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Economie

L’amour de Nicolas Dupont-Aignan pour les chevaux et son électorat n’a pas de limite budgétaire

Classe découverte yerresVoici donc que notre cher Maire réduit la part de dépenses de la mairie consacrée aux classes découvertes et donc à nos enfants. Les classes découvertes permettent aux écoliers de Yerres de s’extraire de leur quotidien, de nouer d’autres relations avec leur enseignant et pour certains, de sortir des frontières de leur ville une fois par an. Il faut dire que venant d’un Maire amoureux des frontières et du repli sur soi, cette décision semble cohérente.

Le courrier que Nicolas Dupont-Aignan a adressé aux parents évoque bien sûr la baisse des dotations de l’Etat pour justifier ce choix. Et comme tout choix est politique, j’en conclus qu’il continuera de payer une somme annuelle exorbitante pour que ses policiers prennent l’air et papotent à cheval, car nous le savons, Nicolas Dupont-Aignan est un fervent défenseur du cheval. J’en conclus donc aussi que les personnes âgées de notre ville qui, elles, votent, continueront d’aller aux frais de la princesse, qui au Moulin Rouge avec des bus affrétés par la ville, qui dans de bons restaurants ou des soirées dansantes….

A moins que Nicolas Dupont-Aignan ne nous prouve le contraire par A + B, force est de constater que son amour des chevaux et de son électorat dépasse largement la piètre attention qu’il porte à nos enfants, ignorance qui se traduit jusqu’à la qualité lamentable de ce qu’il leur sert à manger quotidiennement.

Oui, tout choix est politique, et plus encore lorsqu’il s’agit de la gestion du budget d’une mairie qui se gère de façon identique pour les ménages yerrois :  lorsque les temps sont durs, on sacrifie des dépenses. Maire ne s’écrit pas encore Mère.

On peut toujours rêver.

Anne-Laure Fonbaustier

Yerres : un budget qui ne présage rien de bon pour les Yerrois

yerres budgetLe point n°6 à l’ordre du jour du dernier conseil municipal portait sur le débat d’orientations budgétaires. Retrouvez ci-dessous notre intervention

« Monsieur le Maire,

Mesdames et Messieurs,

Dans le contexte actuel, il serait irresponsable de nier la crise économique mondiale, le contexte européen et national extrêmement difficile et contraint.

Il serait irresponsable de ne pas mettre en avant les sommets vertigineux atteints par la dette publique. Il serait par ailleurs malvenu de considérer que le seul responsable de cette situation est le Gouvernement actuel, celui-là même que, Monsieur le Maire, vous n’avez de cesse d’accuser de tous les maux. Car, pour être tout à fait honnête, il est important de repréciser qu’1/4 de cette dette a été réalisée par Nicolas Sarkozy, lorsqu’il était Président de la République, faisant passer cette dette de l’équivalent de 64,2% du PIB à 90,2% en 2012.

Ainsi, par lien de cause à effet, notre Gouvernement actuel a hérité d’un contexte économique exécrable.

Concernant la baisse des Dotations Générales de Fonctionnement (DGF) qui cristallise les débats, il convient également de rappeler qu’avant qu’elle ne soit concrètement chiffrée par le Gouvernement actuel, la DGF avait été gelée pendant plusieurs exercices consécutifs, ce qui représentait déjà une baisse en euros constants.

Par conséquent, cette baisse globale de la DGF est loin d’être une surprise. Et elle aurait pu être anticipée depuis plusieurs années. Cela vous aurait évité de marteler à chaque décision budgétaire que tout ceci est le résultat d’une politique gouvernementale de désengagement vis-à-vis des collectivités.

Car, après lecture attentive de vos documents relatifs au débat d’orientations budgétaires, un état de fait se dégage : les seuls responsables de la politique budgétaire yerroise seraient l’Etat et le Conseil Général.

Bien évidemment, il eût été surprenant d’y lire un mea culpa de la Municipalité ou une révision à la baisse des dépenses imposées aux Yerrois depuis des années. Tout ceci est de bonne guerre.

Mais c’est une curieuse façon d’endosser ses responsabilités et d’assumer la charge toujours plus lourde qui pèse sur les Yerrois. Comme pour pratiquer la méthode coué, vous nous dites au fil des pages et des documents que vous allez « tout faire pour ne pas augmenter les impôts » ou que vous refusez d’envisager une « solution fiscale »…

Doit-on lire entre les lignes que rien n’est moins sûr ?

Doit-on comprendre que nous ne sommes pas à l’abri d’une hausse d’impôts qui achèverait d’expulser de la ville les Yerrois les plus modestes qui ne parviennent plus à honorer leurs impôts locaux ?

Vous affirmez que la volonté de la municipalité reste de ne pas alourdir la pression fiscale. Vous dites aussi que les taux sont en diminution depuis 1996. Admettons.

Sauf que ces taux n’ont baissé que de 1.28% depuis votre élection à la Mairie de Yerres. A ce jour nous avons une taxe d’habitation plus élevée de 1.55% par rapport à la moyenne de la strate des communes équivalente. Mais par contre, depuis 1996, vous avez fait augmenter la taxe foncière de près d’1%, faisant passer la commune à 2.22% par rapport à la moyenne de la strate des communes équivalente.

De plus, comme à votre habitude, vous oubliez de dire qu’au début de votre 1er mandat vous avez augmenté le taux de la taxe d’habitation de plus de 20% et que dans le même temps vous avez supprimé la majoration facultative de l’abattement à la base de 15%.

Et cette augmentation que vous avez mise en place dès votre 1er mandat se répercute année après année puisque l’abattement facultatif à la base n’a pas été rétabli. En fait, les millions de recettes de la ville sont ceux récoltés grâce à la sur-fiscalité yerroise. Il serait de bon ton de le rappeler régulièrement.

Mais il serait surtout de bon ton de se souvenir que si les Yerrois paient autant d’impôts aujourd’hui, c’est parce que la ville a été ruinée par la droite et non pas par la gauche – comme vous vous plaisez à le dire – et que vous, Monsieur le Maire, avez pris ces dispositions fiscales dès 1995.

Dans l’édito du livret « les finances à Yerres », vous dites :

« C’est pourquoi j’ai demandé à chacun de faire des économies et de poursuivre les efforts »

Il eût été plus honnête de dire :

« J’ai demandé à chaque Yerrois de payer toujours plus cher les prestations municipales et toujours aussi cher les impôts locaux. »

Venons-en maintenant au contenu.

  • Parmi les sources de dépenses, vous placez la réforme des rythmes scolaires en bonne position. Sans surprise.

Mais, si la Ville n’a rien mis en place pour les nouveaux rythmes scolaires, est-ce la faute de l’Etat ?

Vous omettez de dire que si la réforme avait été appliquée correctement et dignement, en temps et en heure, la Ville aurait touché l’aide de l’Etat, une année plus tôt.

Pour 2014-2015 : la ville était, comme toute les communes de France, éligible au fonds d’amorçage qui finance la réforme des rythmes scolaires (soit 50 euros par élève auxquels s’ajoutent 40 euros par élève de la CAF).

Pour 2015-2016 : la commune  peut de nouveau bénéficier de cette dotation, si elle met en œuvre la réforme.

Il y a donc beaucoup à redire sur les additions et les soustractions qui figurent à chaque page du livret détachable édité avec l’avant-dernier JdY.

Par ailleurs, vous annoncez que cette réforme coûte 500 000 €. Auparavant, vous marteliez qu’elle s’élevait à 650 000 puis 600 000 €. La moindre des choses serait de communiquer de façon transparente sur comment se décompose cette somme.

Nous avons sollicité votre cabinet à plusieurs reprises pour avoir connaissance du détail de cette somme. En vain, comme nombre de nos demandes. Pourtant, ce décompte nous eût été fort utile pour ce Débat d’Orientations Budgétaires.

Par exemple, nous aurions aimé savoir quelle est la part de cette somme couverte par les augmentations tarifaires des prestations périscolaires. Nous aurions aimé savoir comment vont être réinjectés les bénéfices du mercredi en centre de loisirs dont le tarif est le même qu’une journée complète alors que nos enfants n’y vont qu’une demi-journée.

Nous aurions aimé savoir ce que la Ville a à gagner à ne pas faire les travaux nécessaires dans nos écoles, faisant d’elles des gouffres énergétiques puisque l’isolation et les fenêtres sont en partie à refaire, notamment à Brossolette et Saint-Exupéry pour ne citer que ces établissements scolaires.

Comment vous croire lorsque vous dites que vous n’allez pas augmenter les impôts alors que depuis des années vous promettez des travaux dans nos écoles et que ceux-ci ne sont faits que pour les parties visibles : devantures et façades.

  • Vous accusez également le Conseil Général de se désengager des communes.

Vous dites qu’il a décidé de revoir son mode d’attribution des subventions destinées à la petite enfance et que celles-ci vont disparaître en 2016.

Voilà une vision tout à fait simpliste de la chose si je puis me permettre. Il ne tient qu’à vous, Monsieur le Maire, que Yerres perçoive encore des subventions du CG. Pour ce faire, il suffit de créer des places de crèches. Car, en effet, le mode d’attribution a changé mais il n’a pas vocation à disparaître !

Auparavant, le CG subventionnait les places existantes. Il s’agissait donc de subvention de fonctionnement. Désormais, il s’agit de subvention d’investissement pour la création de places en crèches. C’est donc un financement incitatif. Par ailleurs, nous vous rappelons que la petite enfance n’est pas une compétence obligatoire du Conseil Général.

Le Conseil général de l’Essonne a maintenu aussi longtemps qu’il le pouvait un dispositif qui, rappelons-le, ne relève pas de ses compétences obligatoires

Dans un contexte de désengagement massif de la CAF, dont c’est la compétence première (-15% pour la PSEJ en un an), le Département n’a pas à se substituer à la CAF ni aux communes.

Le nouveau dispositif maintient une aide en fonctionnement incitative pour la création de places : le Département est dans son rôle d’incitateur, en proposant une aide sur 3 ans, pour permettre la montée en charge progressive. Le Conseil général repositionne ses aides dans le cœur de ses compétences.

Moralité : si vous mettez en place un programme de création de places en crèches, celui-ci sera subventionné. Il ne tient qu’à vous de faire en sorte que la Ville soit éligible à cette subvention.

Nous tenons à rappeler que les subventions du CG de l’Essonne n’ont jamais été aussi importantes que depuis que la gauche y est majoritaire, preuve en est : le contrat de territoire qui permettra à Yerres de percevoir 2.818 millions d’euros de subvention d’ici 2016 (page 32 du livret).

N’oublions pas non plus que le CG de l’Essonne finance quasiment 100% les services d’incendie et de secours, faisant ainsi économiser aux communes de Brunoy et de Yerres 2.5 millions €.

Malgré la politique volontariste du CG91 d’aider les communes, vous, Monsieur le Maire, vous continuez à maintenir une pression fiscale très importante et vous augmentez désormais les impôts indirects.

  • Vous reprochez à l’Etat d’imposer à la Ville 377 000 € pour de nouvelles mesures statutaires

Les employés communaux apprécieront que vous, Monsieur le Maire, considériez que l’augmentation du SMIC, des cotisations patronales et salariales, et la prise en charge des droits à la retraite des employés de la commune venant du privé soient des contraintes imposées par l’Etat. N’est-il pas surprenant que vous mettiez sur le même plan la réforme gouvernementale des rythmes scolaires que vous combattez sans relâche, et l’amélioration des droits sociaux des employés communaux ?

Nous, au contraire, nous nous réjouissons de l’amélioration des conditions statutaires du personnel municipal. Votre vision comptable masque une réalité humaine que vous ne voulez pas prendre en compte.

Nous aurons donc une meilleure visibilité de vos intentions lors de la présentation du budget 2015, dans lequel nous espérons que la jeunesse et la culture ne seront pas vos variables d’ajustements aux profits de la spirale sécuritaire et fiscale que vous continuez à mettre en place. »

Elodie Jauneau

Jérôme Rittling

Nos inquiétudes persistantes au sujet de la future zone commerciale du quartier de la Gare

Quartier de la Gare à YerresLors du dernier Conseil Municipal, au moment des questions orales, nous avons interpellé Monsieur le Maire sur nos inquiétudes persistantes partagées par les commerçants yerrois, au sujet de la future zone commerciale du quartier de la Gare.

Retrouvez ci-dessous notre intervention.

« Dans le cadre de la ZAC de la gare de Yerres, avec l’aménagement d’un centre commercial de plus de 3500 m², nous souhaiterions savoir quelles actions vous entendez mener pour préserver les commerces de proximité du centre-ville, mais pas uniquement. Nous souhaiterions savoir dans quelle mesure vous avez pris en considération les inquiétudes de TOUS nos commerçants de Gambetta au Rond-point Pasteur, en passant par les Rives de l’Yerres, ou encore les Godeaux.

Par ailleurs, des inquiétudes relatives à l’engorgement de la circulation aux abords de ce quartier ont été plusieurs soulevées ici en Conseil Municipal – notamment par Madame Ract-Madoux – nous souhaiterions donc savoir si des modifications ou des mesures ont été prises en amont pour répondre à cette inquiétude.

Enfin, nous avons ouï dire que sur les 7 boutiques attenantes au nouveau Leclerc, 5 d’entre elles seraient des boutiques estampillées « Leclerc ». Autrement dit, si c’est avéré, nous ne sommes plus dans une concurrence équitable. S’il s’avère que 5 boutiques appartiendront au groupe Leclerc, vous n’êtes pas sans savoir qu’en termes de prix et de qualité, de telles boutiques achèveront de mettre en difficulté nos commerces historiques. »

Il semble que la Majorité soit sourde à ces inquiétudes et, malgré les recours déposés par une grande majorité de commerçants yerrois et montgeronnais, la perspective d’une modification de ce projet en vue de protéger nos commerces de proximité n’est toujours pas à l’ordre du jour.

De nombreux Montgeronnais, commerçants, habitants, élus ou non, partagent également nos inquiétudes.

Quelle ne fut donc pas notre surprise de constater que les candidats aux élections départementales, soutenus par Nicolas Dupont-Aignan, osaient se présenter en défenseurs du petit commerce!

Tout est bon pour récupérer des électeurs, y compris les mensonges.

Elodie Jauneau

Contribution de la Section PS de Yerres pour les Etats Généraux du PS #EGPS

PS Yerres EGPSThème 4 : activité et plein emploi

Que serait une société de plein emploi et du bon emploi ? Faut-il une société du plein emploi ou de la pleine activité ? Comment mettre la formation au cœur de la société et de la vie de chacun-e ? Comment répondre au chômage de masse vécu dans les quartiers ?

Depuis plusieurs décennies, les avancées technologiques ont permis d’améliorer les rendements et la productivité. Mais là où, quelques années auparavant, plusieurs salariés étaient nécessaires, aujourd’hui, seul(s) un ou deux (service comptabilité, robotisation des chaînes de montage, caisse automatique des supermarchés, bornes de paiement dans la restauration rapide…etc.) peuvent accomplir ces mêmes tâches.

Par conséquent, face à ces bouleversements technologiques, la société doit être réactive et proactive dans ses évolutions, notamment dans la formation professionnelle (changement d’orientation, qualification, etc…), l’apprentissage ou la revalorisation des filières techniques dans les classes d’orientation.

Les différentes organisations patronales mettent en avant la nécessité de diminuer drastiquement le coût du travail, et d’assouplir les règles du Code du Travail pour favoriser l’emploi. Nous pensons au contraire que les organisations patronales doivent s’engager dans des objectifs de création d’emplois plus précise et plus ambitieuse, pour ne pas reproduire l’échec (création d’emplois très relative) de la baisse de la TVA dans la restauration (de 19.6% en 2009 elle est passé à 5.5% en juillet 2009, puis à 7% en janvier 2012, pour revenir à 10% en janvier 2014).

Par ailleurs, certains secteurs ont un potentiel de développement très important. Ceux de l’économie sociale et solidaire ont l’avantage de créer des emplois non délocalisables (métiers de service).

Dans le domaine énergétique, le développement la filière énergie « verte » permettrait un changement de notre mode de consommation et de notre comportement dans l’utilisation des énergies renouvelables et moins polluantes (véhicules électriques, maison à énergie positive…). Tous les emplois créés dans ce secteur sont également non délocalisables.

Cependant, il nous semble également nécessaire d’augmenter les moyens humains pour lutter plus efficacement contre la fraude aux cotisations sociales (plus de 20 milliards d’euros en 2013 d’après la Cour des comptes) : sous-déclaration des heures effectivement travaillées, utilisation détournée du statut d’auto-entrepreneur, abus liés au statut de travailleur détaché d’autres pays de l’Union européenne … etc. Pour ce faire, une augmentation significative des effectifs de l’inspection du travail semble indispensable.

En parallèle, un meilleur accompagnement des demandeurs d’emploi passe par une augmentation des conseillers de Pôle Emploi, pour transformer l’accompagnement de masse non personnalisé à un accompagnement de qualité et un meilleur suivi du demandeur d’emploi.

Section PS de Yerres

Retrouvez ci-dessous les contributions des membres de la Section PS de Yerres:

Cauchemars à Yerres

Cauchemars à Yerres« Yerres comme nous l’aimons ». Que reste-t-il de ce slogan deux mois après la réélection de Nicolas Dupont-Aignan? Est-il sûr d’avoir été réélu pour prendre les décisions suivantes?

Une comparaison entre le discours et les actes s’impose !

  Loin de sa promesse de ne pas politiser les élections municipales, Nicolas Dupont-Aignan n’a eu besoin que de 48 heures pour expliquer sur une chaîne d’information continue qu’il devait son élection à sa (pseudo) bonne gestion de la ville mais aussi à ses convictions sur l’Europe!

  La jeunesse, soit-disant priorité du nouveau mandat, a perdu un de ses rares lieux de rencontres en centre-ville avec la décision brutale et unilatérale de fermer le skate-park pour le reléguer dans un quartier périphérique de la ville. Drôle de conception du vivre ensemble à Yerres…

  L’éducation, autre priorité du nouveau mandat, pourrait se traduire par une perte de 3 heures de classe par semaine pour les enfants des écoles élémentaires de la ville puisque Nicolas Dupont-Aignan refuse obstinément d’appliquer la semaine de 4,5 jours et annonce que les portes des écoles resteront closes le mercredi matin ! S’il perd son bras de fer avec le gouvernement, les enseignants termineront par ailleurs les cours à 16 heures et les parents devront payer une demie-heure de garderie supplémentaire 4 jours par semaine… Souvenons-nous d’ailleurs que Nicolas Dupont-Aignan n’a pas toujours été contre cette réforme puisqu’il y a encore un an, il avait affirmé qu’il ferait son maximum pour l’appliquer.

  Yerres, ville de culture? Au-delà de l’exposition Caillebotte, vitrine réussie mais sans lendemain a priori, les perspectives s’annoncent plutôt sombres. Le Val d’Yerres et son président – Nicolas Dupont-Aignan – s’apprêtent à sacrifier des enseignements au conservatoire sur l’autel de la crise économique. Un affaiblissement qui conduira à la perte de rayonnement du conservatoire, le véritable phare culturel de la ville, qui met la musique et la danse à la portée de tous.

  Le développement économique de la ville, lui, passe manifestement par l’ouverture d’une enseigne d’une chaîne de pizzas puisque Monsieur le maire l’inaugurera en personne… ainsi que la salle de fitness attenante qui permettra aux Yerrois d’éliminer immédiatement les kilos superflus lies à la malbouffe!

Enfin, et peut-être surtout, le positionnement de Nicolas Dupont-Aignan sur l’échiquier politique n’est pas à la gloire de ses administrés. Durant toute la campagne pour les élections européennes, personne, y compris parmi les politologues les plus aguerris, ne voyait de réelle différence entre le programme de notre maire et celui du Front National… Si on ajoute à ce constat les idées assumées par les alliées européens de Nicolas Dupont-Aignan ainsi que ses déclarations parfois ambiguës, une question mérite d’être posée: Yerres est-elle gérée par un maire d’extrême-droite?

Si la culture, la jeunesse et l’éducation – qui ne constituent d’ailleurs pas les priorités de l’extrême-droite – sont réellement celles de Nicolas Dupont-Aignan, il est temps pour l’équipe municipale de redresser la barre.

Cesser de privilégier l’apparence et revenir aux fondamentaux, plus encore lorsque les cordons de la bourse se resserrent : ce ne sont ni les massifs de fleurs, ni une voirie cossue qui assurent l’avenir, l’ouverture et l’épanouissement d’une ville et de sa population.

Pascal Gallien