PS Yerres

Inquiétudes autour de la restauration scolaire et du respect de la planète

Tribune parue dans Le Journal des Yerrois d’avril 2017

La mairie s’apprête à choisir un (nouveau ?) prestataire pour assurer la « fourniture de repas en liaison froide » de toutes nos cantines scolaires, soit plus de 2000 repas par jour et ce, pour une durée d’un an, renouvelable 3 ans… L’enjeu est celui de la santé publique, celle de nos enfants. Que mangeront-ils vraiment ? En étudiant scrupuleusement toutes les pièces du marché, une grosse, très grosse zone d’ombre apparait à tout parent soucieux de la santé des jeunes Yerrois. A l’heure ou sont très largement relayés par les médias les risques que peuvent occasionner les barquettes en plastique contenant de l’alimentation (d’autant plus lorsqu’elles sont réchauffées et peuvent relâcher du bisphénol A, des perturbateurs endocriniens…), on ne trouve trace de cet aspect dans les exigences de la mairie quant au futur prestataire.

Le choix aurait pu porter sur des contenants en inox, recyclables et écartant tout risque, mais non, la mairie signe à nouveau pour du plastique. Que fait notre Maire du principe de précaution ? Que fait-il du proverbe « dans le doute, s’abstenir ? ». Ces barquettes, après renseignement pris auprès du service intéressé, iront droit dans les poubelles, sans passer par la case tri. Car à la cantine, les restes de nourritures côtoient dans une même poubelle les pots de yaourts, épluchures de fruits, etc… Quelle exemplarité pour les héritiers de notre planète !! Yerres, ville verte ??

Nous remercions la mairie de publier, dans le prochain journal municipal, la composition chimique exacte des barquettes qui seront utilisées. Cette transparence, la mairie la doit à tous les parents soucieux de la santé des enfants. Quant au désastre écologique que laissent entrevoir les centaines de milliers de barquettes jetées par an, c’est là désespérant.

Elodie Jauneau

2017, grande année électorale

Tribune parue dans le Journal des Yerrois de mars 2017

Les dimanches 22 et 29 janvier, vous avez été nombreux-ses à vous déplacer pour participer aux primaires citoyennes de la gauche et des écologistes afin de désigner le candidat de la gauche à la prochaine élection présidentielle.

Sur le plan national, ce sont 2 046 628 personnes qui ont participé au vote lors du 2e tour (1 655 919 pour le 1er tour) qui s’est soldé par la victoire de Benoît Hamon avec 58.69 % des suffrages exprimés.

A Yerres également, la mobilisation a été importante (1166 bulletins exprimés), preuve que la gauche sait mobiliser quand les enjeux sont grands. Il est désormais de notre responsabilité de rassembler la gauche le plus largement possible pour battre la droite dure et le Front national.

Nous profitons donc de cette tribune pour remercier les Yerrois-es qui se sont impliqué-e-s dans ces primaires, ainsi que l’ensemble des agents municipaux qui l’ont rendue possible sur le plan matériel.

Sur le plan local, il semblerait que le Maire de Yerres soit amené à démissionner prochainement dans le cas où il serait réélu député. Nous espérons que, si tel est le cas, Monsieur le Maire a déjà songé à organiser sa succession puisque s’il est élu député en juin prochain, il devra, comme la loi sur le non-cumul des mandats l’y oblige, démissionner de son mandat de Maire.

Car la loi sur le non-cumul des mandats, votée en 2014, prendra bien effet dès 2017.

Elle permettra un renouvellement certain de la classe politique et une plus grande transparence. Par ailleurs, c’est une loi qui a été largement appelée de leurs vœux par les Français-es.

Certain-e-s Yerrois-e-s vont donc avoir un double choix à faire : voter pour Nicolas Dupont-Aignan comme député de la 8ème circonscription en Juin 2017, ou ne pas voter pour lui pour qu’il reste Maire de Yerres.

Jérôme Rittling

« Il ne faut pas dire toute la vérité, mais il ne faut dire que la vérité » (Jules Renard)

Voici quelques exemples d’informations relevées dans le Journal des Yerrois de Février qui nécessitent quelques précisions, voire quelques rectifications :

Page 3.

Le maire indique avoir pris l’initiative de suspendre son éditorial afin de « respecter scrupuleusement l’esprit de la règlementation en période électorale ». En réalité, rien ne l’y oblige à partir du moment où il demeure neutre et hors de toute polémique électorale. Mais sans doute a t il craint de ne pas savoir comment faire pour rester neutre ? Ou bien a t-il pensé en écrivant cela, passer pour un parangon de vertu en matière démocratique ?

Page 6.

Dans la présentation du budget 2017, la comparaison entre les budgets 2017 et 2016 est utilisée pour justifier une « maîtrise rigoureuse » du budget. En réalité, seule la comparaison entre le bilan de fonctionnement 2016 (quand nous le connaitrons) et le budget 2017 permettra de savoir si le budget 2017 est réellement rigoureux. De leur côté, les élus socialistes Elodie Jauneau et Jérôme Rittling ont déjà eu l’occasion de dire en quoi le budget 2017 ne correspondait pas à celui dont les yerrois-e-s ont besoin.

Page 18.

L’accord financier signé fin 2016 pour la gestion de notre Communauté d’Agglomération n’a pas été proposé par M. Dupont-Aignan, comme l’indique M. Clodong (1er adjoint) dans la tribune Libre mais par M. Gallier (maire de Brunoy) et M. Colas (maire de Boussy-st-Antoine). Mais bon… nous pouvons comprendre que M. Clodong cherche à flatter le maire à quelques mois du départ de celui-ci de la mairie. Il est en effet plus que probable que pour se mettre en conformité avec la loi du 14 février 2014 visant à interdire à un parlementaire d’exercer simultanément une fonction de chef ou d’adjoint d’un exécutif local, M. Dupont-Aignan soit contraint de laisser son fauteuil de maire à son 1er adjoint. Rappelons que cette loi, prise suite aux travaux de « la commission de rénovation et de déontologie de la vie publique » présidée par Lionel Jospin, entrera en vigueur à partir de juillet de cette année.

Page 19.

Deux familles yerroises sont mises à l’honneur pour avoir accueilli des enfants nés avec de graves malformations cardiaques. C’est naturellement une excellente nouvelle et on ne peut que mettre à l’honneur ces familles et les féliciter pour leur générosité. Mais quand on sait que dans le même temps M. Dupont-Aignan se répand dans tous les médias pour dire qu’il ne veut accepter à Yerres aucun des réfugiés qui fuient actuellement leurs pays en guerre, on s’interroge sur la compassion à plusieurs vitesses dont il fait preuve.

Ce ne sont que quelques exemples relevés dans le dernier Journal des Yerrois qui illustrent nos différences d’appréciation avec le maire. Il y en a naturellement bien d’autres…!

Alain Bétant

Résultats du 1er tour des Primaires Citoyennes à Yerres

Retrouvez ci-dessous le détail des résultats du 1er tour des Primaires Citoyennes à Yerres.

Primaires Citoyennes: Où voter à Yerres les 22 et 29 janvier?

Les 22 et 29 janvier prochains auront lieu les Primaires Citoyennes de la Gauche et des Écologistes (PS, UDE, parti Ecologiste!, Front Democrate, PRG).

A Yerres, 3 bureaux de vote vous accueilleront de 9h à 19h.

Trouvez le vôtre dans le tableau ci-dessous.

Cliquez ici pour télécharger la liste des bureaux de vote à Yerres (pdf)

Plus d’informations sur le site des Primaires Citoyennes. Cliquez ici.

tableau-bureaux-de-vote-yerres

Rendez-vous les 22 et 29 janvier 2017 pour les Primaires citoyennes

logo-primaires-citoyennesTribune parue dans la Journal des Yerrois de Janvier 2017.

Depuis 2011, les primaires visant à désigner un-e candidat-e à l’élection présidentielle sont non seulement entrées dans les mentalités, mais elles ont désormais intégré le fonctionnement des grands partis politiques.

Elles constituent un grand rendez-vous démocratique auquel chacun-e peut participer.

Les Primaires citoyennes des 22 et 29 janvier 2017 visent à désigner un-e candidat-e unique de la gauche et des écologistes (UDE, parti « Ecologiste ! ») pour l’élection présidentielle de 2017. Elles sont co-organisées par les partis membres de la Belle Alliance Populaire et sont ouvertes à toutes les citoyennes et tous les citoyens.

Pour voter aux Primaires citoyennes, il faut soit :

  • Être Français-e-s inscrit-e-s sur les listes électorales,
  • Avoir 18 ans avant l’élection présidentielle de 2017,
  • Pour les mineur-e-s ou les étranger-e-s, être adhérent-e-s aux partis ou organisations de jeunesse des partis organisateurs.

En participant à ce vote, vous serez invité-e-s à :

  • Adhérer aux valeurs de la gauche et des écologistes en signant les listes d’émargement,
  • Participer aux frais d’organisation, en versant 1€ par tour de scrutin.

A Yerres, 3 bureaux de vote vous accueilleront de 9h à 19h.

Vous avez l’habitude de voter dans le bureau de vote n°… … Les 22 et 29 janvier, vous voterez dans le bureau suivant :
12-13-14-15-21-22 Ecole Brossolette 13 rue Lucien Manès
1-2-17-16-3-18-4-5-19 Ecole Saint-Exupéry Centre-ville
6-7-8-9-10-11-20 La Grange aux Bois Rue de Concy

Le site internet www.lesprimairescitoyennes.fr vous fournira, jusqu’à la date du scrutin, toutes les informations pratiques sur les candidat-e-s, les lieux de vote, les modalités du vote…etc.

D’ici là, à partir du 17 décembre, sur ce même site internet, vous trouverez la liste de tous-tes les candidat-e-s.

Les élu-e-s du groupe socialiste se tiennent à votre disposition pour toute question relative à ce scrutin.

Elodie Jauneau

Le débat d’orientations budgétaires n’en est en fait pas un

Budget YerresLors du dernier Conseil municipal, le débat d’orientations budgétaires (DOB) était à l’ordre du jour. Retrouvez ci-dessous le texte de mon intervention.

Cliquez ici pour télécharger le débat d’orientations budgétaires.

Monsieur le Maire,

Mesdames et messieurs les conseillers municipaux et conseillères municipales,

Cher-e-s collègues

Quelques remarques préalables à la lecture de ce DOB.

  1. Nous devons examiner ce DOB et en débattre comme son nom l’indique mais nous avons déjà reçu les convocations pour les prochaines commissions en vue du Conseil municipal du 12 décembre dans lesquelles figure, entre autres, le budget primitif. Par conséquent, il ne s’agit pas de débattre ce soir, mais de prendre acte puisque le budget primitif a déjà été établi et sera délibéré le 12 décembre.
  2. Je m’étonne que nos DOB n’abordent jamais le contexte international qui peut avoir des incidences sur notre budget municipal comme, par exemple, le prix du pétrole qui peut avoir une incidence sur le budget de notre flotte municipale (on sait que ce prix avait baissé l’an dernier) ou encore les projets européens de programmation politique telles que les politiques de relance européenne.
  3. Ces 7 pages, comme chaque année, ne proposent aucune politique publique ou ambition nouvelle. Il s’agit surtout d’un bilan comptable qui ne laisse apparaître aucune nouveauté budgétaire pour aucune politique publique précise (exception faite du paragraphe sur la sécurité page 4). Par exemple, quelles orientations budgétaires pour la culture, la vie associative, éducative, la lutte contre l’isolement des personnes âgées… etc? Ce ne sont que quelques exemples. Le paragraphe sur la révision de la grille des quotients familiaux relève de l’hyper symbolique dès qu’il est fait mention de 400 familles seulement sur presque 30 000 Yerrois qui bénéficient de cette révision alors qu’une telle mesure est sensée répondre à urgence sociale.

Permettez-moi maintenant de poursuivre mon propos en expliquant pourquoi nous n’approuvons pas ce DOB.

Certain-e-s Yerroi-e-s nous ont fait part de leur surprise lorsque nous votons systématiquement CONTRE les décisions budgétaires alors que nous votons majoritairement POUR la plupart des délibérations qui nous sont soumises en CM.

Les délibérations proposées durant l’année portent presque toutes sur des actions et des tâches à réaliser. Que celles-ci portent sur l’entretien de la voirie et des espaces publics, l’éclairage des rues, la rénovation des bâtiments scolaires ou ceux du patrimoine communal, il n’existe pas une manière de gauche et une manière de droite de les réaliser.

A contrario, les budgets reflètent des différences d’appréciation politique sur les actions qu’il convient de financer ou non.

Ceci étant dit, nous constatons, depuis quelques années, qu’au plan national, les marqueurs idéologiques entre la droite et la gauche ont tendance à s’estomper dans la gestion des communes.

Le bon sens prévaut donc de plus en plus sur l’idéologie et le sectarisme et c’est naturellement une bonne chose. De nombreuses villes de droite comme de gauche n’hésitent plus, par exemple, à disposer d’une régie municipale pour l’eau et la restauration, à développer des cantines bio, à construire davantage de logements sociaux, à entreprendre des actions innovantes pour préserver l’environnement, à renforcer leur politique de sécurité et rééquilibrer les dépenses d’investissement au détriment de celles de fonctionnement.

A Yerres, la fiscalité reste une pierre d’achoppement importante et tant que celle-ci ne sera pas levée, il ne nous sera pas possible d’envisager une convergence d’idées et d’actions avec la majorité.

Depuis une dizaine d’années, nous pensons en effet que les équilibres budgétaires sont suffisamment stables dans notre ville pour pouvoir desserrer un peu l’étau fiscal qui étrangle les familles yerroises et leur redonner ainsi du pouvoir d’achat tout en maintenant des services publics nombreux et efficaces.

A l’heure où nous avons reçu nos avis d’imposition locaux – et je ne reviendrai pas sur l’augmentation injuste de 30% de la part départementale sur la taxe d’habitation – je tiens à porter à votre connaissance la stupéfaction dont certain-e-s Yerrois-e-s m’ont fait part – et parfois de nouveaux Yerrois-e-s qui découvrent pour la 1ère fois le montant de la taxe d’habitation, extrêmement élevé ici à Yerres. Et particulièrement l’une d’entre eux qui vit seule dans un 46 m² et dont la taxe d’habitation s’élève à plus de la moitié de son salaire mensuel.

Pour résumer, si nous ne sommes pas d’accord avec la municipalité sur certaines dépenses que nous estimons pour les unes trop faibles et pour les autres trop fortes, l’essentiel de notre opposition continuera de porter sur la justice fiscale, notion qui semble bien étrangère aux préoccupations de la majorité. Et ce, même si l’ordre du jour du prochain conseil municipal affiche une stabilisation des taux d’imposition.

Mais toujours pas de baisse.

Je vous remercie.

Elodie Jauneau

Un maire qui nous fait honte !

refugiesTribune à paraître dans Le Journal des Yerrois de novembre 2016

Laissons de côté la vie municipale le temps d’une tribune pour nous intéresser aux propos tenus par notre maire sur le terrorisme, le drame syrien et les millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui fuient leur pays ravagé par les bombes.

Tout d’abord, M. Dupont-Aignan se trompe sur les chiffres. Il affirme que seulement 300 personnes sur 900 mises en examen ont été incarcérées. Faux ! Le procureur de la République de Paris a indiqué que 280 individus avaient été mis en examen, 167 en détention et que 577, pas encore revenus en France, font l’objet d’un mandat d’arrêt ou de recherche.

Il s’indigne que l’Europe ne parvienne pas à arrêter la « centaine de barques de passeurs sur les rivages de Libye ». Faux ! Début septembre, l’opération dirigée par l’UE au large de la Libye, a permis la « neutralisation » de près de 300 bateaux transportant des migrants.

Il demande à ce qu’on lui explique « pourquoi les pays voisins de la Syrie n’accueillent aucun migrant ». Encore faux ! C’est même l’inverse puisque les pays qui accueillent le plus de réfugiés syriens sont la Turquie, le Liban, la Jordanie et l’Irak, tous frontaliers de la Syrie.

Enfin, tout en félicitant le très droitier président de la Hongrie d’avoir organisé un référendum sur l’accueil des migrants, il soutient les opposants français à la mise en place de centres d’accueil et d’orientation.

En fait, sur la question des migrants, il n’y a que 2 positions possibles :

  • celle du gouvernement : « Notre pays, qui a une longue tradition d’asile, doit s’honorer d’accueillir les Syriens et les Irakiens qui fuient l’intolérance, la torture, la violence »,
  • celle de M. Dupont-Aignan et ses amis, à l’opposé des valeurs chrétiennes qu’ils revendiquent pour la plupart : fermer les frontières aux migrants.

M. Dupont-Aignan a définitivement rejoint la droite dure décomplexée, dernière étape avant l’extrême droite de Mme Le Pen et ses valeurs d’égoïsme, d’exclusion et de repli sur soi.

Elodie JAUNEAU

Une rentrée au goût bien amer

rentree-yerresTribune parue dans le Journal des Yerrois d’octobre 2016

Pour les Yerrois-es, et pour l’ensemble des Essonnien-ne-s, la rentrée 2016 est placée sous le signe de la rigueur et de l’austérité. Après une hausse de 29% des impôts locaux décidée par la majorité de droite au Conseil départemental, et effective dès cette année, c’est toute une batterie de mesures toutes plus injustes les unes que les autres qui s’est abattue sur les Essonnien-ne-s :

  • Suppression de la prise en charge à 50% de la carte Imagin’R pour les lycéen-ne-s, à laquelle s’ajoute une augmentation tarifaire votée par le Conseil régional de droite,
  • Suppression de la carte jeune,
  • Fin de la gratuité pour les plus faibles revenus et augmentation pour toutes les familles des tarifs dans les cantines des collèges,
  • Dégradation des prises en charge des personnes âgées dépendantes et des personnes handicapées,
  • Arrêt du financement des emplois d’avenir,
  • Baisse du soutien aux Missions locales,
  • Diminution de 30% des crédits pédagogiques des collèges,
  • Dégradation de la trésorerie des établissements médico-sociaux,
  • Baisse drastique du soutien au monde associatif, sportif et culturel,

Le Conseil départemental justifie toutes ces mesures au nom d’une soi-disant faillite que lui aurait léguée la précédente majorité alors que tous les audits successifs ont affirmé que le Département de l’Essonne n’était pas en faillite.

Pire ! Cette même majorité a récemment adopté le compte administratif du Département… Excédentaire de 35 millions d’euros ! Où est donc passée la fameuse faillite ?

Qu’en conclure sinon que la majorité départementale a délibérément menti pour justifier toutes ces augmentations tarifaires et fiscales doublées d’une suppression et / ou d’une baisse de toutes les aides aux plus démunis ?

A toutes ces mesures injustes s’ajoutent une augmentation de 4% des impôts locaux de Yerres votée par la majorité municipale.

Non décidément, qui pour croire encore que la gauche et la droite, c’est pareil ?

Elodie JAUNEAU

Hausse des impôts départementaux: la colère à géométrie variable des élus du canton de Yerres

intox-tract-yerresAinsi donc Martine Sureau et Olivier Clodong s’insurgent contre la hausse de 29% d’augmentation pour la part départementale de la taxe foncière dans un tract récemment diffusé à Yerres et Brunoy.

L’inverse eut été pour le moins surprenant quand on sait qu’Olivier Clodong, 1er adjoint au Maire de Yerres, a voté, avec toute la majorité municipale, une hausse de 4% des impôts locaux et de toutes les prestations municipales dans une ville déjà écrasée fiscalement depuis 1995, à tel point que le magazine Capital la plaçait en 2013 sur la 1ère marche du podium des villes les plus imposées de France.

Passé le premier paragraphe de colère sélective de Martine Sureau et Olivier Clodong sans aucun doute « profondément choqués », la communication politicienne reprend le dessus en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Les voici tous les deux qui brandissent ce qui relève désormais de la légende urbaine, à savoir : une soi-disant faillite alors que le Département vient d’adopter un compte administratif excédentaire de 35 millions €, et des soi-disant factures impayées dont le montant change tous les quatre matins depuis des mois.

Et quelques lignes plus loin, Ô miracle, « en accord avec notre Député Nicolas Dupont-Aignan », ils se sont opposés à la hausse de 29% de la part départementale des impôts fonciers. Loué soit Nicolas Dupont-Aignan, 5ème de liste sur les affiches de campagne, et qui s’oppose à une augmentation d’impôts !

On croit rêver.

Néanmoins, frappés au coin du bon sens, Martine Sureau et Olivier Clodong proposent d’autres « gisements d’économies ». Ouf ! Ils sont donc d’accord avec le Groupe RGE (Rassemblement de la Gauche et des Ecologistes) : oui ! Un autre budget était possible.

Sauf que… Leur seul argument, leur seul contre-budget se résume à traquer davantage « la fraude aux aides sociales (RSA) » (dixit).

Dans la droite ligne de leur mentor qui a fait du RSA sa fixette quotidienne, il serait pourtant de bon ton de leur rappeler qu’à échelle nationale, si la fraude au RSA existe bel et bien, elle représente 52,3 millions € en 2014 contre 5 184 millions € non versés à des bénéficiaires du RSA qui n’en font pas la demande !

On pourrait aussi dénoncer la fraude des entreprises qui représente à elle seule plus de 20 milliards € par an (travail non déclaré donc pas de cotisations patronales, avantages en nature non déclaré, heures supplémentaires non déclarées, etc…) ou bien la fraude fiscale (Bercy vient de demander à HSBC de lui fournir la liste de nom de + de 40 000 noms de français ayant des comptes au Luxembourg non déclaré à l’administration fiscale), ou encore les entreprises et les grosses fortunes qui pratiquent l’optimisation fiscale à outrance….

Mais sans doute est-ce trop politiquement correct…

Afficher l'image d'origineSource : Départementales : le RSA, les assistés, les fraudeurs… et les autres

D’après un rapport du comité national d’évaluation du RSA et de la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) de décembre 2011, « près de la moitié des éligibles au RSA n’en sont pas bénéficiaires ». La plupart du temps, ces personnes ne font pas les démarches pour obtenir ces

prestations tout simplement par manque d’information. Et si le scandale du RSA, c’était plutôt cela ? Ces sommes non demandées représentent 432 millions d’euros non versés, soit plus de 5 milliards sur une année.

Dans ces conditions, difficile d’imaginer comment, à la seule échelle de l’Essonne, Martine Sureau et Olivier Clodong auraient pu proposer un contre-budget uniquement basé sur la traque aux fraudes aux aides sociales…

Elodie Jauneau