Contributions de Jérôme Rittling pour les Etats Généraux du PS #EGPS

Jérôme Rittling EGPSThème 5: Démocratie et représentation

Pour intéresser les citoyens à la vie politique, il faudrait déjà leur donner les moyens de le faire. Un salarié du privé qui s’engage en politique, doit prendre en compte qu’une fois élu, il devra associer sa vie professionnelle avec son engagement politique. Pour accomplir notre travail, nous sommes rémunérés et nous avons du temps pour cela. En étant élu, une indemnité nous est versée (qui ne couvre pas la perte de salaire) et un certain temps est mis à disposition, calculé par trimestre et non considéré comme étant du temps de travail effectif (donc non rémunéré par notre employeur), ce qui complique grandement l’implication de nouveaux talents qui ne seraient pas issus du monde politique ou de l’administration. Il serait nécessaire de faire prendre en charge par la commune (ou par le « périmètre » dont dépendent les élus) la perte de salaire à laquelle ils s’exposent, et de leur attribuer un temps d’implication plus important au vu du nombre de commissions et de conseils (municipaux, communautaires …etc.) auxquels ils sont tenus d’assister s’ils veulent honorer correctement le mandat qui leur a été confié par les électeurs.

Thème 6 : Droits et individus

A la veille de discussions pour modifier les seuils sociaux, voire plus, dans le Code du Travail, et face à la baisse de l’intérêt collectif au détriment de l’intérêt individuel, il faudrait changer la vision que les salariés ont du collectif dans l’entreprise. Pour cela, au vu du faible nombre de salariés syndiqués, il faudrait faire comme dans d’autre pays européens, être adhérent à un syndicat pour pouvoir bénéficier des accords négociés dans les entreprises. Cela permettrait à chaque salarié de changer son regard sur l’utilité du dialogue social au sein de l’entreprise, ce qui faciliterait la lutte contre l’individualisme, en développant une meilleure image du collectif. De façon plus large, cela permettrait également d’avoir des organisations syndicales qui ne « vivent » pas que de subventions, mais plutôt grâce au fruit de leur « labeur »: les cotisations de leurs adhérents.

Jérôme Rittling

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