Finances

Budget 2016 : aucune surprise, aucun souffle nouveau

Budget YerresTribune parue dans le Journal des Yerrois d’avril 2016.

Pour cause de vote du budget au Conseil Départemental et n° spécial en début d’année, nous n’étions pas revenus sur les raisons qui nous ont poussés à voter contre le budget soumis en Conseil municipal en décembre 2015.

Nous regrettons que le seul argument avancé par M. Dupont-Aignan pour justifier ses choix budgétaires ait été celui de la baisse de la Dotation Générale au Fonctionnement (DGF).

Comme si le budget ne relevait d’aucun choix et d’aucune priorité politique !

Bien sûr des efforts sont nécessaires pour rembourser la dette qui, après avoir augmenté de 50 % sous la présidence de M. Sarkozy (passant de 921 à 1386 milliards €) n’a commencé à diminuer qu’avec l’arrivée de M. Hollande.

Mais nous regrettons amèrement que toutes nos propositions aient rejetées en bloc sans discussion possible.

Nous pensons que certains postes budgétaires peuvent et doivent être sanctuarisés (surtout en période de crise). Par exemple, nous rêvons à Yerres d’une culture pour tous, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. C’est pourquoi nous avons suggéré que nos jeunes talents soient davantage mis en lumière, notamment pendant la Fête de la Ville qui pourrait célébrer aussi la Fête de la Musique en offrant à tous les Yerrois des scènes ouvertes.

Nous avons également appelé de nos vœux l’organisation d’évènements tournés vers les jeunes, à des tarifs accessibles, et visant à promouvoir les musiques actuelles et les arts urbains… Ce ne sont que quelques exemples de ce que nous avons proposé.

Nous avons donc voté contre ce budget car non seulement il ne propose aucune nouveauté, aucune politique de solidarité nouvelle, aucune vision d’avenir pour les jeunes mais aussi parce qu’il fera supporter aux Yerrois, une année de plus, des quotients familiaux parfaitement injustes, malgré nos revendications répétées.

Elodie Jauneau

La cigale Dupont-Aignan se fait passer pour une fourmi !

cigale Dupont-AignanLe maire chante à qui veut bien l’entendre que la baisse des dotations de l’État va le contraindre à faire des économies, à savoir : réduire les charges courantes et les frais de personnel.

Les Yerrois ne sont pas des ignorants et savent très bien que, depuis des années, leur pouvoir d’achat a fortement diminué. Ils font déjà des économies forcées sur certains postes de leur budget familial.

Là où le bât blesse concernant le budget de la ville, c’est que, depuis de nombreuses années, la municipalité communique à grand renfort de publications (coûteuses pour le contribuable yerrois) qu’elle gère admirablement les finances de la ville qu’elle avait trouvées fort mal en point.

Mais tout ceci en oubliant sciemment de communiquer sur le fait qu’elle le faisait aussi avec l’argent du département et de la région… Gérés par qui ? Par la gauche !

Un document sur les finances de la ville est parfois distribué aux réunions de quartier…

Sans entrer dans le détail, voici un petit florilège :

  • « Moins d’agents municipaux pour un meilleur service public ».

Ça veut dire quoi ? Licenciements de certains agents ? Non renouvellement des contractuels et vacataires déjà dans des situations précaires ?

Faut-il comprendre « expliquez-nous ce dont vous avez besoin et on vous expliquera comment vous en passer » comme disait Coluche ?

  • « Les intérêts de la dette divisés par 4 ! »

Quiconque ayant contracté un crédit sait parfaitement qu’il rembourse en premier les intérêts. Alors oui, les intérêts de la dette baissent. Mais c’est tout à fait normal, au vu du lourd effort contributif demandé aux Yerrois depuis 1996 ! Il n’y a donc aucune raison pour que la Municipalité s’en vante.

Une petite question quand même…

L’information sur la baisse des dotations de l’Etat ne date pas d’hier et certaines réductions sont engagées depuis plusieurs années. Il est impossible d’envisager qu’un maire, qui plus est député, responsable et honnête, l’ignore.

Alors pourquoi avoir fait des choix budgétaires non prioritaires comme des caméras dans tous les coins de la ville, des éclairages surpuissants et parfois inutiles, une salle de spectacle ultra-coûteuse qui ne propose que 29 dates pour 52 semaines (même pas un spectacle par semaine…), une brigade équestre inutile… etc. ?

Malheureusement, Monsieur le Maire a toujours compté sur l’argent des autres pour gérer et valoriser son bilan municipal. Mais maintenant que la bise est venue, ce sont les Yerrois qui se retrouvent dépourvus !

Stéphane Fabe

Monsieur le Maire, l’addition s’il vous plaît!

addition yerresDepuis la mi-septembre et après plusieurs courriers restés sans réponse, il aura fallu attendre le Conseil Municipal du 13 octobre dernier pour obtenir la réponse à notre question :

Combien a coûté la propagande de Nicolas Dupont-Aignan contre la réforme des rythmes scolaires ?

Mais la réponse fut partielle puisqu’il manquait au chiffrage l’achat des cadenas et des chaînes ainsi que le montant de l’édition du tract intitulé « questions – réponses »

Ce n’est que le 24 octobre dernier que nous avons enfin obtenu les réponses à toutes nos questions. Il aura donc fallu 6 semaines à la Majorité pour qu’elle daigne nous renseigner…

Voici donc le chiffrage de la propagande de Nicolas Dupont-Aignan contre les rythmes scolaires, tel que la Ville a bien voulu nous le communiquer.

Nous aurions souhaité obtenir un chiffrage plus détaillé distinguant les éditions, des frais de transports ou du matériel mais dès lors qu’il faut attendre plus de 6 semaines pour avoir une réponse à peu près argumentée, nous n’osons imaginer combien de temps il aurait fallu à la Mairie pour être plus précise. C’est pourquoi Jérôme Rittling a contacté Monsieur le Directeur de Cabinet pour avoir accès aux documents (bons de commande et factures) comme nous y autorise la loi mais son courrier est sans réponse depuis plus de 15 jours.

Il faudra donc nous contenter de ces quelques éléments.

Journée du mercredi 3 septembre :

  • Impression des tracts appelant à manifester + mise à disposition des bus pour Evry + impression et distribution des tracts « Rentrée 2014 – Défendons le bien-être de nos enfants » + 3 banderoles = 3 273 €
  • Acquisition de chaînes et cadenas = 1 600 €

Tract « Le point sur les Rythmes scolaires – Questions Réponses »

  • Edition en 16 000 exemplaires = 440 €
  • Distribution par la société adjudicataire de la Ville = 702 €

Consultation des parents d’élèves le vendredi 12 septembre :

  • Impression du dossier comprenant 2 bulletins de vote + envoi par la Poste aux parents d’élèves = 1916 €

Soit un total, selon la Majorité, de 7 931 € intégralement financé par la Municipalité… donc par les contribuables yerrois.

A noter également que Monsieur le Directeur de Cabinet nous a précisé que les banderoles étaient réutilisables, ce qui semble peu probable dès lors que celles-ci comportent la mention « consultation rythmes scolaires ». A moins que Monsieur le Maire n’ait l’intention de consulter les parents plusieurs fois par an sur le même sujet… Après tout, qui sait ?

A noter aussi qu’il nous a été expliqué que les cadenas et les chaînes étaient réutilisables. Certes, cela ne fait aucun doute. Mais ce qui est sûr, c’est qu’ils ont été achetés pour cadenasser les écoles le 3 septembre dernier, priorité numéro 1 de Monsieur le Maire ce jour-là.

Par ailleurs, contrairement à ce qui nous a été expliqué, le dossier relatif à la consultation des parents d’élèves n’a pas été envoyé qu’aux seuls parents d’élèves puisque nombre de Yerrois sans enfants l’ont également reçu.

Enfin, nous aurions aimé connaître le coût de la mobilisation des personnels municipaux le 12 septembre pour tenir les pseudo-bureaux de vote. Il nous a été répondu que les agents s’étaient mobilisés sur la base du volontariat. Doit-on comprendre que c’était leur jour de congés et qu’ils ont fait du bénévolat ?

Toujours est-il que ces 7 931 € (au bas mot) auraient bien évidemment pu être dépensés autrement (dans des activités périscolaires de qualité par exemple), sans compter que les Yerrois paient déjà suffisamment d’impôts et qu’ils n’ont pas à financer en plus les lubies anti-gouvernementales de Nicolas Dupont-Aignan.

Elodie Jauneau