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Droite

Budget 2016 de l’Essonne : La droite est là, l’austérité aussi !

Mesures budgétaires CD91Lundi 25 janvier 2016, le Conseil départemental de l’Essonne a fait le choix de l’austérité. Pas très étonnant pour ceux qui connaissent François Durovray, son nouveau président, qui a été le bras armé de Nicolas Dupont-Aignan quand ce dernier a décidé d’augmenter de plus de 40% la taxe d’habitation des Yerrois-es.

Ce choix est clivant puisque ce budget n’a été adopté qu’à 25 voix de la majorité, 3 s’étant abstenues et 2 ayant voté contre aux côtés des 12 élu-e-s du groupe RGE.

Alors que les compétences du Conseil départemental semblent parfois éloignées des préoccupations de nos concitoyen-ne-s, des Essonnien-ne-s et des Yerrois-es, les mesures fiscales et budgétaires qui ont été adoptées en début de semaine sont bien concrètes et auront des répercussions immédiates sur notre vie quotidienne.

Dans le viseur de ce budget : les familles, les jeunes et les plus fragiles. Autrement dit, plusieurs dizaines de milliers d’Essonnien-ne-s.

Sans avoir jamais consulté l’opposition et en balayant d’un revers de main la totalité du contre-budget et des mesures proposées par nos élu-e-s, la majorité de droite a décidé d’étrangler les Essonnien-ne-s.

Basé sur une hausse d’impôts de 29% – ce qui, dans notre commune déjà hyper-fiscalisée, aura des conséquences immédiates sur le pouvoir d’achat des Yerrois-es – le budget adopté par le Conseil départemental est à l’image des décisions prises par la droite dans son ensemble, qu’elle soit à la tête de nos mairies ou de notre région :

  • Abandon de la carte jeune
  • Fin de la subvention de la carte Imagin’R pour les collégiens
  • Fin de la gratuité dans l’aide à la restauration scolaire
  • Fin de l’expérimentation des petits déjeuners dans les collèges
  • Suppression du Festival Cinessonne
  • Abandon de l’APA+ pour nos séniors les plus modestes
  • Baisse des subventions aux associations de lutte contre les discriminations
  • Baisse du financement des missions locales de l’Essonne
  • Fin du co-financement des emplois d’avenir
  • …etc.

Alors que d’importantes concertations sont actuellement en cours à Matignon pour repenser et proposer de nouvelles solutions sur le financement des aides sociales – qui relèvent, rappelons-le, des compétences obligatoires du Conseil départemental –, alors que le budget pouvait être voté jusqu’au 15 avril 2016, François Durovray a préféré s’inscrire dans une posture démagogique et droitière. Exactement comme il l’a fait en arrivant à la tête de la mairie de Montgeron en 2014 où il a immédiatement augmenté les impôts de 12% juste avant de démissionner pour rejoindre la Présidence du Conseil départemental.

Conscient des difficultés à résoudre au plus vite, le groupe des élu-e-s RGE a proposé un contre-budget garantissant 15 millions d’euros d’économies sans aucune augmentation d’impôts, 2,5 millions de recettes, le maintien de la dette à un niveau supportable et un soutien indéfectible à celles et ceux qui en ont le plus besoin : les jeunes, les familles et les plus fragiles.

A tous-tes celles et ceux qui considèrent encore que la droite et la gauche, c’est la même chose ou, pour reprendre une expression populaire, c’est « blanc bonnet et bonnet blanc », les décisions qui viennent d’être prises cette semaine par l’exécutif départemental démontrent sans aucune équivoque possible que nos valeurs, nos priorités et nos luttes ne sont clairement pas les mêmes.

Moralité : ce dont les Essonnien-ne-s ont vraiment besoin, la droite a décidé de s’en passer. 

Elodie Jauneau

Avec vous, pour une Île-de-France humaine et inscrite dans le XXIème siècle, votons Claude Bartolone.

Affiche Barto gauche rassembléeDimanche dernier, au soir du 1er tour, le Front National a atteint un niveau particulièrement inquiétant qui doit toutes et tous nous interpeller. Il en va de même pour l’abstention. C’est pourquoi, bien que les causes de cette défiance soient profondes et qu’elles doivent être combattues sans relâche, nous vous appelons dimanche prochain à faire barrage à l’extrême-droite dans notre Région.

Nous ne pouvons pas non plus nous résoudre à laisser les clefs de la Région à Valérie Pécresse, candidate de Nicolas Sarkozy, celui-là même qui a tant abîmé la France lorsqu’il était au pouvoir.

Nous ne pouvons nous résoudre à confier le Conseil Régional à une candidate qui affiche sur ses listes des militant-e-s de la Manif Pour Tous qui luttent sans vergogne contre les droits des femmes, contre l’IVG, contre l’égalité entre les femmes et les hommes au nom de valeurs d’un autre temps.

Nous ne pouvons accepter que Valérie Pécresse dirige notre Région sur la base d’un programme truffé de promesses anticonstitutionnelles et qui ne relèvent pas des compétences de la Région.

Voter pour Valérie Pécresse, c’est voter pour le conservatisme et pour un programme inapplicable basé sur les mensonges, des contre-vérités, quand ce n’est pas de la diffamation contre les candidats de gauche… Mais jamais aucune attaque contre le candidat du Front National dont elle nourrit l’espoir que ses électeurs reportent leur voix sur ses propres listes.

Voter pour Walleyrand de Saint-Just, c’est confier notre Région – la 1ère région de France – à un parti réactionnaire, xénophobe, islamophobe, qui prône la préférence nationale et qui n’a aucun programme régional mais seulement les ambitions de servir des valeurs et des idées qui n’ont rien de républicaines.

C’est pourquoi, nous appelons de toutes nos forces à faire barrage à l’extrême-droite et à la droite dure en votant pour Claude Bartolone, candidat de la gauche et des écologistes rassemblés avec Emmanuelle Cosse et Pierre Laurent.

Dimanche prochain, aucune voix ne doit manquer.

Avec vous, pour une Île-de-France humaine et inscrite dans le XXIème siècle, votons Claude Bartolone.

Flyer 4 pages

Elodie Jauneau, Alain Bétant, Stéphane Fabe, Jérôme Rittling, Denis Montarou

Réponse à un Yerrois qui pense (à tort) que M. Dupont-Aignan est un bon maire

Réponse à un YerroisNous avons récemment reçu un mail fort agressif de la part d’un Yerrois qui contestait le contenu de notre dernière tribune.

Voici notre réponse.

Monsieur, vous écrivez :

« ce gouvernement est une catastrophe les cahuzac etc etc depuis quand les milliardaires genre fabius veulent le bonheur du peuple dupont aignan me convient parfaitement je regrette simplement d’avoir un jour vote socialiste » (sic)

En réponse à votre courrier dont nous vous remercions, nous pourrions vous proposer de prendre une feuille de papier et de la diviser en 2 colonnes. A gauche, vous écririez les mensonges proférés par la gauche et les noms des responsables politiques de gauche mis en examen et à droite vous écririez les mensonges proférés par la droite et les noms des responsables politiques de droite mis en examen. Comme ne doutons pas de votre honnêteté intellectuelle, nous pensons que vous reconnaitrez que comme on dit « il n’y a pas photo ». En tout cas, vous seriez alors avisé de reconnaître que l’on peut, pour le moins, renvoyer la droite et la gauche dos-à-dos et ne pas citer que le seul nom de Cahuzac pour tenter d’étayer votre propos contre la gauche. C’est un peu… « facile » !

Nous remarquons aussi que vous ne comprenez pas comment un homme qui a de l’argent (Laurent Fabius) peut être à gauche. Si vous êtes cohérent avec vous-même, nous imaginons donc que vous ne pouvez pas comprendre comment un homme qui n’a pas d’argent peut être à droite ? Et nous en déduisons que vous êtes pour la lutte des classes, que vous avez de l’argent et que vous votez à droite. Si nous nous sommes trompés, c’est que vous n’êtes pas cohérent. La question n’est pas de savoir si on a de l’argent ou pas mais comment on l’utilise (surtout que pour Monsieur Fabius il s’agit essentiellement d’héritage dont il n’est pas responsable). Tout milliardaire qu’il est Monsieur Fabius aura fait, dans sa vie, 10 000 fois plus de choses pour les pauvres que Monsieur Dupont-Aignan (ce qui n’est pas très difficile, vu qu’il ne fait rien).

« il faut que ce soit un bien mauvais maire puisque il est réélu à 70 pour cent à chaque élection » (sic)

Au plan local, vous avez raison. 70 % des Yerrois votent pour Monsieur Dupont-Aignan. 70 % des Yerrois votent pour quelqu’un qui a doublé les impôts locaux, fortement réduit les prestations sociales et culturelles, qui n’a rien fait pour développer l’économie locale, qui s’obstine à ne pas vouloir respecter la Loi en matière de logements sociaux, qui refuse l’arrivée de tout réfugié (même en danger de mort dans son pays), etc… Aussi, une seule question mérite d’être posée : Comment fait-il ?

Et bien nous allons vous répondre…

Monsieur Dupont-Aignan applique depuis 20 ans une recette bien connue à droite : « paraître plutôt qu’être ! ».

Explications : des impôts locaux multipliés par deux, des fleurs et des caméras de surveillance partout, une attention extrême portée au 3ème âge (qui vote) au détriment des jeunes (des délinquants en puissance qui ne votent pas), une brigade équestre de toute beauté (mais chère et parfaitement inutile), des façades ripolinées (celles qui sont visibles, bien sûr) et surtout une communication extrêmement bien faite sur la base d’un positionnement politique national de « gueulard »…, le type qui est tout le temps en colère et qui critique tout. Ca ça plait ! Nous ne doutons pas que si les Yerrois-es, qui sont tellement sûr-e-s d’avoir un bon maire, regardaient ce qui se faisait dans les villes de même strate, ils n’en reviendraient pas de voir les écarts, c’est-à-dire tout ce dont bénéficient les habitants de ces villes et dont eux, ne bénéficient pas. Yerres, une belle ville, certes,  mais une ville morte.

Quant au plan national, souvenons-nous que Monsieur Hollande a remplacé Monsieur Sarkozy qui en 5 ans, avait réussi les tours de force suivants :

  • faire passer le taux de chômage de 8,4 % à 10,2 % (une perte de 436 700 emplois),
  • la dette publique de 921 à 1386 milliards d’euros (+ 50 %),
  • la dette globale publique de 1221 à 1818 milliards d’euros (+ 49 %),
  • la croissance économique de 2,3 % à 0 % (début de la récession),
  • la balance commerciale de – 52 à – 81,5 milliards d’euros (une détérioration de 57 %),
  • le taux d’imposition des plus hauts revenus de 49 % à 41 % et celui des sociétés de 50 % à 35 % (sans créer d’emplois).

Tous ces chiffres sont ceux de l’INSEE. Mais hélas, les Français-es ont la mémoire courte. Alors oui, nous vous l’accordons, la purge a été sévère. Parce qu’elle ne pouvait qu’être sévère. Mais Monsieur Hollande avait-il le choix ? Le fait même d’imaginer Sarkozy vainqueur en 2012 nous fait dresser les poils des bras d’épouvante car, il est certain que, vainqueur, il aurait continué sur la même voie et nous ne serions plus aujourd’hui au bord du gouffre mais au fond. La gauche a l’habitude, quand elle arrive au pouvoir, de réparer les bêtises de la droite. Effectivement il est malheureusement probable qu’elle laisse la place à la droite dans 2 ans. Nous vous proposons alors de reprendre notre intéressante discussion sur la base d’un constat objectif.

Elodie Jauneau

Jérôme Rittling

Cauchemars à Yerres

Cauchemars à Yerres« Yerres comme nous l’aimons ». Que reste-t-il de ce slogan deux mois après la réélection de Nicolas Dupont-Aignan? Est-il sûr d’avoir été réélu pour prendre les décisions suivantes?

Une comparaison entre le discours et les actes s’impose !

  Loin de sa promesse de ne pas politiser les élections municipales, Nicolas Dupont-Aignan n’a eu besoin que de 48 heures pour expliquer sur une chaîne d’information continue qu’il devait son élection à sa (pseudo) bonne gestion de la ville mais aussi à ses convictions sur l’Europe!

  La jeunesse, soit-disant priorité du nouveau mandat, a perdu un de ses rares lieux de rencontres en centre-ville avec la décision brutale et unilatérale de fermer le skate-park pour le reléguer dans un quartier périphérique de la ville. Drôle de conception du vivre ensemble à Yerres…

  L’éducation, autre priorité du nouveau mandat, pourrait se traduire par une perte de 3 heures de classe par semaine pour les enfants des écoles élémentaires de la ville puisque Nicolas Dupont-Aignan refuse obstinément d’appliquer la semaine de 4,5 jours et annonce que les portes des écoles resteront closes le mercredi matin ! S’il perd son bras de fer avec le gouvernement, les enseignants termineront par ailleurs les cours à 16 heures et les parents devront payer une demie-heure de garderie supplémentaire 4 jours par semaine… Souvenons-nous d’ailleurs que Nicolas Dupont-Aignan n’a pas toujours été contre cette réforme puisqu’il y a encore un an, il avait affirmé qu’il ferait son maximum pour l’appliquer.

  Yerres, ville de culture? Au-delà de l’exposition Caillebotte, vitrine réussie mais sans lendemain a priori, les perspectives s’annoncent plutôt sombres. Le Val d’Yerres et son président – Nicolas Dupont-Aignan – s’apprêtent à sacrifier des enseignements au conservatoire sur l’autel de la crise économique. Un affaiblissement qui conduira à la perte de rayonnement du conservatoire, le véritable phare culturel de la ville, qui met la musique et la danse à la portée de tous.

  Le développement économique de la ville, lui, passe manifestement par l’ouverture d’une enseigne d’une chaîne de pizzas puisque Monsieur le maire l’inaugurera en personne… ainsi que la salle de fitness attenante qui permettra aux Yerrois d’éliminer immédiatement les kilos superflus lies à la malbouffe!

Enfin, et peut-être surtout, le positionnement de Nicolas Dupont-Aignan sur l’échiquier politique n’est pas à la gloire de ses administrés. Durant toute la campagne pour les élections européennes, personne, y compris parmi les politologues les plus aguerris, ne voyait de réelle différence entre le programme de notre maire et celui du Front National… Si on ajoute à ce constat les idées assumées par les alliées européens de Nicolas Dupont-Aignan ainsi que ses déclarations parfois ambiguës, une question mérite d’être posée: Yerres est-elle gérée par un maire d’extrême-droite?

Si la culture, la jeunesse et l’éducation – qui ne constituent d’ailleurs pas les priorités de l’extrême-droite – sont réellement celles de Nicolas Dupont-Aignan, il est temps pour l’équipe municipale de redresser la barre.

Cesser de privilégier l’apparence et revenir aux fondamentaux, plus encore lorsque les cordons de la bourse se resserrent : ce ne sont ni les massifs de fleurs, ni une voirie cossue qui assurent l’avenir, l’ouverture et l’épanouissement d’une ville et de sa population.

Pascal Gallien

L’UMP en plein désarroi

Tel un navire en perdition, l’UMP manifeste un désarroi qui la conduit à des attitudes irresponsables. En l’absence de programme et de chef incontesté, les responsables de ce mouvement critiquent le gouvernement à tort et à travers.

Dès l’élection de François Hollande, les Jean-François Copé, Christian Jacob et autres François Fillon ont mis en cause la capacité de la Gauche à gouverner le pays. Ils avaient oublié 2 faits illustrant leur incompétence :

  1. Nicolas Sarkozy a fait appel à des personnalités de Gauche pour son gouvernement sans doute peu assuré de la compétence de ses amis,
  2. La gestion de ces incompétents a conduit la France au bord de la faillite.

Faut-il une fois encore rappeler leurs performances ?

  • la perte de 600.000 emplois sans compter les plans sociaux qu’ils ont fait reporter à l’après mai 2012
  • l’augmentation de la dette de plus de 600 milliards d’euros
  • un déficit de 50 milliards de notre balance commerciale
  • une industrie sinistrée
  • la distribution de milliards aux grosses fortunes en croyant (oh ! naïveté) que ceux-ci créeraient des emplois

Constatant que leur procès en incompétence s’est retourné contre eux et devant la détermination de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault de suivre sans relâche la politique de redressement du pays, les responsables de l’UMP exploitent les mauvais sondages de l’Exécutif pour attiser le mécontentement actuel des Français.

Ce parti est certes dans son rôle d’opposant, mais ne propose rien de crédible en contrepartie. Bien plus : il a l’indécence de mettre en valeur des difficultés dont il est la cause à 80 %. A cette indécence s’ajoute un comportement de plus en plus haineux. Ainsi Christiane Taubira est victime d’un odieux racisme. Ainsi encore  Nathalie Kosciusko-Morizet fait preuve d’une exaltation dans la haine qui la pousse à injurier le Président de la République de façon inqualifiable (cf. le JDD du 10 novembre 2012)

Au total, les Français n’ont rien à attendre de l’UMP sauf un retour en arrière avec les mêmes conséquences. Au moment où l’extrême-droite essaie de mystifier nos compatriotes, leur faisant croire que le FN est une solution pour la France, il faut que l’UMP s’organise et définisse un vrai programme pour que le débat politique se situe au niveau qui lui revient.

Vox de Gauche

Nicolas Sarkozy, le fossoyeur de la droite

Nicolas SarkozyS’il est vrai que seuls les imbéciles ne changent jamais d’avis, Jean-François Copé doit vraiment être très intelligent ! Après avoir dit et répété qu’il ne céderait pas au droit d’inventaire sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy, il estime aujourd’hui nécessaire de le faire. Qu’il se rassure, cela ne devrait pas lui prendre trop de temps. Quel est ce bilan ? 

D’abord, à la fin du quinquennat, tous les voyants de l’économie étaient au rouge ! Bien sûr, certains l’étaient déjà avant mais d’autres non. Bien sûr, la crise a une part de responsabilités mais plusieurs études indiquent qu’un tiers seulement de l’aggravation de l’économie française a été imputable à la crise, les deux tiers restant ayant eu des causes structurelles. Parmi ces indicateurs qui ont viré au rouge, voire au rouge vif, et qui caractérisent la santé de l’économie française, nous pouvons notamment citer :

  • 1 million de chômeurs supplémentaires (Nicolas Sarkozy avait promis le plein emploi),
  • 600 milliards d’euros de dette publique supplémentaires (elle est passée de 64% à 85% du PIB),
  • 49,5 milliards d’euros de plus de déficit public (il est passé de 2,3% à 5,4% du PIB),
  • 75 milliards d’euros de cadeaux fiscaux,
  • 350 000 emplois industriels détruits,
  • 337.000 personnes supplémentaires passées sous le seuil de pauvreté (soit 8,2 millions de Français).

N’oublions pas également que la politique mise en œuvre par la droite durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy lui a fait perdre toutes les élections intermédiaires ainsi que, bien sûr, les Présidentielles.

Ce bilan, d’une certaine façon remarquable, n’empêche cependant pas aujourd’hui les fans de Nicolas Sarkozy de demander son retour, Jean-Pierre Raffarin de déclarer au Monde du 28 août que Nicolas Sarkozy n’aurait jamais dû perdre la présidentielle et les responsables de l’UMP de s’indigner tous les jours de la politique de François Hollande et de donner des conseils dans tous les domaines où, chiffres à l’appui, ils ont échoué.

Décidément, le culot en politique remplace bien souvent l’humilité !

Alain Bétant

Yerres: vitrine politique d’une certaine droite

Yerres: Serrez à droiteIl y a 18 ans, Nicolas Dupont-Aignan arrivait à la mairie de Yerres. Comme bon nombre de politiciens, il a alors estimé que ce qui avait été réalisé par son prédécesseur devait disparaître.

1. La patinoire

Celle-ci aurait pu être conservée sous réserve de travaux certes importants mais tout à fait possibles, en participation avec le gérant de l’époque. Cette rénovation n’aurait pas empêché l’aménagement du site que Marc Lucas, l’ancien maire socialiste, avait fait étudier par une filiale d’un grand constructeur qui proposait de conforter la butte de la gare en créant un parking dessous (contreforts en béton armé avec l’accord de la SNCF de l’époque). Le reste du site pouvait être bâti avec des logements HLM, des petits commerces y compris sur la terrasse de la gare et un réaménagement du parking et du marché. Ce marché (le jeudi et le dimanche) a lui aussi disparu pour être réimplanté (uniquement le dimanche) près de la piscine où depuis, il se meurt à petit feu.

2. Les activités sportives au CEC (qui n’a plus grand chose d’éducatif et culturel et a perdu tout intérêt social).

D’ailleurs la fréquentation piétine et certains spectacles ne sont pas complets. Il faut dire que pour la programmation, la mairie se contente de faire appel à des loueurs de spectacles dont le but est uniquement commercial, sans pour autant arriver à équilibrer les comptes ! Rien de commun avec la scène de Sénart qui propose des spectacles de qualité avec une recherche de contacts avec le public. De nombreux Yerrois sont d’ailleurs abonnés à la Coupole à Combs la Ville.

3. Le conservatoire de musique et de danse

Il n’a plus de locaux dédiés, surtout pour la danse (certains cours ont lieu à Brunoy ou ailleurs).

4. La revente de la cuisine centrale

Celle-ci, construite avec le gérant, aurait eu le mérite de fournir des repas corrects aux enfants des écoles et accessoirement d’apporter des ressources à la ville par la livraison de repas à l’extérieur. Résultat, la vente de cet équipement a été bradée et les repas servis aux enfants sont aujourd’hui infects.

5. Le logement

Rappelons-nous que la campagne de Nicolas Dupont-Aignan en 1995 a notamment porté sur le projet de la gauche de construire derrière la poste et sur les terrains qui rejoignent la mairie. C’était impensable! La gauche voulait bétonner la ville ! Or dès qu’il a été élu, il a fait ce qu’il combattait pendant la campagne (mais en moins bien car cela n’a pas profité au logement social

La politique ne retrouvera du crédit auprès des citoyens que lorsque les politiciens cesseront de considérer que par principe, tout ce que font ou proposent leurs adversaires est nul.

Alain Bétant

Nicolas Dupont-Aignan et l’extrême-droite

Nicolas Dupont-Aignan 25 mai 2013C’est bien connu, du moins à Yerres, Nicolas Dupont-Aignan ne fait pas de politique : ni de gauche, ni de droite, il a réussi à convaincre bon nombre de Yerrois-es qu’il était localement au-dessus des partis. Ce qui lui permet d’avoir les coudées franches pour faire ce qu’il veut au niveau national. Mais comment distinguer les deux ?

Comment oublier que le Maire de Yerres n’hésite plus à se montrer ouvertement favorable à certaines thèses de l’extrême droite ?

Dernier exemple en date : Nicolas Dupont-Aignan cherche des partenaires à l’étranger en vue des prochaines élections européennes. Et vers qui se tourne-t-il ? vers le Royaume-Uni et Nigel Farage, président de l’ « United Kingdom Independence Party » (UKIP).

Qui est-il, qui sont-ils ?

L’UKIP est un parti créé en 1993 par Alan Sked, qui voulait alors faire pression sur les partis britanniques pour sortir de l’UE. Aujourd’hui son fondateur (qui a quitté le parti et critique vivement Farage) le dit : « C’est un parti de cinglés, anti-immigration, anti-intellectuel et raciste ».

Voilà avec qui Nicolas Dupont-Aignan veut s’associer : « Avec lui c’est une vieille histoire, on se connaît depuis longtemps ».

Nicolas Dupont-Aignan s’abrite ainsi derrière l’aspect anti-européen de l’UKIP pour ne pas voir les thèses nauséabondes de ce parti d’extrême droite. Pas plus qu’il ne veut voir l’ultra-nationalisme d’autres partis qu’il a invités  à sa réunion du samedi 25 mai. Mais de l’anglais Nigel Farage au bulgare ultra nationaliste Slavi Binev,  en passant par le français Florian Philippot du Front National, qu’il verrait bien dans son gouvernement, il n’y a aucun doute : Nicolas Dupont-Aignan chasse bien sur les terres de l’extrême droite.

Les Yerrois (à commencer par certains membres de son équipe municipale) peuvent-ils à ce point être aveugles et considérer que NDA « a-politique » à Yerres et Nicolas Dupont-Aignan « ami des plus racistes ultra-nationalistes » n’ont rien avoir l’un avec l’autre ?

Isabelle Sittler