Vivre à Yerres

Compte administratif de Yerres: une gestion toujours plus inégalitaire et fiscalement écrasante

Yerres compte administratifLors du dernier conseil municipal, le point n°18 à l’ordre du jour portait sur l’approbation du compte administratif de 2015.
Retrouvez ci-dessous le texte de mon intervention.

Nous souhaitons faire quelques remarques sur le Compte Administratif 2015.

Prenons en premier lieu les informations financières et les ratios, et comparons-les avec le Budget Supplémentaire 2016 et la moyenne de strate (2014).

L’encours de la dette par rapport aux recettes réelles de fonctionnement est de 0,63%, soit bien en deçà de celui indiqué dans le Budget Supplémentaire 2016 qui est à 0.73%.
Par conséquent, deux hypothèses s’offrent à nous :
Soit vous augmentez l’endettement de notre commune alors même que votre plan de communication exprime l’inverse, soit vous tablez sur une forte baisse des recettes, ce qui est contraire à l’augmentation que vous avez votée.

Deuxième point, l’encours de dette par habitant est de 913,17€ par habitant, là où la moyenne de la strate est à 1100€.

Cet indicateur ne varie pourtant pas dans votre Budget Supplémentaire 2016, alors que, dès 2015, vous avez perçu davantage (que ce que vous n’escomptiez) de recettes grâce aux impositions, et qu’aujourd’hui, en 2016, grâce aux hausses des taux, nous pourrions diminuer l’endettement par habitant de manière plus rapide.

Troisième point, les produits des impositions directes par rapport à la population est de 783,57€. Ce taux est très nettement supérieur aux autres communes de même taille. Les Yerrois-es sont donc encore et toujours surtaxé-e-s par rapport à leurs voisins.

Un autre élément important à prendre en compte est la baisse de la population yerroise

Car, comme tout le monde le sait, plus nous sommes nombreux, plus la dette est répartie (sans pour autant augmenter proportionnellement les dépenses).
A Yerres, la population a baissé de 143 habitants entre le Budget Primitif 2015 et le Compte Administratif 2015.
Espérons que ce ne soit qu’un épiphénomène, sinon nous sommes en droit de craindre une nouvelle hausse d’impôts juste après la prochaine échéance électorale comme ce fut le cas en 2014.

Par ailleurs, nous contestons la sincérité de ce budget dès lors que le chapitre dédié aux impôts locaux est excédentaire de plus de 269 000€ par rapport au Budget Primitif 2015, et ce, sans prendre en compte les hausses d’impôts (4%) que vous avez votées en 2015, pour une application dès 2016.
Pourtant, dans le Budget Supplémentaire 2016, vous minimisez les futures recettes de ces impôts

Dernier point et non des moindres : les dotations

Vous n’avez pas cessé de mettre en avant que la baisse de la DGF vous a obligé à augmenter les impôts, tout comme la réforme des rythmes scolaires. Cependant, votre discours ne va pas avec la réalité des chiffres du Compte Administratif 2015.

Maintenir une pression fiscale importante sur les Yerrois-es vous permet de bénéficier d’une La dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale (DSU) plus importante, que vous avez minimisée alors que vous avez reçu le double (+158 000€).

Par conséquent, la compensation de l’Etat sur les exonérations de taxe d’habitation démontre qu’une partie grandissante des Yerrois-es s’en trouve donc exempte, laissant reposer l’effort fiscal sur une partie de la population dite de la « classe moyenne ».

Votre vision de la gestion des comptes municipaux, basée sur une forte imposition, abusant du recours à l’emprunt, étouffant la population yerroise sous une pression fiscale des plus importantes, n’est nullement partagée par l’opposition de gauche que nous représentons.

Jérôme Rittling

Communication mensongère

champagne-glass-1004256_1920L’association Voisins Solidaires a décidé de délivrer ce mois-ci le label « Ville Conviviale, Ville Solidaire » à notre bonne ville de Yerres.

Après avoir relu cette information (pour être sûr de l’avoir bien lue !) on ne peut qu’être traversé par l’étonnement, voire l’incrédulité. Comment ça… notre ville montrée du doigt par le gouvernement pour ne pas construire assez de logements sociaux, notre ville qui ne fait quasiment rien pour sa jeunesse, notre ville qui pratique une grille de quotients familiaux particulièrement injuste, notre ville dont le maire s’enorgueillit de ne vouloir recevoir aucun des réfugiés obligés de fuir aujourd’hui leurs pays en guerre… une ville marquée par les inégalités sociales, l’égoïsme et l’exclusion reçoit un label « Ville Conviviale, Ville Solidaire » !

Comment ce miracle est-il possible ?

En fait, après recherche, il s’avère qu’Anatase Périfan, le fondateur de l’association qui délivre ce label et qui avait été à l’initiative de la Fête des Voisins, vise essentiellement à développer les solidarités de proximité en complément des solidarités institutionnelles et familiales. Dans une société où se développent le repli sur soi et la défiance, c’est un louable objectif avec lequel nous ne pouvons qu’être d’accord. Mais plutôt que de décerner ce label qui pourrait faire croire que Yerres est exemplaire en matière de solidarité et de justice sociale, il aurait été plus juste de lui décerner le label « Ville qui favorise les relations de voisinage en offrant à chaque Fête des Voisins deux bouteilles de vin blanc et une de cassis » car, en vérité, il s’agit là de la principale action de la ville en matière de convivialité et de solidarité.

Par ailleurs, nous comprenons mieux aujourd’hui pourquoi M. Dupont-Aignan a fait adhérer notre ville à cette association lors du conseil municipal du 18 février dernier. A 1 800 € de cotisation annuelle pour obtenir ce label (obtenu visiblement à réception du chèque par l’association), cela met le verre de Kir a un prix prohibitif mais cela permet surtout à M. Dupont-Aignan de faire passer notre ville pour ce que, malheureusement, elle n’est pas.

Alain Bétant

Un plan égalité femmes-hommes à Yerres : mieux vaut tard que jamais !

50-50Lors du dernier conseil municipal, le plan égalité femmes-hommes a été adopté à l’unanimité. Il eut été en effet incompréhensible de voter contre. Nous pouvons donc nous en féliciter collectivement par-delà les clivages politiques. D’autant que cette décision s’inscrit dans la continuité de toutes les mesures portées par le Gouvernement depuis 2012.

Néanmoins…

On peut s’étonner que ce plan n’arrive que maintenant. Nicolas Dupont-Aignan est maire de Yerres depuis plus de 20 ans et il semble que cette question lui ait complètement échappée pendant toutes ces années.

Dans le Parisien du 26 avril 2016, on peut lire la déclaration d’Olivier Clodong, 1er Adjoint et Conseiller départemental :

« On s’est aperçu que le personnel de mairie était composé à 60 % de femmes »

… Diantre… Quelle surprise ! Il l’a découvert comme ça ? Par hasard ?  Est-ce à cause de cette subite découverte que ce plan a été établi ? Si la proportion avait été inverse, doit-on en conclure que ce plan n’aurait pas vu le jour ?

Monsieur Clodong ajoute ensuite :

« Pour la jeunesse, nous veillerons par exemple à ce que les filles et garçons aient le même accès à la bourse au permis »

… Doit-on en conclure que jusqu’à présent, ce n’était pas le cas ?

Pourquoi ne pas simplement reconnaître que Yerres accusait un retard en matière d’égalité femmes-hommes et qu’il était grand temps d’y remédier ?

Alors que depuis des années, tous les conseillers municipaux, qu’ils soient hommes ou femmes ne voient jamais leur fonction féminisée, alors que la ville n’organise jamais le moindre évènement à l’occasion du 8 mars, et qu’aucun-e élu-e de la majorité n’était présent-e l’année dernière à la journée dédiée à Olympe de Gouges et organisée par la Ligue des Droits de l’Homme, alors que Nicolas Dupont-Aignan est farouchement opposé au concept de genre, alors que Madame Ettori était jusque très récemment « conseiller municipal en charge du droit des femmes », nous ne pouvons en effet que nous réjouir de cette prise de conscience, certes tardive, mais bienvenue.

Nous ne pouvons également que nous réjouir que la plupart des remarques de terminologie que j’ai soumises aient été prises en compte pour la finalisation de ce plan ambitieux et les Yerrois-es peuvent être assuré-e-s de notre vigilance pour sa mise en œuvre.

Elodie Jauneau

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Cliquez ici pour accéder à l’intégralité du plan égalité femmes-hommes tel qu’il a été adopté en conseil municipal.

Retrouvez ci-dessous les propositions que j’ai soumises en Commission des affaires sociales, scolaires et petite enfance.

Egalité FH YerresCi-dessous, extrait de la 4ème de couverture du Journal des Yerrois spécial « 20 ans de mandat »

CM masculin

Nom : Dupont-Aignan, profession : candidat !

Nicolas Dupont-AignanMaire, député, président d’une agglomération, candidat à la Présidence de la République, président de parti… M. Dupont-Aignan aurait-il le don d’ubiquité, lui qui, lors des Présidentielles de 2012, se disait « pour la limitation à 2 mandats à l’avenir » ajoutant « Personnellement, j’exerce un mandat de député-maire et cela ne me semble guère excessif dans la mesure où mes deux mandats sont scrupuleusement accomplis ».

Bon, d’accord… tout le monde peut changer d’avis. Et puis… peut-être que M. Dupont-Aignan accomplit vraiment scrupuleusement tous ses mandats, lui qui a récemment déclaré, lors de l’annonce de sa candidature à la Présidence de la République de 2017 « Je veux qu’on botte les fesses des feignants, des paresseux et des profiteurs ». Car, qu’on se le dise, M. Dupont-Aignan n’est pas fainéant ! Peut-être même que s’il le voulait, il pourrait encore prétendre à d’autres présidences (comme celle des villes les plus taxées ou les plus vidéo-surveillées de France par exemple).

Soyons sérieux ! M. Dupont-Aignan ne peut pas accomplir scrupuleusement tous ses mandats. C’est impossible. Examinons, par exemple, son activité de député. L’exerce-t-il de façon « scrupuleuse » ? Pour le vérifier il suffit de se rendre sur le site https://www.nosdeputes.fr/.

Voici, pour les 12 derniers mois, ce qu’a consigné cet observatoire citoyen de l’activité parlementaire :

Nicolas Dupont-Aignan député

Nous voyons que dans quasiment tous les domaines de l’activité parlementaire, M. Dupont-Aignan se situe dans les derniers de la classe ! Mais bon… une fois passée la déception de constater qu’il ne possède pas, comme nous l’espérions, le don d’ubiquité, on se dit que s’il est un mauvais député, c’est peut-être pour mieux se consacrer à ses autres mandats ?

Et bien non.

Même pas.

En fait, la seule activité qu’il exerce vraiment, c’est celle de candidat, candidat partout, à tout, tout le temps.

Ainsi il peut faire ce qu’il sait le mieux faire, à savoir parader dans les médias où, monté sur ses ergots soi-disant gaullistes (pas sûr que le Général aurait accepté cette paternité), il aime à donner des leçons à celles et à ceux qui ne sont pas d’accord avec lui ou à leur reprocher de ne pas mettre leurs actes en conformité avec leurs paroles (ce qui, comme nous venons de le voir, n’est pas son genre).

Candidat est incontestablement le métier que M. Dupont-Aignan sait le mieux faire. Aussi, le plus grand service à lui rendre (et à nous rendre, par-dessus le marché) est d’arrêter de l’élire afin qu’il puisse se consacrer à temps plein à cette activité de candidat qu’il aime par-dessus tout.

Alain Bétant

Quand Nicolas Dupont-Aignan voulait que Yerres adhère à l’association dont il est le président !

loupe

 Association Anceli

Lors du Conseil municipal du 14 décembre dernier, le point n° 15 figurant à l’ordre du jour avait pour objet : « Adhésion de la Ville d’Yerres à l’Association Nationale des Collectivités et Elus Libres et Indépendants (ANCELI) » dont la cotisation annuelle s’élève à 1 457,70 €.

Point 15 CM 14 décembrePris de cours pour obtenir des renseignements concrets sur cette association, – nous recevons les convocations et les ordres du jour des conseils 5 jours seulement avant qu’ils ne se tiennent – nous avons tout de même été interpellés lorsque nous avons appris qu’elle était située 55 rue de Concy à Yerres, au siège de la permanence parlementaire du député Nicolas Dupont-Aignan.

L’association ANCELI est en fait une association partisane Debout la France, créée en 2009 par Nicolas Dupont-Aignan lui-même.

Après discussion avec Daphné Ract-Madoux, ce léger point de détail a été soulevé au moment de la délibération.

Un peu décontenancé, Nicolas Dupont-Aignan s’est ainsi justifié :

« Pour vous répondre très clairement, cette association existe depuis quelques années. Je n’avais pas voulu que la Ville cotise parce qu’on aurait alors dit, ce que tout le monde sait, que c’est parce que j’avais fondé cette association. Or, je l’ai bien fondée avec d’autres élus locaux pour avoir un autre son de cloche que celui de l’association des Maires de France ou que celui des Maires d’Ile-de-France qui se disent non politisées mais cèdent, en fait, à tous les diktats des gouvernements quels qu’ils soient. Je n’ai pas voulu, à l’époque, que la Commune y adhère pour qu’elle ne soit pas la seule et que l’on nous en fasse alors la remarque. […]

Je n’ai maintenant plus aucune fonction dans cette association.

[…] Si cela pose des problèmes, je ne veux pas forcer l’adhésion à cette association. […] Je ne veux pas d’ambigüités et veux bien pour cela reporter cette délibération […]. Nous reportons donc cette délibération au prochain Conseil. » [Procès-verbal détaillé du conseil municipal, page 45. Consultable en mairie ou en cliquant ici]

La décision rapide et sans détour de Nicolas Dupont-Aignan de reporter à un autre conseil cette délibération, n’est pas dans ses habitudes. C’est la raison pour laquelle nous avons pris attache auprès des services préfectoraux responsables des associations afin de nous assurer que Monsieur le Maire n’était pas à la fois juge et partie chez ANCELI.

Il s’avère que cette association a été enregistrée sous le numéro W912002528, déclarée le 19 octobre 2009, publiée au Journal Officiel le 31 octobre 2009 et qu’aucune modification statutaire n’a été enregistrée par le greffe depuis cette date.

Il s’avère également que Nicolas Dupont-Aignan en est le Président depuis cette date et que Madame Lamoth, alors 1ère adjointe au maire, aujourd’hui 2ème adjointe, en est la trésorière.

Donc, soit Monsieur Dupont-Aignan souffre de troubles de la mémoire, soit il ment délibérément, soit il est Président malgré lui de cette association…

Toujours est-il que, curieusement, cette délibération n’a toujours pas refait surface, alors même qu’un autre conseil municipal s’est réuni depuis le 14 décembre.

Par ailleurs, nous nous aimerions savoir à quoi sert cette association, quels sont ses services et surtout s’il existe des collectivités qui ne partagent pas ses valeurs : liberté des collectivités, égalité des citoyens, fraternité des territoires…

Enfin, au-delà de ces considérations, dans un contexte où nos associations sont toujours plus en souffrance à cause de choix budgétaires municipaux et départementaux injustes, nous sommes convaincu-e-s que certaines d’entre elles sauraient, sans aucun doute, faire bon usage de ces 1 457,70 €.

Elodie Jauneau

Yerres, tour opérateur pour Yerrois aisés

Yerres voyagesComme tous les Yerrois de plus de 55 ans, je reçois chaque année, en février, un courrier de M. Dupont-Aignan qui débute par ces mots :

« De nouveau, cette année, pour répondre aux souhaits des Yerrois de plus de 55 ans, j’ai demandé à deux agences de vous présenter des voyages et ai le plaisir de vous proposer les destinations suivantes « .

D’abord je m’étonne. Je ne me souviens pas avoir sollicité M. Dupont-Aignan pour me proposer des voyages. Je sais faire tout seul. Et puis, je doute que d’autres Yerrois de plus de 55 ans manifestent ce souhait chaque année. Mais bon… je poursuis.

Deux voyages sont proposés, chacun d’entre eux pour 40 participants.

« La Crête, une semaine pour 1 360 € » et « Le Portugal, une semaine pour 1 395 € « .

Je continue de m’étonner car les prix proposés n’ont rien de compétitif. Ils sont même assez chers. D’autant plus que ces voyages ont lieu hors saison, en septembre et en octobre. Mais peut-être est-ce plus cher car cela permet aux Yerrois aisés qui répondront favorablement à cette proposition, de rester entre eux ? En tout cas, ce courrier pose plusieurs questions.

La ville a-t-elle vocation à se substituer aux agences de voyages alors même que les prix proposés n’ont rien d’intéressant ? Quelle est sa valeur ajoutée sinon à faire du « buzz » en donnant l’impression qu’elle s’occupe des personnes âgées ? Quelles ressources au sein du service des Relations Publiques de la mairie sont mobilisées pour accompagner cette prestation, répondre à d’éventuelles questions de Yerrois, faire le lien avec les agences de voyages ?

Franchement…  la ville n’a rien d’autre à faire de plus utile ?

En fait, la seule raison pertinente qui pourrait expliquer cette démarche serait que M. Dupont-Aignan projette d’abandonner ses mandats pour monter une agence de voyages. Si c’est cela, je suis naturellement prêt à l’aider dans sa reconversion. Quitte à m’inscrire aux voyages proposés.

Alain Bétant

Nicolas Dupont-Aignan, François Durovray : tel père, tel fils !

dupont CD91On savait que M. Dupont-Aignan avait un culot d’acier, mais en écrivant cela, c’est du grand art ! En effet, qu’a fait son ancien bras droit M. Durovray si ce n’est suivre son exemple ? Et encore… M. Durovray, en arrivant à la tête de l’exécutif départemental, a plutôt joué « petit bras » en n’augmentant les impôts « que » de 29 % alors que M. Dupont-Aignan les avaient augmentés de plus de 40 % en arrivant à la mairie de Yerres. Plutôt que de critiquer M. Durovray par simple posture politicienne et démagogie électoraliste, M. Dupont-Aignan aurait dû être fier de voir son ancien élève suivre scrupuleusement son exemple, à savoir :

1) Augmenter fortement les impôts quand on arrive à la tête d’une collectivité en misant sur le fait que les contribuables auront oublié à la fin du mandat.

C’est ce qui s’est passé à Yerres alors que l’augmentation de plus de 40 % appliquée par M. Dupont-Aignan sur la taxe d’habitation se répète mécaniquement chaque année depuis 20 ans et a projeté les Yerrois parmi les plus imposés de France.

2) Invoquer la mauvaise gestion de ses prédécesseurs pour justifier cette augmentation.

En l’occurrence, M. Guedj, ancien président socialiste du Conseil Départemental, a aussitôt mis à mal toutes les accusations qui ont été portées contre lui et les budgets courageux qu’il a mis en œuvre durant sa présidence (courageux car intégrant toujours, malgré la conjoncture budgétaire difficile, une forte dimension sociale sans augmentation d’impôts). Rappelons-nous… il s’était passé la même chose à Yerres quand M. Dupont-Aignan avait accusé M. Lucas, son prédécesseur socialiste, d’être le responsable de l’augmentation de la taxe d’habitation, laissant croire que celui-ci était à l’origine des problèmes budgétaires de la ville, ce qui était complètement faux (et puis… il y aurait eu à l’époque d’autres solutions, plus favorables aux Yerrois, que celle d’augmenter les impôts comme l’a fait M. Dupont-Aignan).

3) Assortir ces hausses d’impôts d’une diminution des budgets de la culture, du social et de la jeunesse, les trois variables d’ajustement classiques de la droite.

En effet, pour la droite, diminuer les budgets des actions qui se voient peu permet d’augmenter ceux des actions qui se voient beaucoup : embellissement, caméras de surveillance, personnes âgées (qui, contrairement aux jeunes, votent), … Pour la droite, le paraître a toujours été plus important que l’être. Là encore il s’est passé la même chose à Yerres qui dispose aujourd’hui de budgets « peaux de chagrin », ridicules au regard d’une ville de 30 000 habitants, notamment en matière de culture, de social et de jeunesse.

4) Appliquer cette politique aux collectivités « amies ».

Ainsi, Montgeron, ville dont M. Durovray était maire avant d’être élu à la présidence du Conseil Départemental et de céder son fauteuil à sa 1ère adjointe, ne s’est pas contentée d’augmenter les impôts. La nouvelle maire LR a aussi réalisé des coupes importantes dans les domaines du scolaire, de la jeunesse et des dotations des services. Ben voyons !

Décidément… Celles et ceux qui, de bonne foi, pensent que la droite et la gauche c’est pareil, devraient consulter au plus vite leur ophtalmologiste. En attendant, avec M. Dupont-Aignan à la mairie et M. Durovray au Département, ce sera double peine pour les Yerrois jusqu’au jour où ils comprendront que le slogan « la douceur de vivre » donné à notre ville par M. Dupont-Aignan ne s’applique qu’à lui-même et à ses amis et que pour les autres, les chômeurs, les précaires et les jeunes, il s’agit plutôt de « la difficulté de vivre ».

Alain Bétant

Budget 2016 de l’Essonne : La droite est là, l’austérité aussi !

Mesures budgétaires CD91Lundi 25 janvier 2016, le Conseil départemental de l’Essonne a fait le choix de l’austérité. Pas très étonnant pour ceux qui connaissent François Durovray, son nouveau président, qui a été le bras armé de Nicolas Dupont-Aignan quand ce dernier a décidé d’augmenter de plus de 40% la taxe d’habitation des Yerrois-es.

Ce choix est clivant puisque ce budget n’a été adopté qu’à 25 voix de la majorité, 3 s’étant abstenues et 2 ayant voté contre aux côtés des 12 élu-e-s du groupe RGE.

Alors que les compétences du Conseil départemental semblent parfois éloignées des préoccupations de nos concitoyen-ne-s, des Essonnien-ne-s et des Yerrois-es, les mesures fiscales et budgétaires qui ont été adoptées en début de semaine sont bien concrètes et auront des répercussions immédiates sur notre vie quotidienne.

Dans le viseur de ce budget : les familles, les jeunes et les plus fragiles. Autrement dit, plusieurs dizaines de milliers d’Essonnien-ne-s.

Sans avoir jamais consulté l’opposition et en balayant d’un revers de main la totalité du contre-budget et des mesures proposées par nos élu-e-s, la majorité de droite a décidé d’étrangler les Essonnien-ne-s.

Basé sur une hausse d’impôts de 29% – ce qui, dans notre commune déjà hyper-fiscalisée, aura des conséquences immédiates sur le pouvoir d’achat des Yerrois-es – le budget adopté par le Conseil départemental est à l’image des décisions prises par la droite dans son ensemble, qu’elle soit à la tête de nos mairies ou de notre région :

  • Abandon de la carte jeune
  • Fin de la subvention de la carte Imagin’R pour les collégiens
  • Fin de la gratuité dans l’aide à la restauration scolaire
  • Fin de l’expérimentation des petits déjeuners dans les collèges
  • Suppression du Festival Cinessonne
  • Abandon de l’APA+ pour nos séniors les plus modestes
  • Baisse des subventions aux associations de lutte contre les discriminations
  • Baisse du financement des missions locales de l’Essonne
  • Fin du co-financement des emplois d’avenir
  • …etc.

Alors que d’importantes concertations sont actuellement en cours à Matignon pour repenser et proposer de nouvelles solutions sur le financement des aides sociales – qui relèvent, rappelons-le, des compétences obligatoires du Conseil départemental –, alors que le budget pouvait être voté jusqu’au 15 avril 2016, François Durovray a préféré s’inscrire dans une posture démagogique et droitière. Exactement comme il l’a fait en arrivant à la tête de la mairie de Montgeron en 2014 où il a immédiatement augmenté les impôts de 12% juste avant de démissionner pour rejoindre la Présidence du Conseil départemental.

Conscient des difficultés à résoudre au plus vite, le groupe des élu-e-s RGE a proposé un contre-budget garantissant 15 millions d’euros d’économies sans aucune augmentation d’impôts, 2,5 millions de recettes, le maintien de la dette à un niveau supportable et un soutien indéfectible à celles et ceux qui en ont le plus besoin : les jeunes, les familles et les plus fragiles.

A tous-tes celles et ceux qui considèrent encore que la droite et la gauche, c’est la même chose ou, pour reprendre une expression populaire, c’est « blanc bonnet et bonnet blanc », les décisions qui viennent d’être prises cette semaine par l’exécutif départemental démontrent sans aucune équivoque possible que nos valeurs, nos priorités et nos luttes ne sont clairement pas les mêmes.

Moralité : ce dont les Essonnien-ne-s ont vraiment besoin, la droite a décidé de s’en passer. 

Elodie Jauneau

Rencontre avec les candidat-e-s de l’Essonne aux élections régionales

visuelSamedi 14 novembre de 10h à 12h, le BartoTour91 fera escale à Yerres, sur le parvis du CEC.

A cette occasion, vous pourrez rencontrer vos élu-e-s Elodie Jauneau et Jérôme Rittling, mais surtout quelques-un-e-s des candidat-e-s essonnien-ne-s aux élections régionales sur la liste menée par Claude Bartolone.

Venu-e-s de toute l’Essonne, militant-e-s, élu-e-s et candidat-e-s seront à Yerres pour échanger avec vous autour du projet de Claude Bartolone et des enjeux de ces élections régionales.Vous pouvez si vous le souhaitez nous confirmer votre présence en cliquant sur l’un des liens ci-dessous :

A samedi !

Cérémonie du 11 novembre à Yerres

Comme chaque année, nous étions présent-e-s avec l’ensemble du conseil municipal pour rendre hommage aux mort-e-s pour la France, aux Yerrois et Yerroises touché-e-s par la Première Guerre mondiale et à leurs familles.

Nous étions très nombreux-ses réuni-e-s au pied du Monument aux Morts. Et nous tenons à remercier et à féliciter les portes-drapeaux, les associations d’anciens combattants qui entretiennent cette mémoire collective, la fanfare de Crosne, le conseil municipal des jeunes ainsi que les enfants de l’école des Camaldules, toujours fidèles au rendez-vous, qui ont entonné la Marseillaise et qui ont donné lecture des Yerrois-es mort-e-s pour la France.

Un beau moment de cohésion municipale et républicaine.

11 novembre à Yerres