Des quotients familiaux toujours injustes à Yerres

calcul quotientLors du dernier conseil municipal, le 34ème point à l’ordre du jour portait sur « la révision des tarifs des services municipaux applicables à compter du 1er septembre 2014 et du 1er janvier 2015 ».

Parmi les différentes prestations municipales, plusieurs répondent à des tarifs variables selon les quotients familiaux.

Cliquez ici pour accéder au détail du point 34 qui concerne les tarifs des services municipaux selon les quotients familiaux.

Dans son programme électoral pour les Municipales 2014, Nicolas Dupont-Aignan promettait en page 7 :

« Revoir la grille des quotients familiaux pour multiplier les tranches et adapter les tarifs aux revenus des familles ».

Et ce n’est pas la première fois qu’il en parle. Ca fait des années qu’il promet aux Yerrois une révision totale de la grille des quotients.

Quelle ne fut donc pas notre surprise de constater que ce point n’évoquait aucune révision des quotients familiaux mais une hausse pure et simple des tarifs des prestations municipales. Pour preuve, la grille ci-dessous qui illustre l’augmentation des tarifs de centre de loisirs et des repas scolaires :Quotients Familiaux Yerres

Nous sommes donc très loin de la promesse de campagne de Nicolas Dupont-Aignan.

Pour mesurer l’ampleur de l’injustice pratiquée à Yerres en termes de quotients familiaux, il suffit de se rendre sur la page du site dédiée à la simulation :

  • Un couple avec un seul enfant à charge, et dont les revenus annuels sont de 34 320 € bruts (soit un SMIC mensuel chacun) sans aucune autre source de revenu, se situe dans la tranche A, soit la plus élevée des Yerrois.
  • Si l’un des deux parents se retrouve au chômage, les revenus annuels de ce couple seront de 27 960 € bruts. Ils se retrouvent dans la tranche B.
  • Pour qu’un couple avec un seul enfant à charge puisse « profiter » des tarifs proposés dans la tranche C ou D, il faut que les deux parents soient au chômage et perçoivent une ARE de 900 € nets par mois.

Est-il normal dans la conjoncture actuelle que les Yerrois les plus modestes se retrouvent dans les tranches les plus élevées ?

Lorsque j’ai fait cette démonstration à Monsieur le Maire lors du dernier conseil municipal, il a paru surpris.

Lors du dernier CCVS élargi consacré à la réforme des rythmes scolaires, Nicolas Dupont-Aignan a avancé l’argument que 84% des familles yerroises ayant choisi de s’organiser le mercredi pour s’occuper de leurs enfants, si la ½ journée travaillée était le mercredi, cela bouleverserait l’emploi du temps de toute la famille.

Lorsqu’on regarde de plus près les tarifs proposés par la mairie pour les centres de loisirs et les cantines qui vont avec, on est en droit de se poser la question suivante :

« Parmi les 84% de familles qui n’inscrivent pas leurs enfants au centre de loisirs, combien ont fait ce choix parce qu’ils n’en avaient tout simplement pas les moyens ? »

Dans ces conditions, vendredi dernier, nous avons choisi de voter contre cette « révision des tarifs des services municipaux » et nous attendons que Nicolas Dupont-Aignan tienne sa promesse de campagne pour des quotients plus justes qui profitent à tous les Yerrois, mais surtout aux plus précaires.

C’est pourquoi il est urgent d’augmenter le nombre de tranches et de passer de 6 à 10 tranches au moins (tarifs extérieurs mis à part) en proposant des tarifs cohérents et accessibles à tous les Yerrois, quels que soient leurs ressources. Il n’est pas normal que les classes moyennes paient le même prix que les Yerrois les plus aisés ni que les plus modestes se retrouvent dans les tranches les plus hautes.

Elodie Jauneau

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