans la formation professionnelle (changement d’orientation, qualification, etc…), l’apprentissage ou la revalorisation des filières techniques dans les classes d’orientation.

Les différentes organisations patronales mettent en avant la nécessité de diminuer drastiquement le coût du travail, et d’assouplir les règles du Code du Travail pour favoriser l’emploi. Nous pensons au contraire que les organisations patronales doivent s’engager dans des objectifs de création d’emplois plus précise et plus ambitieuse, pour ne pas reproduire l’échec (création d’emplois très relative) de la baisse de la TVA dans la restauration (de 19.6% en 2009 elle est passé à 5.5% en juillet 2009, puis à 7% en janvier 2012, pour revenir à 10% en janvier 2014).

Par ailleurs, certains secteurs ont un potentiel de développement très important. Ceux de l’économie sociale et solidaire ont l’avantage de créer des emplois non délocalisables (métiers de service).

Dans le domaine énergétique, le développement la filière énergie « verte » permettrait un changement de notre mode de consommation et de notre comportement dans l’utilisation des énergies renouvelables et moins polluantes (véhicules électriques, maison à énergie positive…). Tous les emplois créés dans ce secteur sont également non délocalisables.

Cependant, il nous semble également nécessaire d’augmenter les moyens humains pour lutter plus efficacement contre la fraude aux cotisations sociales (plus de 20 milliards d’euros en 2013 d’après la Cour des comptes) : sous-déclaration des heures effectivement travaillées, utilisation détournée du statut d’auto-entrepreneur, abus liés au statut de travailleur détaché d’autres pays de l’Union européenne … etc. Pour ce faire, une augmentation significative des effectifs de l’inspection du travail semble indispensable.

En parallèle, un meilleur accompagnement des demandeurs d’emploi passe par une augmentation des conseillers de Pôle Emploi, pour transformer l’accompagnement de masse non personnalisé à un accompagnement de qualité et un meilleur suivi du demandeur d’emploi.

Section PS de Yerres

Retrouvez ci-dessous les contributions des membres de la Section PS de Yerres: