Cantines

Inquiétudes autour de la restauration scolaire et du respect de la planète

Tribune parue dans Le Journal des Yerrois d’avril 2017

La mairie s’apprête à choisir un (nouveau ?) prestataire pour assurer la « fourniture de repas en liaison froide » de toutes nos cantines scolaires, soit plus de 2000 repas par jour et ce, pour une durée d’un an, renouvelable 3 ans… L’enjeu est celui de la santé publique, celle de nos enfants. Que mangeront-ils vraiment ? En étudiant scrupuleusement toutes les pièces du marché, une grosse, très grosse zone d’ombre apparait à tout parent soucieux de la santé des jeunes Yerrois. A l’heure ou sont très largement relayés par les médias les risques que peuvent occasionner les barquettes en plastique contenant de l’alimentation (d’autant plus lorsqu’elles sont réchauffées et peuvent relâcher du bisphénol A, des perturbateurs endocriniens…), on ne trouve trace de cet aspect dans les exigences de la mairie quant au futur prestataire.

Le choix aurait pu porter sur des contenants en inox, recyclables et écartant tout risque, mais non, la mairie signe à nouveau pour du plastique. Que fait notre Maire du principe de précaution ? Que fait-il du proverbe « dans le doute, s’abstenir ? ». Ces barquettes, après renseignement pris auprès du service intéressé, iront droit dans les poubelles, sans passer par la case tri. Car à la cantine, les restes de nourritures côtoient dans une même poubelle les pots de yaourts, épluchures de fruits, etc… Quelle exemplarité pour les héritiers de notre planète !! Yerres, ville verte ??

Nous remercions la mairie de publier, dans le prochain journal municipal, la composition chimique exacte des barquettes qui seront utilisées. Cette transparence, la mairie la doit à tous les parents soucieux de la santé des enfants. Quant au désastre écologique que laissent entrevoir les centaines de milliers de barquettes jetées par an, c’est là désespérant.

Elodie Jauneau

L’arnaque du siècle : la politique tarifaire scolaire à Yerres

Yerres arnaque du siècleSi Nicolas Dupont-Aignan titre l’un de ses livres « l’arnaque du siècle » s’agissant du passage à l’euro, elle l’est aussi dans le domaine de la politique tarifaire qu’il pratique depuis la rentrée scolaire.

En effet, le coût des repas, (toujours aussi infectes, même aux dires des animateurs des centres de loisirs) et des activités pré-post et péri scolaires a augmenté.

Le mercredi matin, pourtant pris en charge par l’Etat pour financer la présence des enseignants et les heures d’école n’a pas fait baisser le coût de prise en charge des mercredis par les familles qui travaillent : en effet, le Maire continue de demander aux familles la même participation financière que les autres années précédant la réforme, alors que les enfants ne passent plus qu’une demie journée au centre de loisirs au lieu d’une journée entière. Inadmissible!

Enfin, le Maire a encore augmenté le coût de la majoration en cas d’oubli d’inscription des enfants sur le site internet de la ville. Elle est désormais de 30% alors que l’an passé, cette majoration n’était que de 10% !!!

Au regard de toutes ces augmentations injustes et scandaleuses, on pourrait espérer une justification tacite dans l’amélioration des services publics proposés à Yerres. Mais rien!!! rien en matière d’éducation, d’environnement, d’enfance, de jeunesse. Nicolas Dupont-Aignan se contente de maintenir en l’état ce qui existe à peine, et c’est à proprement parler fatiguant, désespérant et révoltant.

C’est vous, monsieur le Maire, qui, par des jeux d’augmentation tarifaires plombez notre pouvoir d’achat!!!. Ne reprochez pas à l’euro d’agir de la même manière que celle que vous pratiquez sans vergogne sur le portefeuille de vos administrés.

Commencez par balayer devant votre porte, avant de publier vos œuvres grotesques et « hypocritiques »!!!

Vox de Gauche

Lettre ouverte d’une Yerroise en colère

cantines scolaires YerresRetrouvez ci-dessous la lettre qu’une Yerroise, mère de deux enfants, a adressée à la Mairie à deux reprises, et qui est, encore à ce jour, restée sans réponse.

Madame l’adjointe au Maire,

N’ayant toujours pas de réponse de votre part après l’envoi de deux messages, je vous écris à nouveau, car les parents qui m’interrogent sur la réponse que vous avez apportée sur les questions ci-dessous ne comprennent pas votre silence. Je souhaite attirer votre attention sur quelques points faisant l’objet d’interrogations personnelles et largement partagées par d’autres parents d’élèves.

1 -Dans le menu du mois de juin (constats similaires pour les mois précédents), je souhaiterais savoir pour quelle(s) raison(s), 14 repas ne comportent pas d’entrée.

2- Au regard de cette information, je souhaiterais savoir aussi pour quelles raisons le coût d’un repas est similaire qu’il y ait une entrée ou non. Auriez-vous la gentillesse de bien vouloir m’éclairer sur le mode de calcul du cout d’un repas? (Charges fixes, variables…)

3 – Lors de la fête de la ville 2014, je me suis entretenue près de 10 minutes avec monsieur le Maire qui s’est engagé à améliorer la qualité des repas. Non seulement la qualité ne change pas , mais la quantité diminue alors que le tarif augmente. Ceci n’était pas annoncé dans le programme de la campagne municipale de monsieur le Maire. Merci de me dire ce qui est concrètement envisagé et quand, car rien n’a changé à ce jour. Mes enfants ne dissocient même pas ce qu’ils mangent car les plats réchauffés sont essentiellement constitués de sauces immondes et bien pratiques sans doute, pour masquer la piètre qualité des produits et matières premières qui y sont servis.

4- Enfin, merci de me dire, lorsqu’il s’agit d’éveiller les enfants aux goûts, pourquoi du colin peut certains mois leur être servi 4 vendredi sur 5!!

Dans l’attente d’une réponse de votre part et avec mes remerciements,

Cordialement,

Anne-Laure Fonbaustier

Cantines scolaires à Yerres: carton rouge pour la Municipalité!

Depuis un certain nombre d’années, le Parti Socialiste Yerrois se bat aux côtés des parents d’élèves afin d’obtenir de meilleures conditions pour les repas des écoliers de notre ville. Services démultipliés, temps de repas trop rapide, qualité des repas servis par le prestataire OCRS : ces thèmes ont fait l’objet de nombreuses interventions de nos élus aux conseils d’écoles et au conseil municipal.

Aujourd’hui, une enquête indépendante vient confirmer ce que nous affirmons depuis longtemps : la qualité des repas servis à nos écoliers est bien médiocre ! C’est ce que montre en toute objectivité l’étude publiée par l’UFC-Que Choisir, en se basant notamment sur la fréquence des aliments de bonne qualité nutritionnelle. Yerres obtient la note de 10,5 alors que la moyenne nationale est de 15.2 et la note la moins bonne d’Ile de France est de 10,4 !

Cette étude montre sans aucun doute que le choix de la municipalité de fermer la cuisine centrale et de faire appel à un prestataire privé pour des repas en liaison froide était une mauvaise décision ! La cuisine centrale coutait chère à la commune ? Pour le Parti Socialiste, cet investissement certes couteux était nécessaire pour la santé et le développement de nos enfants et donc bien plus utile que des travaux d’aménagement du parc de la Mairie ou des travaux de sécurité à la Ferme Ornée pour organiser une exposition.

La Mairie regarde vers le passé, nous pensons à l’avenir et à nos enfants !

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L’enquête a été réalisée sur les restaurants scolaires établis dans 606 communes ou établissements scolaires situés dans des villes de France de plus de 10 000 habitants. La notation est basée sur 7 critères définis par la réglementation (crudités, desserts de fruits crus, légumes cuits en accompagnement, féculents en accompagnement, produits laitiers, viande rouge non hachée, poisson), ainsi que 2 critères spécifiques à notre enquête (plats principaux hachés et plats principaux panés) qui permettent d’approcher les critères réglementaires définis pour les plats gras, frits ou pauvres en protéines. Le respect de ces 9 critères a été vérifié sur la base des menus publiés pour 20 jours consécutifs (décompte fait sans le mercredi pour l’élémentaire).

Ce que dit l’étude :

S’agissant de la qualité nutritionnelle des repas, la réglementation définit deux grands principes : des fréquences de présentation d’aliments et des tailles de portions. »

Yerres est mal notée car les repas ne comprennent pas assez d’éléments de bonne qualité nutritionnelle (surtout le poisson) et trop d’éléments de mauvaise qualité nutritionnelle (viande hachée et poissons panés)

  1. 1.      Les axes d’amélioration consistent d’une part à améliorer l’approvisionnement en fruits et légumes frais de qualité et au bon degré de maturité, notamment en ce qui concerne les fruits de saison
  1. 2.      L’enquête précise aussi que « les menus à 5 composantes permettent d’atteindre une offre de fruits mais surtout de laitages plus importante. Les menus à 4 composantes restent minoritaires […] il est plus difficile avec 4 composantes d’atteindre les critères définis sur les fruits crus et les crudités et plus particulièrement sur les produits laitiers ».

A Yerres : le repas  ne compte  que 4 composantes, ce qui ne garantit pas le bon équilibre alimentaire entre les différents aliments.

Michel Perrouas