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Extrême-droite

Lettre ouverte à Nicolas Dupont-Aignan

Monsieur Dupont-Aignan,

Nous souhaitons réagir à un courrier que vous avez envoyé aux Yerrois dans lequel vous tentez de justifier votre ralliement avec le Front National conclu entre les deux tours de l’élection présidentielle.

Nous passerons rapidement sur vos critiques de « diabolisation » (de votre décision) et de « manipulation » (pour imposer M. Macron à la tête de l’Etat) si ce n’est pour constater que vous n’avez pas perdu de temps pour emprunter le langage victimaire, totalement infondé, de vos nouveaux amis politiques.

Vous vous demandez si nous vivons encore en démocratie et vous vous étonnez que des non-Yerrois participent aux manifestations qui ont lieu devant votre mairie. Etrange paradoxe puisque le droit de manifester est l’un des principes fondateurs de la démocratie et étrange oubli puisque, nous vous le rappelons, vous n’êtes pas seulement le maire d’Yerres mais aussi le président d’une agglomération de 9 villes (dont les 8 autres maires ont réclamé votre démission) et le député d’une circonscription de 5 villes.

Vous vous réaffirmez gaulliste et humaniste, sans réaliser l’incompatibilité de ces valeurs avec celles du Front National, un parti dont le projet s’articule autour de l’hostilité envers l’étranger qui serait coupable de tous les maux dont souffrent les Français et du dogme de la préférence nationale, pourtant un danger mortel pour nos valeurs républicaines. Aussi, comment ne pas comprendre cette question posée devant votre mairie par l’un des manifestants « imagine-t-on de Gaulle se soumettre à Pétain ? ».

Comment pouvez-vous ignorer que, si la vitrine de vos nouveaux alliés s’est quelque peu adoucie en reléguant au deuxième plan la figure tutélaire de Jean-Marie Le Pen, l’arrière boutique reste pleine des mêmes idées nauséabondes portées par les mêmes pétainistes, racistes, xénophobes, négationnistes et intégristes en habits démocratiques ? Comment avez-vous pu vous entendre avec ces gens-là dont certains disaient encore récemment que Vichy n’était pas responsable du Vel d’Hiv. et que le gaz Zyklon B n’avait pas pu être utilisé dans les chambres à gaz ?

Comment vous étonner de la colère ressentie par les Yerrois, mais aussi par leurs voisins de l’agglomération et de la circonscription, qui ont sorti Mme Le Pen au 1er tour de la Présidentielle avec 2 fois moins de suffrages que la moyenne nationale et qui l’ont vue revenir en votre compagnie pour concourir au 2ème tour ? Comment ne pas comprendre la honte qu’ils ressentent de voir leur ville désormais montrée du doigt comme une ville d’extrême-droite?

                  Les socialistes et écologistes yerrois

Avec vous, pour une Île-de-France humaine et inscrite dans le XXIème siècle, votons Claude Bartolone.

Affiche Barto gauche rassembléeDimanche dernier, au soir du 1er tour, le Front National a atteint un niveau particulièrement inquiétant qui doit toutes et tous nous interpeller. Il en va de même pour l’abstention. C’est pourquoi, bien que les causes de cette défiance soient profondes et qu’elles doivent être combattues sans relâche, nous vous appelons dimanche prochain à faire barrage à l’extrême-droite dans notre Région.

Nous ne pouvons pas non plus nous résoudre à laisser les clefs de la Région à Valérie Pécresse, candidate de Nicolas Sarkozy, celui-là même qui a tant abîmé la France lorsqu’il était au pouvoir.

Nous ne pouvons nous résoudre à confier le Conseil Régional à une candidate qui affiche sur ses listes des militant-e-s de la Manif Pour Tous qui luttent sans vergogne contre les droits des femmes, contre l’IVG, contre l’égalité entre les femmes et les hommes au nom de valeurs d’un autre temps.

Nous ne pouvons accepter que Valérie Pécresse dirige notre Région sur la base d’un programme truffé de promesses anticonstitutionnelles et qui ne relèvent pas des compétences de la Région.

Voter pour Valérie Pécresse, c’est voter pour le conservatisme et pour un programme inapplicable basé sur les mensonges, des contre-vérités, quand ce n’est pas de la diffamation contre les candidats de gauche… Mais jamais aucune attaque contre le candidat du Front National dont elle nourrit l’espoir que ses électeurs reportent leur voix sur ses propres listes.

Voter pour Walleyrand de Saint-Just, c’est confier notre Région – la 1ère région de France – à un parti réactionnaire, xénophobe, islamophobe, qui prône la préférence nationale et qui n’a aucun programme régional mais seulement les ambitions de servir des valeurs et des idées qui n’ont rien de républicaines.

C’est pourquoi, nous appelons de toutes nos forces à faire barrage à l’extrême-droite et à la droite dure en votant pour Claude Bartolone, candidat de la gauche et des écologistes rassemblés avec Emmanuelle Cosse et Pierre Laurent.

Dimanche prochain, aucune voix ne doit manquer.

Avec vous, pour une Île-de-France humaine et inscrite dans le XXIème siècle, votons Claude Bartolone.

Flyer 4 pages

Elodie Jauneau, Alain Bétant, Stéphane Fabe, Jérôme Rittling, Denis Montarou

Élections départementales: un défi collectif

Danger FN pireLes résultats récents liés aux intentions de vote pour les prochaines élections départementales font froid dans le dos. Ils ouvrent pour ma part, la porte à quelques interrogations et à de grosses incompréhensions.

Suite aux attentats perpétrés en France il y a quelques semaines, nous assistions à une mobilisation massive des français, prompts à revendiquer et réaffirmer les valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité. Plus de 5 millions de personnes se sont déplacées pour manifester.

Que voteront ces mêmes 5 millions de Français en mars prochain?

Il n’est pas concevable, logique et cohérent, que ces mêmes personnes puissent voter Front National ou même s’abstenir (ce qui d’une certaine façon, revient au même). Hors, force est de constater que les sondages troublent ce raisonnement. Bien sûr, il y a tout ceux qui, ce mémorable dimanche, sont restés chez eux et j’en ai fait partie. Mais quand même, c’est ahurissant et incompréhensible.

Comment est-ce possible que la mobilisation prévue pour les prochains votes ne soit pas aussi forte que lors des attentats?

Un attentat, par définition, et c’est en cela qu’il est si violent, ne peut pas s’anticiper. On est là, au mauvais moment, au mauvais endroit. Mais il serait inexcusable de ne pas aller voter pour un parti républicain, alors que nous sommes prévenus depuis des mois et que le mal et son auteur sont bien identifiés.

Bien sûr, les articles de la presse écrite qui dénoncent ce danger réel font moins de bruit que les bombes ou les coups de feu. Mais les dégâts que causeraient les probables victoires du FN ou du moins, ses arrivées massives au second tour seraient eux aussi tout aussi grave pour notre république. Et là, les victimes seraient bien trop nombreuses pour être comptées.

Anne-Laure Fonbaustier

Voter pour le FN, c’est se punir soi-même !

Vote FN Yerres Brunoy DépartementalesLe tract des candidats du FN aux élections départementales sur le canton de Yerres reprend naturellement les chevaux de bataille de l’extrême droite : sécurité, immigration, assistanat, menace islamiste, politique familiale, souveraineté, soumission à Bruxelles, identité de la France, etc… Bref, la litanie habituelle de l’extrême droite qui ne sait communiquer que sur les peurs et le rejet de l’autre.

Mais ce tract est d’abord et avant tout un déni de démocratie.

En premier lieu parce qu’il est le même pour tous les candidats du FN, dans tous les départements. D’un tract à l’autre, seuls changent les photos et les noms des candidats.

Sur 8 pages qui reprennent les égoïsmes haineux habituels de l’extrême droite, ce tract ne parle de l’Essonne que 2 fois : en haut à droite de la 1ère page pour mentionner le « canton de Yerres » (mention obligatoire) et au verso, sur 13 lignes écrites en gros, pour dénoncer une « politique de l’assistanat à outrance du département de l’Essonne » et un « projet indécent de stade de rugby à Ris-Orangis ». C’est tout ! Aucune référence au programme des candidats, à leurs idées pour améliorer la vie dans notre canton, à leurs propositions pour ce qui touche aux compétences du département. Aucune critique du bilan de la majorité sortante. Pas de présentation non plus des candidats si ce n’est leurs photos et leurs noms, aucune information sur l’identité de leurs suppléants… A croire qu’il s’agit de candidats virtuels, sans identité réelle.

Malheureusement, malgré les idées nauséabondes du FN, malgré le déni de démocratie dans lequel ce parti aime à se complaire, malgré les mises en garde (souvent maladroites) des démocrates (de gauche comme de droite) sur les conséquences du vote FN, il semble que les intentions de vote pour ce parti ne faiblissent pas. Il suffirait pourtant que les Français qui s’apprêtent à voter FN se renseignent sur ce qui s’est passé dans toutes les collectivités qui ont élu un Frontiste à leur tête. Moins de culture, moins de social, moins d’associatif, moins de solidarité, moins de libertés… En fait, le vote FN c’est comme un boomerang.

On veut punir certains, généralement parce qu’on est en colère, et on se punit soi-même.

Alain Bétant

Pourquoi le Front National peut gagner les prochaines élections grâce aux médias

FN presse médiasQuatre raisons principales expliquent les bons sondages du Front National :

  1. La situation économique et sociale du pays,
  2. le sentiment d’impuissance donné par les gouvernements successifs,
  3. l’écart entre les actes et les promesses des responsables politiques,
  4. et les affaires impliquant ces derniers.

En soi, ces raisons ne devraient pas suffire pour permettre à un parti xénophobe, réactionnaire et anti-européen de gagner des élections. Même en temps de crise. Mais un élément peut servir de catalyseur dans la conquête du pouvoir du FN, c’est la complaisance de la majorité des médias à son endroit, et ceci pour des raisons essentiellement mercantiles.

La situation économique du pays fragilise notre pays. Pour réduire le chômage, les Français se disent:

« On a tout essayé sauf le FN. »

Et maintenant que sa vitrine n’est plus incarnée par le père mais par la fille, apparemment plus présentable, pourquoi ne pas lui donner une chance ? Mais pourquoi si peu d’organes de presse se font l’écho des mensonges proférés par le FN notamment sur l’immigration ? Pourquoi les argumentaires anti FN, notamment sur ce qu’il adviendrait de l’Etat si ses propositions étaient mises en œuvre, ne sont-ils pas relayés par les médias ?

Seuls Médiapart et quelques médias confidentiels publient régulièrement des contre-argumentaires étayés aux propositions et aux mensonges du FN. Ainsi, au gros son de cloche vendeur du FN ne répondent aujourd’hui que des petites clochettes dispersées et inaudibles.

Par ailleurs, la majorité des médias ne cesse de répéter que l’écart entre les promesses des dirigeants politiques et leurs actes n’a jamais été aussi important. Pourtant, 52 des 60 propositions de François Hollande ont déjà été réalisées ou sont en voie de l’être. Mais qui le sait ? Si les médias n’en parlent pas, n’est-ce pas parce que la seule ligne éditoriale qui semble prévaloir aujourd’hui, la plus vendeuse, est le « Hollande bashing » (on ne sait plus d’ailleurs plus si c’est le « Hollande bashing » qui alimente les mauvais sondages ou si ce sont les mauvais sondages qui alimentent le « Hollande bashing ») ?

Ceci étant dit, à la décharge de la presse, c’est aussi parce que François Hollande, en mettant en œuvre des mesures « droitières » qui ne figuraient pas dans son programme et en s’accrochant à sa promesse d’inverser la courbe du chômage fin 2013, a accrédité l’idée aux yeux des Français qu’il fait des promesses qu’il ne tient pas et surtout que le PS, après l’UMP, est impuissant à sortir le pays de la crise. Malgré tout, la vérité devrait commander à la presse de faire état de toutes ces informations et pas seulement d’une partie d’entre elles, les plus favorables au « Hollande bashing », donc les plus favorables au FN.

Autre raison qui explique la montée du FN : les affaires. Alors que le FN totalise davantage de condamnations que tous les autres partis réunis, il n’est question dans la presse que de celles, certes lamentables, du PS et de l’UMP. Les Français ont-ils su, par exemple, avant les dernières Municipales, que 3 maires frontistes sur les 4 qui sont devenus maires en 1995 ont été condamnés ? Corruption, clientélisme, chasse aux sorcières… à Vitrolles, Toulon, Orange et Marignane, les municipalités frontistes ont laissé un bilan déplorable. Ce bilan a t-il été porté à la connaissance des Français pour les éclairer dans leur choix ? Mais non… Grâce au silence complaisant de la majorité des médias de masse, le FN a réalisé un très bon score aux Municipales et une majorité de Français pense aujourd’hui que les affaires sont essentiellement le fait d’élus UMP et PS.

Pour vendre davantage leurs publications, une bonne partie de la presse évite aujourd’hui de cultiver le sens critique et le discernement des Français et présente les informations de façon souvent tronquée, non-objective et non-contradictoire en relayant des thèses autant inexactes que scandaleuses, sans donner la possibilité à la vérité de se faire réellement entendre. En privilégiant la mise en exergue du spectaculaire, des scandales, des informations people, des petites phrases, des propos péremptoires et souvent inexacts, de nombreux Français assimilent aujourd’hui les islamistes radicaux aux musulmans, les musulmans à des non-Français, les chômeurs à des fainéants, les étrangers à des assistés (au détriment, bien sûr, des « bons Français » que l’Etat n’aide pas alors qu’eux payent des impôts…). Tout cela procède d’une même volonté de vendre du papier au détriment de la vérité, de la morale et de l’éthique, et au risque que les extrêmes en profitent lors des prochaines élections. Toute cette dialectique nauséabonde sur laquelle le FN fait commerce est malheureusement entretenue par un grand nombre de médias ou alors beaucoup trop faiblement dénoncée par eux.

La question est donc posée :

« Est-il possible de faire aujourd’hui une presse de masse économiquement viable qui soit non racoleuse, objective, contradictoire, une presse d’investigation qui informe vraiment, qui tire vers le haut, qui interroge, qui fait réfléchir ? »

Aujourd’hui, on peut malheureusement en douter quand on voit les Unes, qu’elles proviennent de médias quotidiens ou hebdomadaires, papier ou audiovisuels.

Alain Bétant

Le Canard’Yerres n°2 bientôt dans toutes les boîtes aux lettres yerroises

Bannière n°2

Actuellement en cours de distribution, il sera dans toutes les boîtes aux lettres yerroises d’ici la fin de l’année.

Au sommaire de ce numéro:

  • Réforme des rythmes scolaires: comment la municipalité a pourri la rentrée des enfants, de leurs parents et des équipes pédagogiques
  • Ce que nous aurions fait pour la mise en place des nouveaux rythmes scolaires
  • Tarification du centre de loisirs le mercredi: la municipalité avait tout prémédité
  • Jouons ensemble à « Question pour un quotient »
  • A droite toute!
  • Petit rappel à la loi à l’attention de Nicolas Dupont-Aignan

Cliquez ici pour accéder au numéro 2 du Canard’Yerres.

Vox de Gauche

 

Nicolas Dupont-Aignan, un chef aux méthodes contestées dans son propre camp

Nicolas Dupont-Aignan contestéLettre ouverte aux Yerrois de bonne foi.

Lors de la campagne municipale on a souvent entendu que soutenir la liste de NDA, ce n’était être ni de gauche ni de droite.

Je ne partage pas ce point de vue. J’ai souvent dénoncé l’ambiguïté (notamment pendant les élections européennes) de Monsieur le Maire quant à son accointance avec le FN et ses valeurs… Surtout lorsque Nicolas Dupont-Aignan martèle à tour de bras qu’il est gaulliste.

La récente démission de Laurent Pinsolle (membre du bureau national de Debout la république) confirme malheureusement ce que l’opposition Yerroise au sens large dénonce depuis de longs mois.

Les raisons de la démission de Laurent Pinsolle (qu’il argumente lui même sur son blog) nous démontrent hélas que nous sommes dans le vrai encore plus que ce que nous pensions !

Le tableau dépeint par l’ancien porte-parole du parti est accablant :

  • Le parti ne sert qu’à l’ambition politique de Nicolas Dupont-Aignan qui ne laisse de place à personne d’autre que lui-même.
  • Le positionnement (rapprochement ?)vis-à-vis du FN est loin de faire l’unanimité au sein de son parti.
  • Le mode de fonctionnement interne du parti est loin d’être exemplaire.

Le président d’un parti qui proclame à qui veut bien l’entendre qu’il n’est « ni système, ni extrême » devrait peut être changer son argumentaire en : « faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ».

Hélas! Qui peut croire qu’une personne soit fondamentalement différente selon qu’elle préside un parti ou qu’elle dirige une ville ? Pas moi en tout cas !

Stéphane Fabe

Pourquoi Monsieur le Maire?

pourquoiPourquoi a-t-on l’impression de ne pas être une commune de France mais une cité-état sur laquelle règne Nicolas Dupont-Aignan? Sa volonté de ne pas appliquer les décisions gouvernementales sur les rythmes scolaires pourraient le laisser croire. Pourtant, nous avons juste un maire hors-la-loi, ne cédant vendredi dernier que sous la menace. Démagogie, instrumentalisation des enfants et des parents, Nicolas Dupont-Aignan prouve qu’il est prêt à tout pour exister dans les médias, quitte à fragiliser la République en contestant la légitimité du gouvernement.

Si vous voulez que l’on parle de vous, Monsieur le Maire, pourquoi ne pas avoir plutôt organisé un rassemblement dénonçant les propos du maire de Cholet lorsqu’il déclare qu »Hitler n’en a pas tué assez [de Roms] »?

Parce que vous préférez annoncer qu’il sera le bienvenue dans votre parti après son exclusion de l’UDI…

Pourquoi ne pas dénoncer la montée des extrémismes avec la même conviction que celle montrée contre les rythmes scolaires?

Parce que vous préférez déjeuner avec Florian Philippot et déclarer qu’avoir Marine Le Pen pour ministre ne vous déplairait pas…

Pourquoi ne pas reporter une partie du budget embellissement/valorisation de la ville vers les écoles, qui manquent d’investissements depuis des années?

Parce qu’une belle ville et une théâtralisation de votre opposition à la réforme vous semble plus vendeur pour prendre une dimension politique nationale. Vaste programme pour la France!

Pendant que vous élaboriez votre stratégie personnelle, d’autres maires agissaient et proposent désormais des activités périscolaires de qualité, sans avoir augmenté les impôts. Pendant que vous privez les petits Yerrois d’un éveil bienvenu, d’autres enfants développent leurs savoirs et leur esprit critique pour que, en démocratie, l’ignorance ne nourrisse pas la tentation des extrémismes et de leurs discours simplistes.

Pascal Gallien

Cauchemars à Yerres

Cauchemars à Yerres« Yerres comme nous l’aimons ». Que reste-t-il de ce slogan deux mois après la réélection de Nicolas Dupont-Aignan? Est-il sûr d’avoir été réélu pour prendre les décisions suivantes?

Une comparaison entre le discours et les actes s’impose !

  Loin de sa promesse de ne pas politiser les élections municipales, Nicolas Dupont-Aignan n’a eu besoin que de 48 heures pour expliquer sur une chaîne d’information continue qu’il devait son élection à sa (pseudo) bonne gestion de la ville mais aussi à ses convictions sur l’Europe!

  La jeunesse, soit-disant priorité du nouveau mandat, a perdu un de ses rares lieux de rencontres en centre-ville avec la décision brutale et unilatérale de fermer le skate-park pour le reléguer dans un quartier périphérique de la ville. Drôle de conception du vivre ensemble à Yerres…

  L’éducation, autre priorité du nouveau mandat, pourrait se traduire par une perte de 3 heures de classe par semaine pour les enfants des écoles élémentaires de la ville puisque Nicolas Dupont-Aignan refuse obstinément d’appliquer la semaine de 4,5 jours et annonce que les portes des écoles resteront closes le mercredi matin ! S’il perd son bras de fer avec le gouvernement, les enseignants termineront par ailleurs les cours à 16 heures et les parents devront payer une demie-heure de garderie supplémentaire 4 jours par semaine… Souvenons-nous d’ailleurs que Nicolas Dupont-Aignan n’a pas toujours été contre cette réforme puisqu’il y a encore un an, il avait affirmé qu’il ferait son maximum pour l’appliquer.

  Yerres, ville de culture? Au-delà de l’exposition Caillebotte, vitrine réussie mais sans lendemain a priori, les perspectives s’annoncent plutôt sombres. Le Val d’Yerres et son président – Nicolas Dupont-Aignan – s’apprêtent à sacrifier des enseignements au conservatoire sur l’autel de la crise économique. Un affaiblissement qui conduira à la perte de rayonnement du conservatoire, le véritable phare culturel de la ville, qui met la musique et la danse à la portée de tous.

  Le développement économique de la ville, lui, passe manifestement par l’ouverture d’une enseigne d’une chaîne de pizzas puisque Monsieur le maire l’inaugurera en personne… ainsi que la salle de fitness attenante qui permettra aux Yerrois d’éliminer immédiatement les kilos superflus lies à la malbouffe!

Enfin, et peut-être surtout, le positionnement de Nicolas Dupont-Aignan sur l’échiquier politique n’est pas à la gloire de ses administrés. Durant toute la campagne pour les élections européennes, personne, y compris parmi les politologues les plus aguerris, ne voyait de réelle différence entre le programme de notre maire et celui du Front National… Si on ajoute à ce constat les idées assumées par les alliées européens de Nicolas Dupont-Aignan ainsi que ses déclarations parfois ambiguës, une question mérite d’être posée: Yerres est-elle gérée par un maire d’extrême-droite?

Si la culture, la jeunesse et l’éducation – qui ne constituent d’ailleurs pas les priorités de l’extrême-droite – sont réellement celles de Nicolas Dupont-Aignan, il est temps pour l’équipe municipale de redresser la barre.

Cesser de privilégier l’apparence et revenir aux fondamentaux, plus encore lorsque les cordons de la bourse se resserrent : ce ne sont ni les massifs de fleurs, ni une voirie cossue qui assurent l’avenir, l’ouverture et l’épanouissement d’une ville et de sa population.

Pascal Gallien

Nicolas Dupont-Aignan, nationaliste ou patriote?

Charles De Gaulle disait :

« Le patriotisme, c’est aimer son pays. Le nationalisme, c’est détester celui des autres. »

Pour queDupont-Aignanlqu’un qui s’autoproclame “gaulliste”, visiblement sans l’avoir lu, la frontière entre ces deux notions est on ne peut plus floue.

Une frontière que Nicolas Dupont-Aignan n’hésite pas à franchir régulièrement, avec ou sans  kalachnikov c’est selon…

Briguer un mandat européen tout en rejetant l’Europe selon le sens du vent, relève d’une certaine aisance acrobatique tant le grand écart est quasi-permanent.

Ah!… Le joli slogan « ni système, ni extrême », qui veut tout dire et rien à la fois.

  • Ni système? Bien sûr… Sous-entendu: « Je rejette les partis politiques en omettant de préciser que je suis président de Debout la République, parti que j’ai moi-même créé puisque les autres partis ne pouvaient répondre à mes ambitions électorales et nationales.
  • Ni extrême? Ah non … Je flirte par médias interposés avec le vice-président du Front National, refusant d’aller chez lui mais lui proposant de me rejoindre puisque nous avons les mêmes valeurs. Et ce, devant des millions de spectateurs chez Laurent Ruquier. C’est dire comme le propos est assumé (émission du 26 avril 2014).

« Debout la France » était le slogan de « Debout la République » pour les élections européennes. La prochain ce sera quoi?  » Debout la France aux Français »  ? Pourquoi pas « Debout de ficelle » tellement le contenu du programme est bricolé au point de ratisser au plus large?

De plus en plus présent dans les médias, mais se plaignant pourtant de ne pas y être assez, comme d’autres extrêmes avant lui, il parle comme un livre… Mais de toute évidence il lui en manque quelques pages.

Celles du Général De Gaulle à coup sûr !

Stéphane Fabe