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Justice sociale

Communication mensongère

champagne-glass-1004256_1920L’association Voisins Solidaires a décidé de délivrer ce mois-ci le label « Ville Conviviale, Ville Solidaire » à notre bonne ville de Yerres.

Après avoir relu cette information (pour être sûr de l’avoir bien lue !) on ne peut qu’être traversé par l’étonnement, voire l’incrédulité. Comment ça… notre ville montrée du doigt par le gouvernement pour ne pas construire assez de logements sociaux, notre ville qui ne fait quasiment rien pour sa jeunesse, notre ville qui pratique une grille de quotients familiaux particulièrement injuste, notre ville dont le maire s’enorgueillit de ne vouloir recevoir aucun des réfugiés obligés de fuir aujourd’hui leurs pays en guerre… une ville marquée par les inégalités sociales, l’égoïsme et l’exclusion reçoit un label « Ville Conviviale, Ville Solidaire » !

Comment ce miracle est-il possible ?

En fait, après recherche, il s’avère qu’Anatase Périfan, le fondateur de l’association qui délivre ce label et qui avait été à l’initiative de la Fête des Voisins, vise essentiellement à développer les solidarités de proximité en complément des solidarités institutionnelles et familiales. Dans une société où se développent le repli sur soi et la défiance, c’est un louable objectif avec lequel nous ne pouvons qu’être d’accord. Mais plutôt que de décerner ce label qui pourrait faire croire que Yerres est exemplaire en matière de solidarité et de justice sociale, il aurait été plus juste de lui décerner le label « Ville qui favorise les relations de voisinage en offrant à chaque Fête des Voisins deux bouteilles de vin blanc et une de cassis » car, en vérité, il s’agit là de la principale action de la ville en matière de convivialité et de solidarité.

Par ailleurs, nous comprenons mieux aujourd’hui pourquoi M. Dupont-Aignan a fait adhérer notre ville à cette association lors du conseil municipal du 18 février dernier. A 1 800 € de cotisation annuelle pour obtenir ce label (obtenu visiblement à réception du chèque par l’association), cela met le verre de Kir a un prix prohibitif mais cela permet surtout à M. Dupont-Aignan de faire passer notre ville pour ce que, malheureusement, elle n’est pas.

Alain Bétant

Budget 2016 : aucune surprise, aucun souffle nouveau

Budget YerresTribune parue dans le Journal des Yerrois d’avril 2016.

Pour cause de vote du budget au Conseil Départemental et n° spécial en début d’année, nous n’étions pas revenus sur les raisons qui nous ont poussés à voter contre le budget soumis en Conseil municipal en décembre 2015.

Nous regrettons que le seul argument avancé par M. Dupont-Aignan pour justifier ses choix budgétaires ait été celui de la baisse de la Dotation Générale au Fonctionnement (DGF).

Comme si le budget ne relevait d’aucun choix et d’aucune priorité politique !

Bien sûr des efforts sont nécessaires pour rembourser la dette qui, après avoir augmenté de 50 % sous la présidence de M. Sarkozy (passant de 921 à 1386 milliards €) n’a commencé à diminuer qu’avec l’arrivée de M. Hollande.

Mais nous regrettons amèrement que toutes nos propositions aient rejetées en bloc sans discussion possible.

Nous pensons que certains postes budgétaires peuvent et doivent être sanctuarisés (surtout en période de crise). Par exemple, nous rêvons à Yerres d’une culture pour tous, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. C’est pourquoi nous avons suggéré que nos jeunes talents soient davantage mis en lumière, notamment pendant la Fête de la Ville qui pourrait célébrer aussi la Fête de la Musique en offrant à tous les Yerrois des scènes ouvertes.

Nous avons également appelé de nos vœux l’organisation d’évènements tournés vers les jeunes, à des tarifs accessibles, et visant à promouvoir les musiques actuelles et les arts urbains… Ce ne sont que quelques exemples de ce que nous avons proposé.

Nous avons donc voté contre ce budget car non seulement il ne propose aucune nouveauté, aucune politique de solidarité nouvelle, aucune vision d’avenir pour les jeunes mais aussi parce qu’il fera supporter aux Yerrois, une année de plus, des quotients familiaux parfaitement injustes, malgré nos revendications répétées.

Elodie Jauneau

Budget 2016 de l’Essonne : La droite est là, l’austérité aussi !

Mesures budgétaires CD91Lundi 25 janvier 2016, le Conseil départemental de l’Essonne a fait le choix de l’austérité. Pas très étonnant pour ceux qui connaissent François Durovray, son nouveau président, qui a été le bras armé de Nicolas Dupont-Aignan quand ce dernier a décidé d’augmenter de plus de 40% la taxe d’habitation des Yerrois-es.

Ce choix est clivant puisque ce budget n’a été adopté qu’à 25 voix de la majorité, 3 s’étant abstenues et 2 ayant voté contre aux côtés des 12 élu-e-s du groupe RGE.

Alors que les compétences du Conseil départemental semblent parfois éloignées des préoccupations de nos concitoyen-ne-s, des Essonnien-ne-s et des Yerrois-es, les mesures fiscales et budgétaires qui ont été adoptées en début de semaine sont bien concrètes et auront des répercussions immédiates sur notre vie quotidienne.

Dans le viseur de ce budget : les familles, les jeunes et les plus fragiles. Autrement dit, plusieurs dizaines de milliers d’Essonnien-ne-s.

Sans avoir jamais consulté l’opposition et en balayant d’un revers de main la totalité du contre-budget et des mesures proposées par nos élu-e-s, la majorité de droite a décidé d’étrangler les Essonnien-ne-s.

Basé sur une hausse d’impôts de 29% – ce qui, dans notre commune déjà hyper-fiscalisée, aura des conséquences immédiates sur le pouvoir d’achat des Yerrois-es – le budget adopté par le Conseil départemental est à l’image des décisions prises par la droite dans son ensemble, qu’elle soit à la tête de nos mairies ou de notre région :

  • Abandon de la carte jeune
  • Fin de la subvention de la carte Imagin’R pour les collégiens
  • Fin de la gratuité dans l’aide à la restauration scolaire
  • Fin de l’expérimentation des petits déjeuners dans les collèges
  • Suppression du Festival Cinessonne
  • Abandon de l’APA+ pour nos séniors les plus modestes
  • Baisse des subventions aux associations de lutte contre les discriminations
  • Baisse du financement des missions locales de l’Essonne
  • Fin du co-financement des emplois d’avenir
  • …etc.

Alors que d’importantes concertations sont actuellement en cours à Matignon pour repenser et proposer de nouvelles solutions sur le financement des aides sociales – qui relèvent, rappelons-le, des compétences obligatoires du Conseil départemental –, alors que le budget pouvait être voté jusqu’au 15 avril 2016, François Durovray a préféré s’inscrire dans une posture démagogique et droitière. Exactement comme il l’a fait en arrivant à la tête de la mairie de Montgeron en 2014 où il a immédiatement augmenté les impôts de 12% juste avant de démissionner pour rejoindre la Présidence du Conseil départemental.

Conscient des difficultés à résoudre au plus vite, le groupe des élu-e-s RGE a proposé un contre-budget garantissant 15 millions d’euros d’économies sans aucune augmentation d’impôts, 2,5 millions de recettes, le maintien de la dette à un niveau supportable et un soutien indéfectible à celles et ceux qui en ont le plus besoin : les jeunes, les familles et les plus fragiles.

A tous-tes celles et ceux qui considèrent encore que la droite et la gauche, c’est la même chose ou, pour reprendre une expression populaire, c’est « blanc bonnet et bonnet blanc », les décisions qui viennent d’être prises cette semaine par l’exécutif départemental démontrent sans aucune équivoque possible que nos valeurs, nos priorités et nos luttes ne sont clairement pas les mêmes.

Moralité : ce dont les Essonnien-ne-s ont vraiment besoin, la droite a décidé de s’en passer. 

Elodie Jauneau

L’arnaque du siècle : la politique tarifaire scolaire à Yerres

Yerres arnaque du siècleSi Nicolas Dupont-Aignan titre l’un de ses livres « l’arnaque du siècle » s’agissant du passage à l’euro, elle l’est aussi dans le domaine de la politique tarifaire qu’il pratique depuis la rentrée scolaire.

En effet, le coût des repas, (toujours aussi infectes, même aux dires des animateurs des centres de loisirs) et des activités pré-post et péri scolaires a augmenté.

Le mercredi matin, pourtant pris en charge par l’Etat pour financer la présence des enseignants et les heures d’école n’a pas fait baisser le coût de prise en charge des mercredis par les familles qui travaillent : en effet, le Maire continue de demander aux familles la même participation financière que les autres années précédant la réforme, alors que les enfants ne passent plus qu’une demie journée au centre de loisirs au lieu d’une journée entière. Inadmissible!

Enfin, le Maire a encore augmenté le coût de la majoration en cas d’oubli d’inscription des enfants sur le site internet de la ville. Elle est désormais de 30% alors que l’an passé, cette majoration n’était que de 10% !!!

Au regard de toutes ces augmentations injustes et scandaleuses, on pourrait espérer une justification tacite dans l’amélioration des services publics proposés à Yerres. Mais rien!!! rien en matière d’éducation, d’environnement, d’enfance, de jeunesse. Nicolas Dupont-Aignan se contente de maintenir en l’état ce qui existe à peine, et c’est à proprement parler fatiguant, désespérant et révoltant.

C’est vous, monsieur le Maire, qui, par des jeux d’augmentation tarifaires plombez notre pouvoir d’achat!!!. Ne reprochez pas à l’euro d’agir de la même manière que celle que vous pratiquez sans vergogne sur le portefeuille de vos administrés.

Commencez par balayer devant votre porte, avant de publier vos œuvres grotesques et « hypocritiques »!!!

Vox de Gauche

A Yerres, la culture se limite à celle des fleurs

Culture YerresHier, je suis allé, en famille, voir un spectacle pour enfants à Valenton (13 000 habitants à 5 kms de Yerres). En arrivant à l’entrée du centre culturel, alors que je sortais mon portefeuille, une personne me dit à l’accueil :

« C’est gratuit ici, Monsieur. A Valenton, de très nombreux spectacles sont gratuits, ainsi d’ailleurs que bon nombre d’activités culturelles ».

De retour chez moi je suis allé sur le site de Valenton et ai pu lire ceci, en exergue aux nombreux évènements culturels organisés par la ville :

« La politique culturelle de la Ville vise à faciliter l’accès du plus grand nombre à l’offre culturelle, elle participe à la conservation de la mémoire collective, favorise les actions d’éducation et de sensibilisation à toutes les disciplines artistiques ».

Bref, Valenton a une véritable politique culturelle, une vision, une stratégie, des objectifs qui mettent en œuvre le plus grand nombre de disciplines culturelles possibles, pour tous les Valentonnais.

Que pouvons-nous lire sur le site de Yerres (30 000 habitants) ?

« À chaque nouvelle saison culturelle son lot de nouveautés, d’émotions… La culture se développe autour de deux axes : le spectacle vivant et les expositions ».

Traduisez : la culture se développe autour de spectacles chers, achetés sur catalogue, sans aucune création, destinés quasiment exclusivement aux adultes et notamment au 3ème âge et aux 2 expositions annuelles organisées à Caillebotte.

Comme politique culturelle, il y a mieux !

Il faut dire que la Culture a toujours été le cadet des soucis de M. Dupont-Aignan. La meilleure preuve en est que sur l’organigramme des élus il faut aller à la 14ème place pour trouver une conseillère municipale « déléguée à la Culture ». Cette bizarrerie date de l’époque, il y a une bonne dizaine d’années, où l’adjoint à la Culture de M. Dupont-Aignan avait démissionné quand il avait compris que sans moyen et sous la censure permanente de son chef, il lui était impossible de mettre en œuvre une politique culturelle digne de ce nom. Cela n’a pas changé. Aujourd’hui, à Valenton, ville de gauche dirigée par le PC, l’élue en charge de la Culture est la 4ème adjointe.

Mais bon.. à Yerres, contrairement à Valenton, la flotte automobile est une compétence d’un adjoint et non d’un conseiller. A chacun ses priorités !

Alain Bétant

A Yerres, on résout les problèmes par l’argent… Encore et toujours.

finances yerresLors du dernier Conseil Municipal, le point n°7 à l’ordre du jour portait – encore une fois – sur une nouvelle révision des tarifs périscolaires. Il s’agit de faire passer de 10 à 30% la majoration des inscriptions hors-délais.

Nous avons voté contre cette révision qui pénalise injustement  des familles.

Tout d’abord, les tarifs étant déjà extrêmement élevés et les grilles de quotients familiaux qui les fixent étant particulièrement injustes, nous nous opposons à toute autre forme d’augmentation tarifaire.

Selon la Majorité, il semble que seulement 20 % des familles ne soient pas sensibles à cette majoration et aient plusieurs fois affirmé aux services référents que cette majoration n’était pas dissuasive et que cela ne leur posait aucun problème de la payer.

Nous émettons donc de sérieux doutes sur l’efficacité d’une augmentation de la majoration, d’autant plus que, pour une minorité de parents peu consciencieux, cette augmentation va impacter toutes les familles yerroises, y compris les plus modestes.

Nous suggérons, plutôt qu’une augmentation, une sensibilisation ciblée auprès des familles.

Nous suggérons également d’élargir les délais d’inscription jusqu’à 1 jour avant le jour J. En cas de dépassement des délais, il est tout à fait possible de refuser l’inscription de l’enfant comme c’est le cas dans toute autre situation nécessitant une inscription (sorties, RDV médicaux, voyages, loisirs…etc.)

Par ailleurs, on pourrait aussi envisager un système d’avertissement bien plus pédagogique que la sanction financière, à savoir un système d’avertissement : au-delà de 2 inscriptions hors-délais, plus aucune inscription hors-délais ne serait possible.

Elodie Jauneau

Jérôme Rittling

Yerres : un budget qui ne présage rien de bon pour les Yerrois

yerres budgetLe point n°6 à l’ordre du jour du dernier conseil municipal portait sur le débat d’orientations budgétaires. Retrouvez ci-dessous notre intervention

« Monsieur le Maire,

Mesdames et Messieurs,

Dans le contexte actuel, il serait irresponsable de nier la crise économique mondiale, le contexte européen et national extrêmement difficile et contraint.

Il serait irresponsable de ne pas mettre en avant les sommets vertigineux atteints par la dette publique. Il serait par ailleurs malvenu de considérer que le seul responsable de cette situation est le Gouvernement actuel, celui-là même que, Monsieur le Maire, vous n’avez de cesse d’accuser de tous les maux. Car, pour être tout à fait honnête, il est important de repréciser qu’1/4 de cette dette a été réalisée par Nicolas Sarkozy, lorsqu’il était Président de la République, faisant passer cette dette de l’équivalent de 64,2% du PIB à 90,2% en 2012.

Ainsi, par lien de cause à effet, notre Gouvernement actuel a hérité d’un contexte économique exécrable.

Concernant la baisse des Dotations Générales de Fonctionnement (DGF) qui cristallise les débats, il convient également de rappeler qu’avant qu’elle ne soit concrètement chiffrée par le Gouvernement actuel, la DGF avait été gelée pendant plusieurs exercices consécutifs, ce qui représentait déjà une baisse en euros constants.

Par conséquent, cette baisse globale de la DGF est loin d’être une surprise. Et elle aurait pu être anticipée depuis plusieurs années. Cela vous aurait évité de marteler à chaque décision budgétaire que tout ceci est le résultat d’une politique gouvernementale de désengagement vis-à-vis des collectivités.

Car, après lecture attentive de vos documents relatifs au débat d’orientations budgétaires, un état de fait se dégage : les seuls responsables de la politique budgétaire yerroise seraient l’Etat et le Conseil Général.

Bien évidemment, il eût été surprenant d’y lire un mea culpa de la Municipalité ou une révision à la baisse des dépenses imposées aux Yerrois depuis des années. Tout ceci est de bonne guerre.

Mais c’est une curieuse façon d’endosser ses responsabilités et d’assumer la charge toujours plus lourde qui pèse sur les Yerrois. Comme pour pratiquer la méthode coué, vous nous dites au fil des pages et des documents que vous allez « tout faire pour ne pas augmenter les impôts » ou que vous refusez d’envisager une « solution fiscale »…

Doit-on lire entre les lignes que rien n’est moins sûr ?

Doit-on comprendre que nous ne sommes pas à l’abri d’une hausse d’impôts qui achèverait d’expulser de la ville les Yerrois les plus modestes qui ne parviennent plus à honorer leurs impôts locaux ?

Vous affirmez que la volonté de la municipalité reste de ne pas alourdir la pression fiscale. Vous dites aussi que les taux sont en diminution depuis 1996. Admettons.

Sauf que ces taux n’ont baissé que de 1.28% depuis votre élection à la Mairie de Yerres. A ce jour nous avons une taxe d’habitation plus élevée de 1.55% par rapport à la moyenne de la strate des communes équivalente. Mais par contre, depuis 1996, vous avez fait augmenter la taxe foncière de près d’1%, faisant passer la commune à 2.22% par rapport à la moyenne de la strate des communes équivalente.

De plus, comme à votre habitude, vous oubliez de dire qu’au début de votre 1er mandat vous avez augmenté le taux de la taxe d’habitation de plus de 20% et que dans le même temps vous avez supprimé la majoration facultative de l’abattement à la base de 15%.

Et cette augmentation que vous avez mise en place dès votre 1er mandat se répercute année après année puisque l’abattement facultatif à la base n’a pas été rétabli. En fait, les millions de recettes de la ville sont ceux récoltés grâce à la sur-fiscalité yerroise. Il serait de bon ton de le rappeler régulièrement.

Mais il serait surtout de bon ton de se souvenir que si les Yerrois paient autant d’impôts aujourd’hui, c’est parce que la ville a été ruinée par la droite et non pas par la gauche – comme vous vous plaisez à le dire – et que vous, Monsieur le Maire, avez pris ces dispositions fiscales dès 1995.

Dans l’édito du livret « les finances à Yerres », vous dites :

« C’est pourquoi j’ai demandé à chacun de faire des économies et de poursuivre les efforts »

Il eût été plus honnête de dire :

« J’ai demandé à chaque Yerrois de payer toujours plus cher les prestations municipales et toujours aussi cher les impôts locaux. »

Venons-en maintenant au contenu.

  • Parmi les sources de dépenses, vous placez la réforme des rythmes scolaires en bonne position. Sans surprise.

Mais, si la Ville n’a rien mis en place pour les nouveaux rythmes scolaires, est-ce la faute de l’Etat ?

Vous omettez de dire que si la réforme avait été appliquée correctement et dignement, en temps et en heure, la Ville aurait touché l’aide de l’Etat, une année plus tôt.

Pour 2014-2015 : la ville était, comme toute les communes de France, éligible au fonds d’amorçage qui finance la réforme des rythmes scolaires (soit 50 euros par élève auxquels s’ajoutent 40 euros par élève de la CAF).

Pour 2015-2016 : la commune  peut de nouveau bénéficier de cette dotation, si elle met en œuvre la réforme.

Il y a donc beaucoup à redire sur les additions et les soustractions qui figurent à chaque page du livret détachable édité avec l’avant-dernier JdY.

Par ailleurs, vous annoncez que cette réforme coûte 500 000 €. Auparavant, vous marteliez qu’elle s’élevait à 650 000 puis 600 000 €. La moindre des choses serait de communiquer de façon transparente sur comment se décompose cette somme.

Nous avons sollicité votre cabinet à plusieurs reprises pour avoir connaissance du détail de cette somme. En vain, comme nombre de nos demandes. Pourtant, ce décompte nous eût été fort utile pour ce Débat d’Orientations Budgétaires.

Par exemple, nous aurions aimé savoir quelle est la part de cette somme couverte par les augmentations tarifaires des prestations périscolaires. Nous aurions aimé savoir comment vont être réinjectés les bénéfices du mercredi en centre de loisirs dont le tarif est le même qu’une journée complète alors que nos enfants n’y vont qu’une demi-journée.

Nous aurions aimé savoir ce que la Ville a à gagner à ne pas faire les travaux nécessaires dans nos écoles, faisant d’elles des gouffres énergétiques puisque l’isolation et les fenêtres sont en partie à refaire, notamment à Brossolette et Saint-Exupéry pour ne citer que ces établissements scolaires.

Comment vous croire lorsque vous dites que vous n’allez pas augmenter les impôts alors que depuis des années vous promettez des travaux dans nos écoles et que ceux-ci ne sont faits que pour les parties visibles : devantures et façades.

  • Vous accusez également le Conseil Général de se désengager des communes.

Vous dites qu’il a décidé de revoir son mode d’attribution des subventions destinées à la petite enfance et que celles-ci vont disparaître en 2016.

Voilà une vision tout à fait simpliste de la chose si je puis me permettre. Il ne tient qu’à vous, Monsieur le Maire, que Yerres perçoive encore des subventions du CG. Pour ce faire, il suffit de créer des places de crèches. Car, en effet, le mode d’attribution a changé mais il n’a pas vocation à disparaître !

Auparavant, le CG subventionnait les places existantes. Il s’agissait donc de subvention de fonctionnement. Désormais, il s’agit de subvention d’investissement pour la création de places en crèches. C’est donc un financement incitatif. Par ailleurs, nous vous rappelons que la petite enfance n’est pas une compétence obligatoire du Conseil Général.

Le Conseil général de l’Essonne a maintenu aussi longtemps qu’il le pouvait un dispositif qui, rappelons-le, ne relève pas de ses compétences obligatoires

Dans un contexte de désengagement massif de la CAF, dont c’est la compétence première (-15% pour la PSEJ en un an), le Département n’a pas à se substituer à la CAF ni aux communes.

Le nouveau dispositif maintient une aide en fonctionnement incitative pour la création de places : le Département est dans son rôle d’incitateur, en proposant une aide sur 3 ans, pour permettre la montée en charge progressive. Le Conseil général repositionne ses aides dans le cœur de ses compétences.

Moralité : si vous mettez en place un programme de création de places en crèches, celui-ci sera subventionné. Il ne tient qu’à vous de faire en sorte que la Ville soit éligible à cette subvention.

Nous tenons à rappeler que les subventions du CG de l’Essonne n’ont jamais été aussi importantes que depuis que la gauche y est majoritaire, preuve en est : le contrat de territoire qui permettra à Yerres de percevoir 2.818 millions d’euros de subvention d’ici 2016 (page 32 du livret).

N’oublions pas non plus que le CG de l’Essonne finance quasiment 100% les services d’incendie et de secours, faisant ainsi économiser aux communes de Brunoy et de Yerres 2.5 millions €.

Malgré la politique volontariste du CG91 d’aider les communes, vous, Monsieur le Maire, vous continuez à maintenir une pression fiscale très importante et vous augmentez désormais les impôts indirects.

  • Vous reprochez à l’Etat d’imposer à la Ville 377 000 € pour de nouvelles mesures statutaires

Les employés communaux apprécieront que vous, Monsieur le Maire, considériez que l’augmentation du SMIC, des cotisations patronales et salariales, et la prise en charge des droits à la retraite des employés de la commune venant du privé soient des contraintes imposées par l’Etat. N’est-il pas surprenant que vous mettiez sur le même plan la réforme gouvernementale des rythmes scolaires que vous combattez sans relâche, et l’amélioration des droits sociaux des employés communaux ?

Nous, au contraire, nous nous réjouissons de l’amélioration des conditions statutaires du personnel municipal. Votre vision comptable masque une réalité humaine que vous ne voulez pas prendre en compte.

Nous aurons donc une meilleure visibilité de vos intentions lors de la présentation du budget 2015, dans lequel nous espérons que la jeunesse et la culture ne seront pas vos variables d’ajustements aux profits de la spirale sécuritaire et fiscale que vous continuez à mettre en place. »

Elodie Jauneau

Jérôme Rittling

L’absurdité des tarifs du Cinéma Paradiso à Yerres

Cinéma Paradiso YerresLors du dernier conseil municipal, le point n°6 à l’ordre du jour portait sur la révision des tarifs du Cinéma Paradiso.

Que les tarifs augmentent, c’est regrettable certes, mais sans aucun doute nécessaire pour le bon fonctionnement du cinéma. Par ailleurs, les tarifs pratiqués par le Paradiso étant déjà préférentiels, même en augmentant, ils resteront attractifs.

En revanche, ils ne sont pas préférentiels lorsque les Val d’Yerrois achètent une carte d’abonnement de 10 places. On aurait pu imaginer que pour l’achat d’une carte de 10 places, la 11ème soit offerte ou qu’on n’en paie que 9 pour 10.

Mais non. Et voici l’argument avancé dans le rapport de présentation :

« Le délégataire souhaite maintenir le principe du coût de la carte d’abonnement du Val d’Yerres identique à la vente à l’unité, afin de garantir l’équilibre financier du cinéma mais d’inciter les extérieurs au Val d’Yerres à fréquenter également assidument ce dernier. »

Ainsi, pour les Val d’Yerrois, la place de cinéma passe de 5 € à 6 € et la carte d’abonnement de 10 places passe de 50€ à 60€.

Pour les spectateurs hors Agglomération du Val d’Yerres, la place de cinéma passe de 7,50€ à 8€ et la carte d’abonnement de 10 places passe de 60€ à 70€. Elle est donc plus avantageuse pour eux.

Dans ces conditions, quel est l’intérêt pour les Val d’Yerrois d’acheter une carte d’abonnement ?

La réponse qui nous a été fournie en conseil municipal ne manquera pas de faire sourire celles et ceux d’entre vous qui ont l’habitude de fréquenter le Paradiso.

En effet, Madame Renonciat nous a expliqué qu’en cas d’affluence, la carte d’abonnement faisait office de « coupe-file » !

Ce qui est totalement faux.

Jamais, et même en cas de forte affluence aux projections par exemple de Gravity d’Alfonso Cuarón, de Samba, d’Intouchables d’Olivier Nakache et Éric Toledano ou encore de Les garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne, jamais les cartes d’abonnement n’ont servi à couper les files.

Et ce pour deux raisons : la première, c’est que la carte ne donne pas accès à la salle, elle donne le droit à un ticket de cinéma après débit de la carte ; la seconde, c’est qu’il n’y a qu’une seule personne au guichet et que, pour des raisons évidentes, il lui est impossible de gérer en même temps les spectateurs abonnés des spectateurs occasionnels.

Par conséquent, l’argumentaire de la Municipalité censé nous expliquer pourquoi la carte est plus avantageuse pour habitants hors Val d’Yerres plutôt que pour les Val d’Yerrois, ne tient pas la route une seule seconde.

Enfin, en commission Finances et Affaires Générales du 13 novembre, Jérôme Rittling a expliqué que la Fédération Nationale du Cinéma Français a mis en place début 2014 un tarif de 4€ pour les jeunes de moins de 14 ans, alors que les tarifs proposés aujourd’hui au Paradiso sont de 5 € pour les moins de 12 ans. Il conviendrait donc que ces tarifs soient ajustés afin d’être conformes à la politiques tarifaire nationale.

Par ailleurs, au Cyrano de Montgeron, certains spectateurs (famille nombreuse, étudiant, personne en recherche d’emploi ou de plus de 60 ans) hors agglomération de Sénart Val de Seine peuvent bénéficier d’un tarif réduit, ce qui n’est pas le cas au Paradiso pour les spectateurs hors Val d’Yerres. Le tarif réduit est de 5,10€ et la carte d’abonnement de 10 places est à 46€, sans parler du tarif réduit pour les jeunes de moins de 12 ans (3,50€) et de moins de 14 ans (4€).

Dans ces conditions, les familles nombreuses, les étudiants, les personnes en recherche d’emploi ou de plus de 60 ans du Val d’Yerres ont plus intérêt à se rendre au Cyrano à Montgeron (tarif réduit à 5,10€) qu’au Paradiso à Yerres (6€ au 1er janvier 2015).

C’est pourquoi, Jérôme Rittling et moi-même nous sommes abstenus au moment du vote parce que nous exigeons une tarification logique et équitable basée sur des arguments solides et davantage de justice sociale.

Ci-dessous le rapport de présentation.

Elodie Jauneau

Rapport de présentation Cinéma Paradiso Yerres

Yerres : Polémique sur la « préférence nationale »

Retrouvez ci-dessous l’article du Parisien qui reprend nos inquiétudes quant aux critères de nationalité imposés par la Municipalité pour les candidats au dispositif « Coup de Pouce » au permis de conduire.

On appréciera tout particulièrement la réponse de Monsieur le Maire:

« Cela existe depuis des années et personne ne s’en est jamais ému. D’ailleurs, nous n’avons jamais exclu personne de ce dispositif à cause du critère de nationalité. »

Ce n’est pas parce que personne « ne s’en est jamais ému » qu’il convient de laisser le dispositif en l’état.

Sur le même sujet, nous sommes toujours dans l’attente d’une réponse à notre requête adressée mercredi 26 novembre à Monsieur le Maire.

Yerres polémique préférence nationaleElodie Jauneau

La préférence nationale ne passera pas par Yerres

Yerrois de soucheLors du Conseil Municipal du 24 novembre 2014, le point n° 27 à l’ordre du jour visait à approuver le règlement de la convention type de la Bourse Jeune Animateur Yerrois.

Préalablement, ce point a été examiné en Commission Finances et Affaires Générales le 13 novembre 2014. Pendant cette commission, Jérôme Rittling a attiré l’attention des élus sur les critères d’éligibilité au dispositif. En effet, tel que le dispositif nous a été présenté, il était stipulé que les candidats à la Bourse Jeune Animateur Yerrois devaient être de nationalité française.

Règlement mentionnant la nationalité

Ce critère étant contraire à nos principes républicains d’égalité, Jérôme Rittling a soulevé cette question en Commission.

question Jérôme Rittling

Jérôme Rittling n’a reçu aucune réponse à sa question.

Lorsque l’ordre du jour détaillé du Conseil municipal nous a été transmis le 18 novembre, ce critère discriminatoire figurait toujours dans le règlement dudit dispositif. Dans ces conditions, il était hors de question que nous, élus socialistes, approuvions ce règlement en l’état.

Cependant, le point n°27 a été modifié en séance ce lundi 24 novembre et nous a été présenté ainsi :

Point 27 modifié

Nous nous réjouissons que les remarques de Jérôme Rittling aient été prises en compte mais nous regrettons néanmoins que ce critère reste encore flou. Il eut été plus clair de citer la loi afin de dissiper les doutes :

« La personne volontaire doit posséder la nationalité française ou celle d’un État membre de l’Union européenne ou celle d’un État partie à l’accord sur l’Espace économique européen ou justifier d’une résidence régulière et continue de plus d’un an en France. La condition de durée de résidence ne s’applique pas lorsque la personne volontaire est bénéficiaire d’un contrat d’accueil et d’intégration tel que défini à l’article L. 117-1 du code de l’action sociale et des familles. »

Source : LOI n° 2006-586 du 23 mai 2006 relative au volontariat associatif et à l’engagement éducatif

Nous regrettons aussi qu’il ait fallu 15 jours à la Municipalité pour mesurer le caractère discriminatoire de ce critère et nous sommes surpris que la première ébauche de ce règlement n’ait heurté personne dans la Majorité municipale.

C’est pourquoi nous nous sommes penchés sur les autres dispositifs existants et nous allons saisir la Municipalité pour que le Coup de Pouce au permis de conduire soit modifié.

Selon les mêmes principes d’égalité, nous exigeons que le critère de nationalité française soit retiré du règlement de ce dispositif car aucune loi française ne stipule que le candidat au permis de conduire soit français.

Coup de pouce permis de conduire YerresNous ne manquerons pas de vous tenir informés des suites données à nos requêtes.

Elodie Jauneau