Nicolas Dupont-Aignan, candidat à tout, tout le temps

Crédit photo - AFP Patrick Kovarik

Crédit photo – AFP Patrick Kovarik

Eternel candidat à tout, tout le temps, Nicolas Dupont-Aignan est perpétuellement en campagne depuis qu’il est entré en politique.

Que ce soit pour prendre la tête de l’UMP en 2002 puis en 2004, ou pour briguer un énième mandat local, régional, national ou européen, Nicolas Dupont-Aignan passe davantage de temps à sillonner les routes de France que dans les bureaux de sa mairie ou à l’Assemblée nationale.

Elu à Yerres en 1995 comme maire puis comme président de la communauté d’agglomération, il s’est depuis lors présenté à toutes les élections possibles.

Aux présidentielles en 2012, il ne dépasse pas 2%.

Aux Européennes en 2009 il ne dépasse pas 2%. Rebelote en 2014 avec à peine 4% (une « gifle pour Bruxelles » selon ses propres mots !).

En 2015, il ne se présente pas aux élections départementales (un oubli ?) mais s’affiche fièrement au milieu des deux candidats DLF officiels et fait campagne pour eux.

Toujours en 2015, aux élections régionales, il brigue la présidence de la Région Île-de-France alors même que son cumul de mandats de député et maire l’empêcheraient de siéger s’il remportait ce scrutin. Et hop ! A peine 7% des voix.

A tous ces scrutins s’ajoutent bien évidemment les municipales tous les 6 ans et les législatives tous les 5 ans.

Qu’à cela ne tienne, Nicolas Dupont-Aignan remet ça pour 2017 en déclarant hier soir au JT de France 2 en 4 minutes chrono qu’il est candidat aux élections présidentielles. Se sentant pousser des ailes, il est convaincu qu’il sera présent au second tour. Ni une, ni deux, Marion Maréchal Le Pen imagine immédiatement un gouvernement avec Nicolas Dupont-Aignan, Eric Ciotti et Henri Guaino.

Voilà en substance les propos que j’ai tenus hier au Parisien qui voulait mon avis sur cette énième candidature. J’ai également longuement insisté sur le fait que Yerres n’est pas la France et qu’on n’administre pas une ville comme on administre un pays.

Et j’ai déploré que Monsieur le Maire prenne systématiquement Yerres en exemple pour justifier toutes ses candidatures, tout en martelant, comme il le fait depuis 2015, qu’il a sauvé la ville ruinée par la gauche.

Car chacun sait ici que ce n’est pas la gauche qui a ruiné Yerres, mais que c’est Michel Prats (RPR) le seul responsable de la dette abyssale causée par son projet mégalomane du centre aquatique « Le Triton ».

Elodie Jauneau

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