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politique

Démission de mon mandat de Conseillère municipale: merci à tous-tes celles et ceux qui m’ont accompagnée pendant ces 3 années

Chers Yerrois, Chères Yerroises,

J’ai décidé de mettre un terme à mon mandat de conseillère municipale. Cette démission sera effective courant novembre.

J’aurais préféré faire cette déclaration lors du prochain Conseil municipal, mais je n’en connais pas la date à l’heure où je dois rendre cette tribune au Service Communication (14 octobre 2017).

Pour des raisons personnelles, parmi lesquelles la pression fiscale, je vais prochainement quitter la ville de Yerres. Considérant qu’un-e élu-e se doit de vivre dans la ville où il-elle exerce son mandat et, dans un souci d’honnêteté vis-à-vis de celles et ceux qui nous ont accordé leur confiance en 2014, je ne peux envisager de rester Conseillère municipale à Yerres alors que je n’y réside plus.

Pendant ces trois années, mon mandat a toujours été animé par la défense des plus modestes, la lutte contre les inégalités, la justice fiscale, la solidarité, l’accès aux loisirs et à la culture pour tous en dépit d’une majorité municipale qui n’a jamais fait une priorité de ces questions, pourtant essentielles au « vivre ensemble ».

Ce mandat a été source de belles rencontres, tant politiques que personnelles. Je profite donc de cette tribune pour remercier une nouvelle fois les Yerrois-es qui ont accordé leurs suffrages à notre liste « Yerres avant tout » en 2014. Et je passe le témoin à mon amie Fabienne Gabbanelli qui a toute ma confiance pour exercer son mandat avec ferveur, comme je l’ai fait.

Je resterai une militante politique passionnée, pour davantage d’égalité, pour plus de justice sociale, et pour que notre territoire, notre communauté d’agglomération et nos villes soient toujours plus accessibles et solidaires.

Et je suis sûre que nous aurons l’occasion de nous croiser à nouveau dans le Val d’Yerres – Val de Seine.

Elodie Jauneau

Un maire qui nous fait honte !

refugiesTribune à paraître dans Le Journal des Yerrois de novembre 2016

Laissons de côté la vie municipale le temps d’une tribune pour nous intéresser aux propos tenus par notre maire sur le terrorisme, le drame syrien et les millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui fuient leur pays ravagé par les bombes.

Tout d’abord, M. Dupont-Aignan se trompe sur les chiffres. Il affirme que seulement 300 personnes sur 900 mises en examen ont été incarcérées. Faux ! Le procureur de la République de Paris a indiqué que 280 individus avaient été mis en examen, 167 en détention et que 577, pas encore revenus en France, font l’objet d’un mandat d’arrêt ou de recherche.

Il s’indigne que l’Europe ne parvienne pas à arrêter la « centaine de barques de passeurs sur les rivages de Libye ». Faux ! Début septembre, l’opération dirigée par l’UE au large de la Libye, a permis la « neutralisation » de près de 300 bateaux transportant des migrants.

Il demande à ce qu’on lui explique « pourquoi les pays voisins de la Syrie n’accueillent aucun migrant ». Encore faux ! C’est même l’inverse puisque les pays qui accueillent le plus de réfugiés syriens sont la Turquie, le Liban, la Jordanie et l’Irak, tous frontaliers de la Syrie.

Enfin, tout en félicitant le très droitier président de la Hongrie d’avoir organisé un référendum sur l’accueil des migrants, il soutient les opposants français à la mise en place de centres d’accueil et d’orientation.

En fait, sur la question des migrants, il n’y a que 2 positions possibles :

  • celle du gouvernement : « Notre pays, qui a une longue tradition d’asile, doit s’honorer d’accueillir les Syriens et les Irakiens qui fuient l’intolérance, la torture, la violence »,
  • celle de M. Dupont-Aignan et ses amis, à l’opposé des valeurs chrétiennes qu’ils revendiquent pour la plupart : fermer les frontières aux migrants.

M. Dupont-Aignan a définitivement rejoint la droite dure décomplexée, dernière étape avant l’extrême droite de Mme Le Pen et ses valeurs d’égoïsme, d’exclusion et de repli sur soi.

Elodie JAUNEAU

Avoir une opinion objective sur le mandat de François Hollande ? C’est possible !

François HollandePour redonner ses lettres de noblesse à la politique, il faudrait en premier lieu que ses principaux acteurs, les responsables politiques et les commentateurs, délaissent les critiques infondées, les jugements péremptoires, les postures convenues et les procès d’intention.

Il faudrait qu’ils puissent évaluer et critiquer les politiques menées sur des faits et rien que sur des faits.

Pour cela, le site http://www.luipresident.fr/ a entrepris une démarche d’objectivité vis-à-vis du mandat de François Hollande en suivant la réalisation des 543 engagements écrits et oraux qu’il a pris durant sa campagne.

D’après ce site (qui, pour ce que j’en ai vu, semble sérieux), la situation est à ce jour la suivante :

  • 121 promesses tenues,
  • 46 promesses en partie tenues,
  • 256 promesses pas encore tenues ou en cours,
  • 51 promesses brisées, non atteintes ou reportées
  • 20 promesses imprécises.

Naturellement, ces engagements ne constituaient qu’une feuille de route, qu’un plan prévisionnel qui, comme tous les plans prévisionnels, a dû s’adapter aux évolutions, qu’elles aient été prévisibles ou pas.

Il est donc normal que des engagements ne soient pas pris, que d’autres ne le soient que partiellement ou encore que certaines décisions prises n’aient pu être prévues.

Mais c’est au seul regard de ce bilan, semble-t-il objectif et régulièrement actualisé, qu’il revient à chacun de se faire une opinion, au regard de ses propres convictions.

J’invite donc toutes celles et tous ceux qui souhaitent parler en connaissance de cause du mandat de François Hollande à se rendre sur ce site.

Alain Bétant

Quand Nicolas Dupont-Aignan voulait que Yerres adhère à l’association dont il est le président !

loupe

 Association Anceli

Lors du Conseil municipal du 14 décembre dernier, le point n° 15 figurant à l’ordre du jour avait pour objet : « Adhésion de la Ville d’Yerres à l’Association Nationale des Collectivités et Elus Libres et Indépendants (ANCELI) » dont la cotisation annuelle s’élève à 1 457,70 €.

Point 15 CM 14 décembrePris de cours pour obtenir des renseignements concrets sur cette association, – nous recevons les convocations et les ordres du jour des conseils 5 jours seulement avant qu’ils ne se tiennent – nous avons tout de même été interpellés lorsque nous avons appris qu’elle était située 55 rue de Concy à Yerres, au siège de la permanence parlementaire du député Nicolas Dupont-Aignan.

L’association ANCELI est en fait une association partisane Debout la France, créée en 2009 par Nicolas Dupont-Aignan lui-même.

Après discussion avec Daphné Ract-Madoux, ce léger point de détail a été soulevé au moment de la délibération.

Un peu décontenancé, Nicolas Dupont-Aignan s’est ainsi justifié :

« Pour vous répondre très clairement, cette association existe depuis quelques années. Je n’avais pas voulu que la Ville cotise parce qu’on aurait alors dit, ce que tout le monde sait, que c’est parce que j’avais fondé cette association. Or, je l’ai bien fondée avec d’autres élus locaux pour avoir un autre son de cloche que celui de l’association des Maires de France ou que celui des Maires d’Ile-de-France qui se disent non politisées mais cèdent, en fait, à tous les diktats des gouvernements quels qu’ils soient. Je n’ai pas voulu, à l’époque, que la Commune y adhère pour qu’elle ne soit pas la seule et que l’on nous en fasse alors la remarque. […]

Je n’ai maintenant plus aucune fonction dans cette association.

[…] Si cela pose des problèmes, je ne veux pas forcer l’adhésion à cette association. […] Je ne veux pas d’ambigüités et veux bien pour cela reporter cette délibération […]. Nous reportons donc cette délibération au prochain Conseil. » [Procès-verbal détaillé du conseil municipal, page 45. Consultable en mairie ou en cliquant ici]

La décision rapide et sans détour de Nicolas Dupont-Aignan de reporter à un autre conseil cette délibération, n’est pas dans ses habitudes. C’est la raison pour laquelle nous avons pris attache auprès des services préfectoraux responsables des associations afin de nous assurer que Monsieur le Maire n’était pas à la fois juge et partie chez ANCELI.

Il s’avère que cette association a été enregistrée sous le numéro W912002528, déclarée le 19 octobre 2009, publiée au Journal Officiel le 31 octobre 2009 et qu’aucune modification statutaire n’a été enregistrée par le greffe depuis cette date.

Il s’avère également que Nicolas Dupont-Aignan en est le Président depuis cette date et que Madame Lamoth, alors 1ère adjointe au maire, aujourd’hui 2ème adjointe, en est la trésorière.

Donc, soit Monsieur Dupont-Aignan souffre de troubles de la mémoire, soit il ment délibérément, soit il est Président malgré lui de cette association…

Toujours est-il que, curieusement, cette délibération n’a toujours pas refait surface, alors même qu’un autre conseil municipal s’est réuni depuis le 14 décembre.

Par ailleurs, nous nous aimerions savoir à quoi sert cette association, quels sont ses services et surtout s’il existe des collectivités qui ne partagent pas ses valeurs : liberté des collectivités, égalité des citoyens, fraternité des territoires…

Enfin, au-delà de ces considérations, dans un contexte où nos associations sont toujours plus en souffrance à cause de choix budgétaires municipaux et départementaux injustes, nous sommes convaincu-e-s que certaines d’entre elles sauraient, sans aucun doute, faire bon usage de ces 1 457,70 €.

Elodie Jauneau

Réponse à un Yerrois qui pense (à tort) que M. Dupont-Aignan est un bon maire

Réponse à un YerroisNous avons récemment reçu un mail fort agressif de la part d’un Yerrois qui contestait le contenu de notre dernière tribune.

Voici notre réponse.

Monsieur, vous écrivez :

« ce gouvernement est une catastrophe les cahuzac etc etc depuis quand les milliardaires genre fabius veulent le bonheur du peuple dupont aignan me convient parfaitement je regrette simplement d’avoir un jour vote socialiste » (sic)

En réponse à votre courrier dont nous vous remercions, nous pourrions vous proposer de prendre une feuille de papier et de la diviser en 2 colonnes. A gauche, vous écririez les mensonges proférés par la gauche et les noms des responsables politiques de gauche mis en examen et à droite vous écririez les mensonges proférés par la droite et les noms des responsables politiques de droite mis en examen. Comme ne doutons pas de votre honnêteté intellectuelle, nous pensons que vous reconnaitrez que comme on dit « il n’y a pas photo ». En tout cas, vous seriez alors avisé de reconnaître que l’on peut, pour le moins, renvoyer la droite et la gauche dos-à-dos et ne pas citer que le seul nom de Cahuzac pour tenter d’étayer votre propos contre la gauche. C’est un peu… « facile » !

Nous remarquons aussi que vous ne comprenez pas comment un homme qui a de l’argent (Laurent Fabius) peut être à gauche. Si vous êtes cohérent avec vous-même, nous imaginons donc que vous ne pouvez pas comprendre comment un homme qui n’a pas d’argent peut être à droite ? Et nous en déduisons que vous êtes pour la lutte des classes, que vous avez de l’argent et que vous votez à droite. Si nous nous sommes trompés, c’est que vous n’êtes pas cohérent. La question n’est pas de savoir si on a de l’argent ou pas mais comment on l’utilise (surtout que pour Monsieur Fabius il s’agit essentiellement d’héritage dont il n’est pas responsable). Tout milliardaire qu’il est Monsieur Fabius aura fait, dans sa vie, 10 000 fois plus de choses pour les pauvres que Monsieur Dupont-Aignan (ce qui n’est pas très difficile, vu qu’il ne fait rien).

« il faut que ce soit un bien mauvais maire puisque il est réélu à 70 pour cent à chaque élection » (sic)

Au plan local, vous avez raison. 70 % des Yerrois votent pour Monsieur Dupont-Aignan. 70 % des Yerrois votent pour quelqu’un qui a doublé les impôts locaux, fortement réduit les prestations sociales et culturelles, qui n’a rien fait pour développer l’économie locale, qui s’obstine à ne pas vouloir respecter la Loi en matière de logements sociaux, qui refuse l’arrivée de tout réfugié (même en danger de mort dans son pays), etc… Aussi, une seule question mérite d’être posée : Comment fait-il ?

Et bien nous allons vous répondre…

Monsieur Dupont-Aignan applique depuis 20 ans une recette bien connue à droite : « paraître plutôt qu’être ! ».

Explications : des impôts locaux multipliés par deux, des fleurs et des caméras de surveillance partout, une attention extrême portée au 3ème âge (qui vote) au détriment des jeunes (des délinquants en puissance qui ne votent pas), une brigade équestre de toute beauté (mais chère et parfaitement inutile), des façades ripolinées (celles qui sont visibles, bien sûr) et surtout une communication extrêmement bien faite sur la base d’un positionnement politique national de « gueulard »…, le type qui est tout le temps en colère et qui critique tout. Ca ça plait ! Nous ne doutons pas que si les Yerrois-es, qui sont tellement sûr-e-s d’avoir un bon maire, regardaient ce qui se faisait dans les villes de même strate, ils n’en reviendraient pas de voir les écarts, c’est-à-dire tout ce dont bénéficient les habitants de ces villes et dont eux, ne bénéficient pas. Yerres, une belle ville, certes,  mais une ville morte.

Quant au plan national, souvenons-nous que Monsieur Hollande a remplacé Monsieur Sarkozy qui en 5 ans, avait réussi les tours de force suivants :

  • faire passer le taux de chômage de 8,4 % à 10,2 % (une perte de 436 700 emplois),
  • la dette publique de 921 à 1386 milliards d’euros (+ 50 %),
  • la dette globale publique de 1221 à 1818 milliards d’euros (+ 49 %),
  • la croissance économique de 2,3 % à 0 % (début de la récession),
  • la balance commerciale de – 52 à – 81,5 milliards d’euros (une détérioration de 57 %),
  • le taux d’imposition des plus hauts revenus de 49 % à 41 % et celui des sociétés de 50 % à 35 % (sans créer d’emplois).

Tous ces chiffres sont ceux de l’INSEE. Mais hélas, les Français-es ont la mémoire courte. Alors oui, nous vous l’accordons, la purge a été sévère. Parce qu’elle ne pouvait qu’être sévère. Mais Monsieur Hollande avait-il le choix ? Le fait même d’imaginer Sarkozy vainqueur en 2012 nous fait dresser les poils des bras d’épouvante car, il est certain que, vainqueur, il aurait continué sur la même voie et nous ne serions plus aujourd’hui au bord du gouffre mais au fond. La gauche a l’habitude, quand elle arrive au pouvoir, de réparer les bêtises de la droite. Effectivement il est malheureusement probable qu’elle laisse la place à la droite dans 2 ans. Nous vous proposons alors de reprendre notre intéressante discussion sur la base d’un constat objectif.

Elodie Jauneau

Jérôme Rittling

Elodie Jauneau : « Pourquoi je signe la Motion A »

renouveau socialisteDu 5 au 7 juin 2015 aura lieu le 77ème Congrès du Parti Socialiste, mon premier en ce qui me concerne.

J’ai adhéré au Parti Socialiste en 2012 juste après la victoire de François Hollande mais je militais déjà depuis longtemps. Dès les premières heures de mon engagement, je me suis posé la question suivante :

« Comment être utile à la réussite de la gauche et du gouvernement ? »

Très proche des idées de Martine Aubry, j’ai d’abord signé sa contribution « Réussir ».

Parce que je considère qu’il est de notre devoir, en tant que militant-e-s socialistes, d’accompagner le Gouvernement, parce que l’état de délabrement économique et social dans lequel Nicolas Sarkozy a laissé la France en 2012 était tel, que je suis plus que jamais mobilisée pour la réussite de Gouvernement.

Oui, nous avons essuyé des défaites cuisantes aux dernières élections. Oui, les Français s’impatientent, et à juste titre. Oui, ils sont de plus en plus en nombreux à se tourner vers l’extrême-droite, non par conviction pour la plupart d’entre eux, mais par contestation. Oui, nous sommes capables de tirer les leçons de nos échecs, mais nous n’en sommes pas moins conscients de la nécessité de les dépasser.

Mais non, nous ne devons pas ajouter de la division et de la confusion au contexte actuel.

L’heure est à la responsabilité si nous souhaitons que la fin du quinquennat soit une réussite, tant pour le Gouvernement que pour notre Parti. Nous avons le devoir de réussir.

C’est pour ces raisons que j’ai décidé de signer la motion A, qui n’a pour seul mot d’ordre que celui de réunir pour mieux réussir. Le débat est nécessaire, cela va sans dire. Mais ce débat ne doit plus servir aux postures qui déstabilisent les militants et éloignent chaque jour davantage notre électorat.

Le moment est venu pour que le Parti Socialiste allie son renouvellement à la réussite et l’action du Gouvernement.

A celles et ceux qui considèrent la Motion A comme un simple texte de synthèse alliant compromissions et reniements, je réponds, au contraire, qu’elle porte en elle les bases de la social-démocratie refondée et le refus du social-libéralisme destructeur pour la France et l’Europe. Je réponds également que ce texte fédère au lieu de cliver, qu’il rassemble au lieu de diviser, et ce dans un seul but : conduire au renouveau du Parti Socialiste tout en œuvrant à la réussite du Gouvernement.

Mais cette réussite ne sera pas possible sans unité, sans majorité nette.

  • Signer la Motion A ne revient pas à s’inscrire dans un suivisme muselé.
  • Signer la Motion A, ce n’est pas non plus renoncer à sa liberté d’expression.
  • Signer la Motion A, c’est remettre l’égalité au cœur de la politique jusqu’à la fin du quinquennat, c’est préférer l’action aux postures d’opposition systématiques et contre-productives.

A l’heure où nombre de nos concitoyens se désintéressent massivement de la politique, se tournent vers l’extrême-droite, s’abstiennent systématiquement à chaque élection, il est de notre devoir de nous unir pour leur redonner espoir et ressusciter cette confiance perdue.

C’est pourquoi je soutiens la Motion A « Le renouveau socialiste : réunir, réussir, renouveler » et j’encourage celles et ceux de mes camarades qui s’inscrivent, comme moi, dans l’accompagnement de la réussite, à faire de même.

Elodie Jauneau

Alain Bétant : « pourquoi je voterai la Motion B »

motion BDepuis 3 années, le débat politique a été escamoté, il s’est éloigné du programme de 2012, la majorité s’est divisée… nous avons provoqué une défiance diffuse contre nous tous et nous l’avons payée durement, sur tous nos territoires. Élections municipales, européennes, sénatoriales, départementales… les défaites se sont succédées. Aujourd’hui, malgré le formidable travail des élus sortants, dans toute une partie de la société qui a voté à gauche en 2012, la gauche au pouvoir suscite l’indifférence, voire le rejet. Ceux qui font régulièrement campagne, comme la plupart d’entre nous, ont entendu des dizaines, des centaines de Français qui ont le sentiment d’avoir été abandonnés ou d’être les seuls à qui on demande des efforts, des efforts sans fin et sans aucun retour visible, tandis que les plus privilégiés traversent la crise sans souffrance.

Alors je vous le demande, qui se trompe ? Eux ou nous ? Moi je pense que c’est nous et c’est pour cela que nous devons nous ressaisir, faire en sorte que la gauche gouverne pour eux, et pas contre eux. Mais pour qu’on puisse les convaincre, l’action gouvernementale ne peut pas dans le même temps revoir à la baisse notre modèle social et républicain, tout en laissant s’aggraver les inégalités.

J’ai adhéré au Parti Socialiste il y a plus de 30 ans en rejoignant le courant animé par Jean Poperen. J’étais avec lui en 1993 quand il a présenté au congrès du Bourget une motion très critique vis-à-vis du 1er secrétaire de l’époque, motion qui fustigeait la dérive « sociale libérale » de notre parti. A la veille du congrès de Poitiers, j’ai malheureusement un peu le sentiment que l’histoire se répète.

Je voterai pour la motion B car je n’ai pas adhéré au Parti Socialiste pour voir un président de gauche, pour lequel je me suis battu, ne pas faire ce qu’il s’était engagé à faire et faire ce qu’il n’a pas dit qu’il ferait. Où sont le combat contre la Finance, la grande réforme fiscale, la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG, le droit de vote des étrangers non européens ? Au nom de qui a été pratiquée une ponction de 40 milliards des budgets de l’État et des collectivités territoriales au profit exclusif des entreprises, transfert d’ailleurs réalisé sans discernement et sans résultat notable ? Ce ne sont que des exemples, les plus significatifs parmi d’autres, que je considère être des renoncements à nos engagements et à nos valeurs.

Je voterai pour la motion B car je n’ai pas adhéré au Parti Socialiste pour entendre le 1er Ministre d’un gouvernement de gauche dire qu’il n’a pas de tabou en matière économique, notamment vis-à-vis des 35 heures ou du travail le dimanche ni son ministre de l’économie dire que ce qui a manqué à la France c’est une Mme Thatcher, que s’il y a du chômage c’est parce que les Français sont trop protégés, que s’il était chômeur il se battrait ou qu’il faut des jeunes français qui aient envie de devenir millionnaires.

Je voterai pour la motion B car je n’ai pas adhéré au Parti Socialiste pour entendre son 1er secrétaire dire il y a quelques jours aux signataires de la motion B de prendre exemple sur Martine Aubry, laquelle, en rejoignant la motion A « a fait preuve du sens de l’intérêt général ». Qui est Jean-Christophe Cambadélis pour reprocher à ceux qui rejoignent d’autres motions que la sienne (donc à moi aussi), de ne pas avoir le sens de l’intérêt général ?

Rappelons-nous mes chers camarades que nous ne venons pas de nulle part. Comme l’ont écrit les rédacteurs de la motion B, le socialisme n’est pas une page blanche qu’il faudrait réécrire intégralement à l’arrivée de chaque nouveau Premier ministre. Nos valeurs s’enracinent dans une histoire de la pensée, une histoire des luttes, une histoire des institutions, une histoire de la nation et du monde. Pourquoi nos électeurs sont-ils aujourd’hui désarçonnés quand ils nous regardent agir et nous écoutent parler ? D’où vient ce sentiment d’un paysage politique déréglé, dont les acteurs ont été déplacés, comme s’ils jouaient le rôle d’un autre : la gauche singeant la droite, la droite parlant comme l’extrême droite et l’extrême droite revendiquant les conquêtes sociales de la gauche. Récemment, Christiane Taubira s’alarmait à juste titre « des défaites culturelles et sémantiques terribles de la gauche au point d’adopter les mots de la droite sur l’économie et la sécurité ». En effet, que constatons-nous aujourd’hui ? Que des millions de Français, dont tous ceux qui se sont détournés de nous, font davantage l’expérience de l’inégalité que de l’égalité, des discriminations que de la fraternité, de diverses formes de communautarisme que de laïcité, de la soumission que de la liberté. Pensez-vous vraiment que les réponses que nous leur apportons aujourd’hui sont à la hauteur, à la fois de ce que nous sommes et surtout des problèmes qu’ils rencontrent ?

Bien sûr, il y a eu des avancées depuis 3 ans. Mais si nous avions exercé le pouvoir en nous appuyant davantage sur nos valeurs et nos engagements, nous aurions su nous démarquer davantage des politiques de rigueur « Merkozystes » imposées à l’Europe à partir de 2010 et nous n’aurions pas perdu la majorité des électeurs qui ont voté pour nous en 2012. Ce qui nous divise, nous socialistes, ce sont parfois des orientations politiques. Mais ces divisions sont toujours surmontables. Plus grave serait de constater que ces divisions relèvent d’un désaccord sur les valeurs fondamentales qui nous rassemblent. Pour gagner, nous devons nous retrouver sur nos valeurs. C’est seulement autour d’elles et de la façon dont nous les faisons et ferons vivre que nous pourrons à nouveau faire bloc. Aussi, la motion B propose à l’ensemble des socialistes de mener une bataille culturelle sur nos valeurs, sans laquelle, à force d’emprunter les mots des adversaires, nous nous laisserons coloniser par leurs idées. Et à ceux qui rétorquent que la société se « droitise », nous répondons que la meilleure manière d’enrayer et de réduire ce processus commence par ne pas approuver les axiomes de la droite et bien d’assumer, sur la sécurité, l’économie ou la solidarité, une différence de diagnostic et donc une différence de solutions.

Quant à notre Parti, au lieu d’éclairer le gouvernement il ne fait aujourd’hui que le suivre dans une indifférence générale. C’est à se demander à quoi il sert. Qu’est-ce qui fait que, quand nous accédons au pouvoir, il semble ainsi « fermé pour cause de gouvernement » ? Pourquoi l’avis de celles et ceux qui ont permis, par leur infatigable militantisme, la victoire électorale, est-il à ce point ignoré ? Comment se fait-il que la seule réponse apportée aux doutes et aux questions des adhérents se résume à une seule injonction : la solidarité avec l’exécutif ? Avons-nous à ce point digéré les institutions gaulliennes que nous en oublions, une fois la victoire acquise, la nécessaire délibération collective ?

Aujourd’hui, une autre conception de l’animation du Parti est non seulement souhaitable mais possible. C’est aussi cela que la motion B propose. Rappelons-nous… Les périodes d’exercice du pouvoir qui coïncident avec les conquêtes sociales les plus significatives sont le 1er septennat de François Mitterrand et les cinq ans du gouvernement de Lionel Jospin. Dans les deux cas le parti pesait sur le gouvernement et le premier secrétaire de notre parti était influent et incontournable.

Il n’y a pas de réussite au pouvoir sans parti fort. Nous avons besoin d’un parti qui respire avec la société, qui consulte, qui noue des partenariats, qui soutient des initiatives avec les forces de changements (ONG, associations, syndicats…). Nous avons, à la motion B, de nombreuses propositions pour redynamiser le Parti et l’ancrer davantage dans la société : créer des « structures associées » (observatoires citoyens, comités de vigilance, clubs de réflexion, etc.), susciter des débats idéologiques, mettre en oeuvre une université populaire progressiste permanente, déclinée dans toutes les régions, ouverte à tous ceux qui se sentent proches de nos idées, de nos combats…

Nous avons 2 années pour redresser la barre et nous pensons que c’est possible. Contrairement à ce que disent certains tenants de la motion A, nous ne sommes pas là pour mettre des bâtons dans les roues du Gouvernement dont nous souhaitons, naturellement, la victoire mais pour nous éviter à tous un suicide collectif. Comment ? Nous proposons que la bataille culturelle sur nos valeurs s’accompagne de propositions économiques concrètes, susceptibles de contribuer à nous faire regagner notre électorat perdu.

Nous savons que l’élection présidentielle de 2017 se « jouera » notamment sur une « inversion des courbes du chômage ». Aujourd’hui, pour utiliser au mieux la conjoncture favorable que constituent la baisse de l’euro, la baisse du prix du pétrole, le plan Juncker d’investissements et le rachat des dettes publiques par la BCE, il faut que nous repositionnons nos choix économiques afin de tout faire pour l’investissement, l’activité et l’emploi. A la motion B, nous proposons un agenda de réformes 2015-2017 constitué de 4 décisions de relance de l’activité dans la justice sociale : Recentrer les aides aux entreprises pour les rendre enfin efficaces et liées à la création d’emplois ; améliorer les conditions de vie des Français en augmentant le pouvoir d’achat des ménages et en apportant un soutien aux territoires oubliés, dans le cadre d’un véritable « Plan République » ; réguler vraiment l’économie et contrôler sérieusement la finance ; négocier vraiment la réorientation de la politique européenne.

Vous pourrez lire le détail opérationnel de ces propositions dans la motion B. Pour ma part, j’ai préféré, dans cette lettre, mettre l’accent sur les valeurs fondatrices de nos engagements respectifs au sein de Parti socialiste.

Pour conclure, je veux dire que notre congrès de Poitiers ne sera pas un congrès ordinaire. Et il n’est pas écrit d’avance. La solidarité doit fonctionner dans les deux sens. Solidaires des membres de l’exécutif, oui, mais à condition qu’eux-mêmes soient solidaires des militants et, à travers eux, des électrices et des électeurs qui les ont portés au pouvoir, en respectant nos engagements communs.

Je souhaite une synthèse à l’issue du congrès . Tous les socialistes doivent être mobilisés pour la réussite de ce quinquennat et pour une victoire à la prochaine élection présidentielle en 2017. Le congrès de Poitiers doit être celui de nos retrouvailles autour des valeurs qui ont fondé les succès du passé et qui préparent les victoires de l’avenir. Voilà le premier pas d’une gauche qui gagne.

Bref, s’il n’y avait qu’une seule raison pour laquelle j’invite mes camarades socialistes à voter pour la motion B, c’est parce que je suis convaincu qu’il ne peut pas y avoir de victoire envisageable pour une gauche qui délaisserait ses valeurs.

Alain Bétant

Le plus mauvais président qu’a connu le pays

(c) Delucq

(c) Delucq

Tout le monde sait qu’un(e) responsable politique ne se fait pas élire sur son bilan, mais quand même ! Faut-il que les militants de l’UMP aient la mémoire courte pour avoir élu comme chef celui qui, durant son quinquennat, a réussi l’exploit de faire passer :

  • le taux de chômage de 8,4 % à 10,2 % (équivalent à une perte de 436 700 emplois),
  • la dette publique de 921 à 1386 milliards d’euros (+ 50 %),
  • la dette globale publique (dettes de l’Etat, des organismes sociaux et des collectivités territoriales) de 1221 à 1818 milliards d’euros (+ 49 %),
  • la croissance économique de 2,3 % à 0 % (début de la récession),
  • la balance commerciale de – 52 à – 81,5 milliards d’euros (une détérioration de 57 %),
  • le taux d’imposition des plus hauts revenus de 49 % à 41 % et celui des sociétés de 50 % à 35 % (sans créer d’emplois mais en créant une perte de 200 milliards d’euros de recette fiscales)…

Et à cela, comme si cela ne suffisait pas, nous pourrions ajouter les affaires Tapie, Karachi, Bettencourt, Bygmalion, les sondages de l’Elysée, le financement de sa campagne, les écoutes téléphoniques… Que cet homme-là ait réussi à se faire élire Président d’un parti dont il a mis, par ailleurs, les finances dans le rouge, c’est déjà à proprement parler extraordinaire. Mais bon… si cela amuse les militants de l’UMP d’être dirigés par un incapable, c’est leur problème. Mais que cet homme-là puisse avoir le culot de venir nous donner tous les jours des leçons d’économie, avec cet air péremptoirement si suffisant et si fier de lui, cela dépasse de très loin l’entendement que se doit d’avoir toute personne disposant d’un cerveau en état de marche. Qui que ce soit qui regarde attentivement le bilan de cet homme-là ne peut lui accorder aucun crédit, aucune crédibilité. Ecouter Nicolas Sarkozy, c’est un peu comme écouter un végétarien nous donner la recette de la blanquette de veau.

Alain Bétant

En Essonne, les 22 et 29 mars, on vote pour la Gauche unie et rassemblée

Elections départementales en EssonneElections départementales en Essonne

Pourquoi le Front National peut gagner les prochaines élections grâce aux médias

FN presse médiasQuatre raisons principales expliquent les bons sondages du Front National :

  1. La situation économique et sociale du pays,
  2. le sentiment d’impuissance donné par les gouvernements successifs,
  3. l’écart entre les actes et les promesses des responsables politiques,
  4. et les affaires impliquant ces derniers.

En soi, ces raisons ne devraient pas suffire pour permettre à un parti xénophobe, réactionnaire et anti-européen de gagner des élections. Même en temps de crise. Mais un élément peut servir de catalyseur dans la conquête du pouvoir du FN, c’est la complaisance de la majorité des médias à son endroit, et ceci pour des raisons essentiellement mercantiles.

La situation économique du pays fragilise notre pays. Pour réduire le chômage, les Français se disent:

« On a tout essayé sauf le FN. »

Et maintenant que sa vitrine n’est plus incarnée par le père mais par la fille, apparemment plus présentable, pourquoi ne pas lui donner une chance ? Mais pourquoi si peu d’organes de presse se font l’écho des mensonges proférés par le FN notamment sur l’immigration ? Pourquoi les argumentaires anti FN, notamment sur ce qu’il adviendrait de l’Etat si ses propositions étaient mises en œuvre, ne sont-ils pas relayés par les médias ?

Seuls Médiapart et quelques médias confidentiels publient régulièrement des contre-argumentaires étayés aux propositions et aux mensonges du FN. Ainsi, au gros son de cloche vendeur du FN ne répondent aujourd’hui que des petites clochettes dispersées et inaudibles.

Par ailleurs, la majorité des médias ne cesse de répéter que l’écart entre les promesses des dirigeants politiques et leurs actes n’a jamais été aussi important. Pourtant, 52 des 60 propositions de François Hollande ont déjà été réalisées ou sont en voie de l’être. Mais qui le sait ? Si les médias n’en parlent pas, n’est-ce pas parce que la seule ligne éditoriale qui semble prévaloir aujourd’hui, la plus vendeuse, est le « Hollande bashing » (on ne sait plus d’ailleurs plus si c’est le « Hollande bashing » qui alimente les mauvais sondages ou si ce sont les mauvais sondages qui alimentent le « Hollande bashing ») ?

Ceci étant dit, à la décharge de la presse, c’est aussi parce que François Hollande, en mettant en œuvre des mesures « droitières » qui ne figuraient pas dans son programme et en s’accrochant à sa promesse d’inverser la courbe du chômage fin 2013, a accrédité l’idée aux yeux des Français qu’il fait des promesses qu’il ne tient pas et surtout que le PS, après l’UMP, est impuissant à sortir le pays de la crise. Malgré tout, la vérité devrait commander à la presse de faire état de toutes ces informations et pas seulement d’une partie d’entre elles, les plus favorables au « Hollande bashing », donc les plus favorables au FN.

Autre raison qui explique la montée du FN : les affaires. Alors que le FN totalise davantage de condamnations que tous les autres partis réunis, il n’est question dans la presse que de celles, certes lamentables, du PS et de l’UMP. Les Français ont-ils su, par exemple, avant les dernières Municipales, que 3 maires frontistes sur les 4 qui sont devenus maires en 1995 ont été condamnés ? Corruption, clientélisme, chasse aux sorcières… à Vitrolles, Toulon, Orange et Marignane, les municipalités frontistes ont laissé un bilan déplorable. Ce bilan a t-il été porté à la connaissance des Français pour les éclairer dans leur choix ? Mais non… Grâce au silence complaisant de la majorité des médias de masse, le FN a réalisé un très bon score aux Municipales et une majorité de Français pense aujourd’hui que les affaires sont essentiellement le fait d’élus UMP et PS.

Pour vendre davantage leurs publications, une bonne partie de la presse évite aujourd’hui de cultiver le sens critique et le discernement des Français et présente les informations de façon souvent tronquée, non-objective et non-contradictoire en relayant des thèses autant inexactes que scandaleuses, sans donner la possibilité à la vérité de se faire réellement entendre. En privilégiant la mise en exergue du spectaculaire, des scandales, des informations people, des petites phrases, des propos péremptoires et souvent inexacts, de nombreux Français assimilent aujourd’hui les islamistes radicaux aux musulmans, les musulmans à des non-Français, les chômeurs à des fainéants, les étrangers à des assistés (au détriment, bien sûr, des « bons Français » que l’Etat n’aide pas alors qu’eux payent des impôts…). Tout cela procède d’une même volonté de vendre du papier au détriment de la vérité, de la morale et de l’éthique, et au risque que les extrêmes en profitent lors des prochaines élections. Toute cette dialectique nauséabonde sur laquelle le FN fait commerce est malheureusement entretenue par un grand nombre de médias ou alors beaucoup trop faiblement dénoncée par eux.

La question est donc posée :

« Est-il possible de faire aujourd’hui une presse de masse économiquement viable qui soit non racoleuse, objective, contradictoire, une presse d’investigation qui informe vraiment, qui tire vers le haut, qui interroge, qui fait réfléchir ? »

Aujourd’hui, on peut malheureusement en douter quand on voit les Unes, qu’elles proviennent de médias quotidiens ou hebdomadaires, papier ou audiovisuels.

Alain Bétant