Durovray

Nicolas Dupont-Aignan, François Durovray : tel père, tel fils !

dupont CD91On savait que M. Dupont-Aignan avait un culot d’acier, mais en écrivant cela, c’est du grand art ! En effet, qu’a fait son ancien bras droit M. Durovray si ce n’est suivre son exemple ? Et encore… M. Durovray, en arrivant à la tête de l’exécutif départemental, a plutôt joué « petit bras » en n’augmentant les impôts « que » de 29 % alors que M. Dupont-Aignan les avaient augmentés de plus de 40 % en arrivant à la mairie de Yerres. Plutôt que de critiquer M. Durovray par simple posture politicienne et démagogie électoraliste, M. Dupont-Aignan aurait dû être fier de voir son ancien élève suivre scrupuleusement son exemple, à savoir :

1) Augmenter fortement les impôts quand on arrive à la tête d’une collectivité en misant sur le fait que les contribuables auront oublié à la fin du mandat.

C’est ce qui s’est passé à Yerres alors que l’augmentation de plus de 40 % appliquée par M. Dupont-Aignan sur la taxe d’habitation se répète mécaniquement chaque année depuis 20 ans et a projeté les Yerrois parmi les plus imposés de France.

2) Invoquer la mauvaise gestion de ses prédécesseurs pour justifier cette augmentation.

En l’occurrence, M. Guedj, ancien président socialiste du Conseil Départemental, a aussitôt mis à mal toutes les accusations qui ont été portées contre lui et les budgets courageux qu’il a mis en œuvre durant sa présidence (courageux car intégrant toujours, malgré la conjoncture budgétaire difficile, une forte dimension sociale sans augmentation d’impôts). Rappelons-nous… il s’était passé la même chose à Yerres quand M. Dupont-Aignan avait accusé M. Lucas, son prédécesseur socialiste, d’être le responsable de l’augmentation de la taxe d’habitation, laissant croire que celui-ci était à l’origine des problèmes budgétaires de la ville, ce qui était complètement faux (et puis… il y aurait eu à l’époque d’autres solutions, plus favorables aux Yerrois, que celle d’augmenter les impôts comme l’a fait M. Dupont-Aignan).

3) Assortir ces hausses d’impôts d’une diminution des budgets de la culture, du social et de la jeunesse, les trois variables d’ajustement classiques de la droite.

En effet, pour la droite, diminuer les budgets des actions qui se voient peu permet d’augmenter ceux des actions qui se voient beaucoup : embellissement, caméras de surveillance, personnes âgées (qui, contrairement aux jeunes, votent), … Pour la droite, le paraître a toujours été plus important que l’être. Là encore il s’est passé la même chose à Yerres qui dispose aujourd’hui de budgets « peaux de chagrin », ridicules au regard d’une ville de 30 000 habitants, notamment en matière de culture, de social et de jeunesse.

4) Appliquer cette politique aux collectivités « amies ».

Ainsi, Montgeron, ville dont M. Durovray était maire avant d’être élu à la présidence du Conseil Départemental et de céder son fauteuil à sa 1ère adjointe, ne s’est pas contentée d’augmenter les impôts. La nouvelle maire LR a aussi réalisé des coupes importantes dans les domaines du scolaire, de la jeunesse et des dotations des services. Ben voyons !

Décidément… Celles et ceux qui, de bonne foi, pensent que la droite et la gauche c’est pareil, devraient consulter au plus vite leur ophtalmologiste. En attendant, avec M. Dupont-Aignan à la mairie et M. Durovray au Département, ce sera double peine pour les Yerrois jusqu’au jour où ils comprendront que le slogan « la douceur de vivre » donné à notre ville par M. Dupont-Aignan ne s’applique qu’à lui-même et à ses amis et que pour les autres, les chômeurs, les précaires et les jeunes, il s’agit plutôt de « la difficulté de vivre ».

Alain Bétant

Budget 2016 de l’Essonne : La droite est là, l’austérité aussi !

Mesures budgétaires CD91Lundi 25 janvier 2016, le Conseil départemental de l’Essonne a fait le choix de l’austérité. Pas très étonnant pour ceux qui connaissent François Durovray, son nouveau président, qui a été le bras armé de Nicolas Dupont-Aignan quand ce dernier a décidé d’augmenter de plus de 40% la taxe d’habitation des Yerrois-es.

Ce choix est clivant puisque ce budget n’a été adopté qu’à 25 voix de la majorité, 3 s’étant abstenues et 2 ayant voté contre aux côtés des 12 élu-e-s du groupe RGE.

Alors que les compétences du Conseil départemental semblent parfois éloignées des préoccupations de nos concitoyen-ne-s, des Essonnien-ne-s et des Yerrois-es, les mesures fiscales et budgétaires qui ont été adoptées en début de semaine sont bien concrètes et auront des répercussions immédiates sur notre vie quotidienne.

Dans le viseur de ce budget : les familles, les jeunes et les plus fragiles. Autrement dit, plusieurs dizaines de milliers d’Essonnien-ne-s.

Sans avoir jamais consulté l’opposition et en balayant d’un revers de main la totalité du contre-budget et des mesures proposées par nos élu-e-s, la majorité de droite a décidé d’étrangler les Essonnien-ne-s.

Basé sur une hausse d’impôts de 29% – ce qui, dans notre commune déjà hyper-fiscalisée, aura des conséquences immédiates sur le pouvoir d’achat des Yerrois-es – le budget adopté par le Conseil départemental est à l’image des décisions prises par la droite dans son ensemble, qu’elle soit à la tête de nos mairies ou de notre région :

  • Abandon de la carte jeune
  • Fin de la subvention de la carte Imagin’R pour les collégiens
  • Fin de la gratuité dans l’aide à la restauration scolaire
  • Fin de l’expérimentation des petits déjeuners dans les collèges
  • Suppression du Festival Cinessonne
  • Abandon de l’APA+ pour nos séniors les plus modestes
  • Baisse des subventions aux associations de lutte contre les discriminations
  • Baisse du financement des missions locales de l’Essonne
  • Fin du co-financement des emplois d’avenir
  • …etc.

Alors que d’importantes concertations sont actuellement en cours à Matignon pour repenser et proposer de nouvelles solutions sur le financement des aides sociales – qui relèvent, rappelons-le, des compétences obligatoires du Conseil départemental –, alors que le budget pouvait être voté jusqu’au 15 avril 2016, François Durovray a préféré s’inscrire dans une posture démagogique et droitière. Exactement comme il l’a fait en arrivant à la tête de la mairie de Montgeron en 2014 où il a immédiatement augmenté les impôts de 12% juste avant de démissionner pour rejoindre la Présidence du Conseil départemental.

Conscient des difficultés à résoudre au plus vite, le groupe des élu-e-s RGE a proposé un contre-budget garantissant 15 millions d’euros d’économies sans aucune augmentation d’impôts, 2,5 millions de recettes, le maintien de la dette à un niveau supportable et un soutien indéfectible à celles et ceux qui en ont le plus besoin : les jeunes, les familles et les plus fragiles.

A tous-tes celles et ceux qui considèrent encore que la droite et la gauche, c’est la même chose ou, pour reprendre une expression populaire, c’est « blanc bonnet et bonnet blanc », les décisions qui viennent d’être prises cette semaine par l’exécutif départemental démontrent sans aucune équivoque possible que nos valeurs, nos priorités et nos luttes ne sont clairement pas les mêmes.

Moralité : ce dont les Essonnien-ne-s ont vraiment besoin, la droite a décidé de s’en passer. 

Elodie Jauneau

Moi, Stéphane F., Yerrois et fier descendant de paysan gascon !

impôts YerresComment puis-je rester tranquillement dans ma chaumière alors qu’un nouveau murmure se fait de plus en plus bruyant en ce moment?

“Debout la république! A genoux les Yerrois et les Montgeronnais!”.

Oyé oyé braves gens, il est venu le temps de vous agenouiller devant Nicolas Dupont Aignan, Baron du Val d’Yerres, Comte de Debout la Gaulle et son fidèle écuyer Francois II Rovray prince de la dîme de Montgeron.

Forts de leurs derniers résultats électoraux (tant sur le plan local qu’européen), ces élus se comporte comme de parfaits souverains: pour une fois l’étiquette correspond au produit.

Cette nouvelle génération de seigneurs débute son règne sur les chapeaux roues (de carrosse):

Augmentation des impôts de façon arbitraire,
Refus d’obtempérer aux lois du royaume France (réforme des rythmes scolaires),
Exclusion des saltimbanques du bourg (déplacement du skate parc) et des troubadours et ménestrels (conservatoire en danger).

 Nous les serfs, fiers descendants de Jacquou le Croquant, devrions nous poser également une question :

Pourquoi ces seigneurs ne portent-ils jamais l’armure pour pourfendre dame Marine ? Descendraient-ils du même lignage ?

La différence entre la monarchie et la démocratie est assez simple: le représentant du peuple est élu dans le deuxième cas. A Yerres et Montgeron  il en va de même.

Visiblement, une fois l’échéance électorale passée, Messires Dupont-Aignan et Durovray se prennent pour des rois !

Je ne mettrai pas ma main sur la guillotine que bientôt leur viendra l’idée de supprimer le 14 juillet des calendriers et qu’à la fête de la ville, il nous sera interdit de danser la carmagnole.

Moi, fier descendant de paysan gascon a qui Henry IV a promis une poule au pot tous les dimanches, je me demande, au regard des promulgations régulières de ces soit-disant suzerains, si j’aurais encore la semaine prochaine les moyens ou le droit  d’acheter ne serait-ce que les allumettes.

Stéphane Fabe